Après avoir battu le Portugal non sans mal dimanche à Séville, la Belgique va devoir écarter une autre grosse cylindrée continentale si elle veut continuer la route qui doit l'emmener vers Wembley et le carré final de ce Championnat d'Europe de football. Vendredi (21h) à Munich, les Diables Rouges défieront l'Italie et tenteront de conjurer le sort. Jamais l'équipe nationale n'est jamais parvenue à battre la Squadra Azzurra en quatre duels en phase finale d'un grand tournoi.

La sélection transalpine n'a d'ailleurs jamais bien réussi à la Belgique. En vingt-deux duels, dont le premier remonte au 1er mai 1913, les Diables n'ont gagné qu'à quatre reprises, dont une seule fois dans un match à enjeu. Ce dernier succès hors match amical remonte à mai 1972, une autre époque. Le bilan complet penche très largement en faveur des Italiens, qui ont remporté quatorze de ces vingt-deux matches et concédé quatre partages.

Après sept amicaux, dont six victoires pour l'Italie, les deux pays se retrouvaient dans le groupe 4 de la Coupe du monde 1954 disputée en Suisse. A Lugano, la Squadra n'a fait qu'une bouchée des Diables (4-1). Après ce premier et unique duel dans une Coupe du monde entre les deux nations, elles se sont affrontées à trois reprises en phase finale d'un Euro. C'est d'ailleurs l'adversaire le plus souvent rencontré par la Belgique à l'Euro.

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MATCH NUL POUR UNE FINALE EN 1980

En 1980, alors que le sacre européen se jouait entre les vainqueurs des deux groupes de la phase de poules, la Belgique forçait son ticket pour la finale en contraignant l'Italie au nul devant ses supporters à Rome (0-0). Quatre jours plus tard, les Diables de Guy Thys échouaient de peu en finale devant l'Allemagne de l'Ouest après un but tardif du redoutable Horst Hrubesch. A l'exception de son sacre olympique en 1920 à Anvers, ce duel constitue toujours l'unique finale dans l'histoire de l'équipe nationale. Vingt ans plus tard, Belges et Italiens se retrouvaient au Stade Roi Baudouin dans le groupe B de l'Euro 2000, conjointement organisé par la Belgique et les Pays-Bas. Après une victoire inaugurale contre la Suède, les Diables Rouges de Robert Waseige ne parvenaient pas à renverser le solide bloc transalpin (0-2). Cinq jours plus tard, leur aventure se terminait après une cruelle désillusion face à la Turquie (0-2).

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DES DIABLES IMPUISSANTS À LYON CONTRE LA SQUADRA DE CONTE

Le dernier des vingt-deux duels remonte à l'Euro 2016. Seize ans après son dernier rendez-vous continental, la "génération dorée" abordait le tournoi français avec entrain. Bousculée par une Italie bien en place et redoutablement efficace, l'équipe de Marc Wilmots n'a pas pu éviter le revers après des buts de Giaccherini et Pelle. Cette défaite inaugurale n'a pas empêché les Diables de se qualifier pour la phase à élimination directe, brutalement ponctuée par une défaite douloureuse contre le pays de Galles en quarts de finale.

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PESSINA: "BEAUCOUP D'ENTRE NOUS CONNAISSENT BIEN LUKAKU"

L'Italie, qualifiée la veille après une victoire acquise après prolongations contre l'Autriche (2-1), a pu regarder tranquillement la Belgique et le Portugal s'affronter dimanche à Séville. Lundi, Matteo Pessina a évoqué le quart de finale contre les Diables Rouges qu'il prévoit "très compliqué".

"La Belgique possède de très bons joueurs mais si nous voulons aller au bout, il faut se mesurer aux plus forts", a lancé le joueur de l'Atalanta Bergame, monté peu avant l'heure de jeu samedi à Wembley, lundi après-midi au micro de la RAI. Romelu Lukaku, trois buts dans cet Euro, a forcément été évoqué. Cette saison, l'attaquant belge a été l'artisan du titre de l'Inter Milan. "Il a été très performant cette saison. Beaucoup d'entre nous le connaissent et j'espère que cela pourra nous aider", a ajouté le milieu depuis le centre national du football italien de Coverciano, en Toscane. Pessina est aussi revenu sur la victoire arrachée contre l'Autriche samedi à Londres. "Le match a été très compliqué face à une équipe autrichienne physique et très bien préparée. Après une saison de près de 50 matches, une telle chaleur n'arrange rien. Mais nous avons pu imposer notre jeu", a déclaré Pessina, 24 ans et 8 sélections avec la Squadra Azzurra.

Buteur à la 105e minute contre l'Autriche après avoir déjà marqué face au pays de Galles lors de la 3e journée de la phase de groupes, Pessina a évoqué son capitaine et défenseur Giorgio Chiellini. Le joueur de la Juventus a manqué les deux dernières rencontres des siens en raison d'une blessure à la cuisse mais a fait son retour à l'entraînement il y a trois jours. "Son retour nous apporterait forcément un plus, ce serait bien pour l'équipe", a détaillé Pessina. Samedi, l'Italie a aligné un 31e match de rang sans défaite. "Nous avons démontré depuis longtemps que nous étions une équipe forte avec cette longue série. Si certains s'en aperçoivent maintenant, tant mieux. Nous connaissons la force de notre groupe."

