Forces et faiblesses

Deuxième du championnat à sept points du Bayern Munich, un bilan qui n'a pas forcément fait plaisir au conseil d'administration du Borussia Dortmund. L'homme fort Hans-Joachim Watzke s'attendait à mieux et l'a fait savoir la semaine dernière en limogeant l'entraîneur Marco Rose. Un divorce amer quand on se souvient que le BVB avait payé, voici un an, une compensation de cinq millions d'euros au Borussia Mönchengladbach pour faire venir le natif de Leipzig.

Le Borussia a cependant pu compter sur une attaque incisive cette saison, avec Erling Haaland comme atout majeur. Le Norvégien a inscrit 22 buts et délivré huit passes décisives, mais a aussi accumulé les blessures. Le capitaine Marco Reus a également joué un rôle important pour son club en plantant neuf roses et en donnant dix-sept passes décisives. Le principal problème du BVB se situait en défense puisqu'il a concédé... 52 buts, soit seulement un de moins que l'Arminia Bielefeld, relégué.

L'entraîneur : l'important n'est plus Marco Rose

Le renvoi de Marco Rose a donc été une surprise totale. On lui a surtout reproché la faible qualité de la deuxième moitié de saison, au cours de laquelle l'équipe a continué à reproduire les mêmes erreurs. Les nombreuses blessures ont aussi joué un rôle dans l'effondrement du BVB, mais la direction ne considère pas que c'est une excuse valable. Rose n'a jamais réussi à transformer les individualités en un collectif solide et homogène. On lui reproche aussi de ne pas être intervenu lorsque des frictions sont apparues au sein du groupe.

Depuis le départ de Jürgen Klopp, voici maintenant sept ans, le Borussia Dortmund peine à trouver le bon guide. Il y a d'abord eu Thomas Tuchel, sous lequel une nouvelle ère était censée commencer. Ce dernier, connu pour être têtu, s'est heurté à Watzke. Ensuite, c'est le Néerlandais Peter Bosz qui a pris place sur le banc avant d'être remercié au terme du premier tour de la Bundesliga. Peter Stöger, Lucien Favre et Edin Terzic, qui a mené l'équipe à la victoire dans la Pokal après le licenciement de Favre et à la qualification pour la Ligue des champions. Six entraîneurs en sept ans, ce n'est pas exactement la continuité à laquelle aspire le Borussia. Après son bref intermède sur le banc, Terzic était redevenu directeur technique. Le voici désormais de retour dans le costume d'entraîneur principal avec pour objectif de mener Dortmund vers une nouvelle voie, avec plus de trophéesà la clé.

Erling Haaland et Marco Rose ne seront plus à Dortmund la saison prochaine. Mais le premier manquera plus au BVB que le second., iStock
Erling Haaland et Marco Rose ne seront plus à Dortmund la saison prochaine. Mais le premier manquera plus au BVB que le second. © iStock

Le joueur de la saison: Erling Haaland

Le Norvégien a souvent été blessé cette saison et n'a été titulaire que dans 24 des 34 rencontres de Bundesliga. Cela ne l'a pas empêché d'être décisif puisqu'il a eu un pied impliqué dans 35 % des goals des siens. En un an et demi, Haaland a pris part à 67 matches en Bundesliga et a planté 62 roses.

Le vide qu'il laissera derrière lui au Signal-Iduna Park sera le plus gros problème à surmonter pour le BVB. La production offensive devra désormais être répartie sur plusieurs épaules. Même si certains joueurs étaient plus efficaces en l'absence d'Haaland comme , par exemple, le Néerlandais Donyell Malen.

L'avenir

Le Borussia est à la recherche d'un nouvel équilibre et d'une nouvelle identité. Avec un nouvel entraîneur mais aussi un nouveau directeur sportif. L'ancien joueur et légende des Borussen, Sebastian Kehl, est le successeur de Michael Zorc. Officiellement, il doit entrer en fonction à partir du 1er juillet, mais il est déjà impliqué depuis quelques semaines dans la politique de transferts des prochains mois et Zorc continuera à le conseiller encore la saison prochaine.

Sebastian Kehl, le nouveau directeur sportif, entrera officiellement en fonction le 1er juillet mais participe déjà aux prochains transferts comme ici avec Ademyi, le successeur d'Haaland., Getty Images/iStock
Sebastian Kehl, le nouveau directeur sportif, entrera officiellement en fonction le 1er juillet mais participe déjà aux prochains transferts comme ici avec Ademyi, le successeur d'Haaland. © Getty Images/iStock

Le Borussia a déjà renforcé son principal problème,sa défense, avec deux internationaux : Niklas Süle débarque du Bayern Munich et Nico Schlotterbeck de l'épatant Fribourg. Ils doivent former l'axe central des prochaines années. Le dernier cité, en particulier, apporte des qualités qui manquaient aux Schwarz-Gelben : il défend en avançant, est intraitable dans les duels et participe régulièrement à la construction en n'hésitant pas à monter, tout en oubliant pas ses principales tâches défensives. Mais ce duo ne suffira cependant pas à résoudre tous les maux défensifs. Un solide numéro 6 est activement recherché pour prendre la succession d'Axel Witsel.

