Forces et faiblesses

C'est devenu le lot des saisons parisiennes, dont la qualité se juge presque exclusivement sur 180 minutes, qu'elles soient placées au bout de l'hiver ou à l'entame du printemps. Cette saison, le sentiment d'échec a pris les traits de Karim Benzema, chef de meute d'un Real renversant pour priver le PSG de ses rêves européens dès le stade des huitièmes de finale. À partir de cet instant, à Paris, toute autre victoire est normale, et toute autre défaite devient un échec retentissant. Malgré un titre acquis sans douleur ni gloire, le club de la capitale française s'est pris les pieds dans le tapis en Coupe de France et boucle donc la saison loin des espoirs nés d'un mercato estival gargantuesque.

En attirant Lionel Messi, Gianluigi Donnarumma, Sergio Ramos ou encore Achraf Hakimi, le PSG pensait pourtant se rapprocher de son Graal continental. Finalement, l'équipe a surtout semblé déséquilibrée, son staff technique cherchant en permanence un fil conducteur collectif cohérent tout en devant associer Neymar et Kylian Mbappé à l'homme aux sept Ballons d'or. Une quête souvent vaine, qui n'a jamais libéré Paris d'une sensation d'échec permanente, la récupération du trône national (squatté par Lille en 2021) n'étant finalement qu'une consolation sans saveur.

Le coach : Mauricio Pochettino

Dans l'histoire des coaches de l'ère qatarie du PSG, l'Argentin ne sera sans doute qu'un figurant de plus. Pourtant, Mauricio Pochettino était arrivé dans la capitale avec le statut d'ancien joueur de la maison, assorti d'un CV arborant fièrement une finale de Ligue des Champions disputée à la tête de Tottenham. Au final, on n'aura jamais vu les idées de l'ancien coach des Spurs occuper durablement la pelouse du Parc des Princes. Un échec personnel, ou la confirmation supplémentaire (après les passages d'Unai Emery ou Thomas Tuchel) que la gestion du vestiaire parisien est bien plus une histoire de politique que de football ? Comme ses prédécesseurs, Poche ne sera en tout cas pas parvenu à mettre le jeu au centre des débats au Camp des Loges.

Kylian Mbappé (Mauricio Pochettino) se trouve-t-il entre son actuel et son prochain entraîneur (Christophe Galtier) au PSG ?, iStock
Kylian Mbappé (Mauricio Pochettino) se trouve-t-il entre son actuel et son prochain entraîneur (Christophe Galtier) au PSG ? © iStock

Le joueur de l'année : Kylian Mbappé

Meilleur buteur, meilleur passeur et forcément meilleur joueur du championnat, le Français supersonique a une nouvelle fois survolé la concurrence nationale. Sur la scène européenne, il a également été l'un des seuls à regarder le Real Madrid dans les yeux. Comme le prélude d'un long flirt avec les Merengue qui, pour le grand soulagement des dirigeants parisiens, s'est terminé par une prolongation de son séjour dans la Ville-Lumière. Quand on a un joueur qui facture 65 actions décisives (39 buts et 26 passes décisives) en 46 apparitions toutes compétitions confondues, on préfère toujours le garder chez soi.

L'avenir

Le feuilleton du printemps a donc connu une issue heureuse au Parc des Princes. En fin de contrat, ardemment convoité par le grand Real, Kylian Mbappé a choisi de poursuivre son histoire sportive dans sa ville. Non sans s'assurer de garanties sportives qui pourront enfin lui permettre de rêver plus grand sur la scène européenne, deux ans après l'unique finale de Ligue des Champions disputée par les Parisiens et perdue face au Bayern.

Luis Campos peut-il mener une politique sportive cohérente et ambitieuse au PSG ?, iStock
Luis Campos peut-il mener une politique sportive cohérente et ambitieuse au PSG ? © iStock

En plus d'un nouveau coach, qui ne devrait pas tarder à poser ses valises dans la capitale, le PSG s'est offert les services d'un homme capable de construire un noyau cohérent, une donne qui a trop souvent échappé à un club bâti autour de ses têtes d'affiche publicitaires, parfois au détriment de l'équilibre sportif. Architecte des deux dernières équipes à avoir fait vaciller l'hégémonie nationale du PSG (Monaco en 2017 et Lille en 2021), Luis Campos devient le conseiller sportif du club de Paname. Un penseur de renom qui laisse augurer l'arrivée de jours meilleurs. Pourtant, quels que soient le coach et les recrues, le problème principal ne changera pas : quand une saison se joue presque exclusivement sur des confrontations de 180 minutes, le risque d'accident reste toujours plus présent.