Après avoir battu le Portugal non sans mal dimanche à Séville, la Belgique va devoir écarter une autre grosse cylindrée continentale si elle veut continuer la route qui doit l'emmener vers Wembley et le carré final de ce Championnat d'Europe de football. Vendredi (21h) à Munich, les Diables Rouges défieront l'Italie et tenteront de conjurer le sort. Jamais l'équipe nationale n'est jamais parvenue à battre la Squadra Azzurra en quatre duels en phase finale d'un grand tournoi. La sélection transalpine n'a d'ailleurs jamais bien réussi à la Belgique. En vingt-deux duels, dont le premier remonte au 1er mai 1913, les Diables n'ont gagné qu'à quatre reprises, dont une seule fois dans un match à enjeu. Ce dernier succès hors match amical remonte à mai 1972, une autre époque. Le bilan complet penche très largement en faveur des Italiens, qui ont remporté quatorze de ces vingt-deux matches et concédé quatre partages. Après sept amicaux, dont six victoires pour l'Italie, les deux pays se retrouvaient dans le groupe 4 de la Coupe du monde 1954 disputée en Suisse. A Lugano, la Squadra n'a fait qu'une bouchée des Diables (4-1). Après ce premier et unique duel dans une Coupe du monde entre les deux nations, elles se sont affrontées à trois reprises en phase finale d'un Euro. C'est d'ailleurs l'adversaire le plus souvent rencontré par la Belgique à l'Euro.MATCH NUL POUR UNE FINALE EN 1980 En 1980, alors que le sacre européen se jouait entre les vainqueurs des deux groupes de la phase de poules, la Belgique forçait son ticket pour la finale en contraignant l'Italie au nul devant ses supporters à Rome (0-0). Quatre jours plus tard, les Diables de Guy Thys échouaient de peu en finale devant l'Allemagne de l'Ouest après un but tardif du redoutable Horst Hrubesch. A l'exception de son sacre olympique en 1920 à Anvers, ce duel constitue toujours l'unique finale dans l'histoire de l'équipe nationale. Vingt ans plus tard, Belges et Italiens se retrouvaient au Stade Roi Baudouin dans le groupe B de l'Euro 2000, conjointement organisé par la Belgique et les Pays-Bas. Après une victoire inaugurale contre la Suède, les Diables Rouges de Robert Waseige ne parvenaient pas à renverser le solide bloc transalpin (0-2). Cinq jours plus tard, leur aventure se terminait après une cruelle désillusion face à la Turquie (0-2).DES DIABLES IMPUISSANTS À LYON CONTRE LA SQUADRA DE CONTELe dernier des vingt-deux duels remonte à l'Euro 2016. Seize ans après son dernier rendez-vous continental, la "génération dorée" abordait le tournoi français avec entrain. Bousculée par une Italie bien en place et redoutablement efficace, l'équipe de Marc Wilmots n'a pas pu éviter le revers après des buts de Giaccherini et Pelle. Cette défaite inaugurale n'a pas empêché les Diables de se qualifier pour la phase à élimination directe, brutalement ponctuée par une défaite douloureuse contre le pays de Galles en quarts de finale.PESSINA: "BEAUCOUP D'ENTRE NOUS CONNAISSENT BIEN LUKAKU" L'Italie, qualifiée la veille après une victoire acquise après prolongations contre l'Autriche (2-1), a pu regarder tranquillement la Belgique et le Portugal s'affronter dimanche à Séville. Lundi, Matteo Pessina a évoqué le quart de finale contre les Diables Rouges qu'il prévoit "très compliqué"."La Belgique possède de très bons joueurs mais si nous voulons aller au bout, il faut se mesurer aux plus forts", a lancé le joueur de l'Atalanta Bergame, monté peu avant l'heure de jeu samedi à Wembley, lundi après-midi au micro de la RAI. Romelu Lukaku, trois buts dans cet Euro, a forcément été évoqué. Cette saison, l'attaquant belge a été l'artisan du titre de l'Inter Milan. "Il a été très performant cette saison. Beaucoup d'entre nous le connaissent et j'espère que cela pourra nous aider", a ajouté le milieu depuis le centre national du football italien de Coverciano, en Toscane. Pessina est aussi revenu sur la victoire arrachée contre l'Autriche samedi à Londres. "Le match a été très compliqué face à une équipe autrichienne physique et très bien préparée. Après une saison de près de 50 matches, une telle chaleur n'arrange rien. Mais nous avons pu imposer notre jeu", a déclaré Pessina, 24 ans et 8 sélections avec la Squadra Azzurra. Buteur à la 105e minute contre l'Autriche après avoir déjà marqué face au pays de Galles lors de la 3e journée de la phase de groupes, Pessina a évoqué son capitaine et défenseur Giorgio Chiellini. Le joueur de la Juventus a manqué les deux dernières rencontres des siens en raison d'une blessure à la cuisse mais a fait son retour à l'entraînement il y a trois jours. "Son retour nous apporterait forcément un plus, ce serait bien pour l'équipe", a détaillé Pessina. Samedi, l'Italie a aligné un 31e match de rang sans défaite. "Nous avons démontré depuis longtemps que nous étions une équipe forte avec cette longue série. Si certains s'en aperçoivent maintenant, tant mieux. Nous connaissons la force de notre groupe."