C'est devenu le lot des saisons parisiennes, dont la qualité se juge presque exclusivement sur 180 minutes, qu'elles soient placées au bout de l'hiver ou à l'entame du printemps. Cette saison, le sentiment d'échec a pris les traits de Karim Benzema, chef de meute d'un Real renversant pour priver le PSG de ses rêves européens dès le stade des huitièmes de finale. À partir de cet instant, à Paris, toute autre victoire est normale, et toute autre défaite devient un échec retentissant. Malgré un titre acquis sans douleur ni gloire, le club de la capitale française s'est pris les pieds dans le tapis en Coupe de France et boucle donc la saison loin des espoirs nés d'un mercato estival gargantuesque.En attirant Lionel Messi, Gianluigi Donnarumma, Sergio Ramos ou encore Achraf Hakimi, le PSG pensait pourtant se rapprocher de son Graal continental. Finalement, l'équipe a surtout semblé déséquilibrée, son staff technique cherchant en permanence un fil conducteur collectif cohérent tout en devant associer Neymar et Kylian Mbappé à l'homme aux sept Ballons d'or. Une quête souvent vaine, qui n'a jamais libéré Paris d'une sensation d'échec permanente, la récupération du trône national (squatté par Lille en 2021) n'étant finalement qu'une consolation sans saveur.Dans l'histoire des coaches de l'ère qatarie du PSG, l'Argentin ne sera sans doute qu'un figurant de plus. Pourtant, Mauricio Pochettino était arrivé dans la capitale avec le statut d'ancien joueur de la maison, assorti d'un CV arborant fièrement une finale de Ligue des Champions disputée à la tête de Tottenham. Au final, on n'aura jamais vu les idées de l'ancien coach des Spurs occuper durablement la pelouse du Parc des Princes. Un échec personnel, ou la confirmation supplémentaire (après les passages d'Unai Emery ou Thomas Tuchel) que la gestion du vestiaire parisien est bien plus une histoire de politique que de football ? Comme ses prédécesseurs, Poche ne sera en tout cas pas parvenu à mettre le jeu au centre des débats au Camp des Loges.Meilleur buteur, meilleur passeur et forcément meilleur joueur du championnat, le Français supersonique a une nouvelle fois survolé la concurrence nationale. Sur la scène européenne, il a également été l'un des seuls à regarder le Real Madrid dans les yeux. Comme le prélude d'un long flirt avec les Merengue qui, pour le grand soulagement des dirigeants parisiens, s'est terminé par une prolongation de son séjour dans la Ville-Lumière. Quand on a un joueur qui facture 65 actions décisives (39 buts et 26 passes décisives) en 46 apparitions toutes compétitions confondues, on préfère toujours le garder chez soi. Le feuilleton du printemps a donc connu une issue heureuse au Parc des Princes. En fin de contrat, ardemment convoité par le grand Real, Kylian Mbappé a choisi de poursuivre son histoire sportive dans sa ville. Non sans s'assurer de garanties sportives qui pourront enfin lui permettre de rêver plus grand sur la scène européenne, deux ans après l'unique finale de Ligue des Champions disputée par les Parisiens et perdue face au Bayern.En plus d'un nouveau coach, qui ne devrait pas tarder à poser ses valises dans la capitale, le PSG s'est offert les services d'un homme capable de construire un noyau cohérent, une donne qui a trop souvent échappé à un club bâti autour de ses têtes d'affiche publicitaires, parfois au détriment de l'équilibre sportif. Architecte des deux dernières équipes à avoir fait vaciller l'hégémonie nationale du PSG (Monaco en 2017 et Lille en 2021), Luis Campos devient le conseiller sportif du club de Paname. Un penseur de renom qui laisse augurer l'arrivée de jours meilleurs. Pourtant, quels que soient le coach et les recrues, le problème principal ne changera pas : quand une saison se joue presque exclusivement sur des confrontations de 180 minutes, le risque d'accident reste toujours plus présent.