Karim Adeyemi, convoité par de nombreux clubs européens, a été engagé pour prendre la relève d'Erling Haaland. Il débarque en provenance du RB Salzburg pour 30 millions d'euros et s'est engagé jusqu'en juin 2027. Le Munichois Adeyemi, fils d'un père nigérian et d'une mère roumaine mais de nationalité allemande, s'inscrit dans le football en puissance qu'aimerait pratiquer le Borussia dans les prochaines années. Dans la cité de Mozart, il était déjà arrivé en temps que successeur d'Haaland. Un rôle dont il espère aussi s'affranchir pour écrire sa propre histoire.

Deuxième du championnat à sept points du Bayern Munich, un bilan qui n'a pas forcément fait plaisir au conseil d'administration du Borussia Dortmund. L'homme fort Hans-Joachim Watzke s'attendait à mieux et l'a fait savoir la semaine dernière en limogeant l'entraîneur Marco Rose. Un divorce amer quand on se souvient que le BVB avait payé, voici un an, une compensation de cinq millions d'euros au Borussia Mönchengladbach pour faire venir le natif de Leipzig.Le Borussia a cependant pu compter sur une attaque incisive cette saison, avec Erling Haaland comme atout majeur. Le Norvégien a inscrit 22 buts et délivré huit passes décisives, mais a aussi accumulé les blessures. Le capitaine Marco Reus a également joué un rôle important pour son club en plantant neuf roses et en donnant dix-sept passes décisives. Le principal problème du BVB se situait en défense puisqu'il a concédé... 52 buts, soit seulement un de moins que l'Arminia Bielefeld, relégué.Le renvoi de Marco Rose a donc été une surprise totale. On lui a surtout reproché la faible qualité de la deuxième moitié de saison, au cours de laquelle l'équipe a continué à reproduire les mêmes erreurs. Les nombreuses blessures ont aussi joué un rôle dans l'effondrement du BVB, mais la direction ne considère pas que c'est une excuse valable. Rose n'a jamais réussi à transformer les individualités en un collectif solide et homogène. On lui reproche aussi de ne pas être intervenu lorsque des frictions sont apparues au sein du groupe.Depuis le départ de Jürgen Klopp, voici maintenant sept ans, le Borussia Dortmund peine à trouver le bon guide. Il y a d'abord eu Thomas Tuchel, sous lequel une nouvelle ère était censée commencer. Ce dernier, connu pour être têtu, s'est heurté à Watzke. Ensuite, c'est le Néerlandais Peter Bosz qui a pris place sur le banc avant d'être remercié au terme du premier tour de la Bundesliga. Peter Stöger, Lucien Favre et Edin Terzic, qui a mené l'équipe à la victoire dans la Pokal après le licenciement de Favre et à la qualification pour la Ligue des champions. Six entraîneurs en sept ans, ce n'est pas exactement la continuité à laquelle aspire le Borussia. Après son bref intermède sur le banc, Terzic était redevenu directeur technique. Le voici désormais de retour dans le costume d'entraîneur principal avec pour objectif de mener Dortmund vers une nouvelle voie, avec plus de trophéesà la clé.Le Norvégien a souvent été blessé cette saison et n'a été titulaire que dans 24 des 34 rencontres de Bundesliga. Cela ne l'a pas empêché d'être décisif puisqu'il a eu un pied impliqué dans 35 % des goals des siens. En un an et demi, Haaland a pris part à 67 matches en Bundesliga et a planté 62 roses.Le vide qu'il laissera derrière lui au Signal-Iduna Park sera le plus gros problème à surmonter pour le BVB. La production offensive devra désormais être répartie sur plusieurs épaules. Même si certains joueurs étaient plus efficaces en l'absence d'Haaland comme , par exemple, le Néerlandais Donyell Malen.Le Borussia est à la recherche d'un nouvel équilibre et d'une nouvelle identité. Avec un nouvel entraîneur mais aussi un nouveau directeur sportif. L'ancien joueur et légende des Borussen, Sebastian Kehl, est le successeur de Michael Zorc. Officiellement, il doit entrer en fonction à partir du 1er juillet, mais il est déjà impliqué depuis quelques semaines dans la politique de transferts des prochains mois et Zorc continuera à le conseiller encore la saison prochaine.Le Borussia a déjà renforcé son principal problème,sa défense, avec deux internationaux : Niklas Süle débarque du Bayern Munich et Nico Schlotterbeck de l'épatant Fribourg. Ils doivent former l'axe central des prochaines années. Le dernier cité, en particulier, apporte des qualités qui manquaient aux Schwarz-Gelben : il défend en avançant, est intraitable dans les duels et participe régulièrement à la construction en n'hésitant pas à monter, tout en oubliant pas ses principales tâches défensives. Mais ce duo ne suffira cependant pas à résoudre tous les maux défensifs. Un solide numéro 6 est activement recherché pour prendre la succession d'Axel Witsel.Karim Adeyemi, convoité par de nombreux clubs européens, a été engagé pour prendre la relève d'Erling Haaland. Il débarque en provenance du RB Salzburg pour 30 millions d'euros et s'est engagé jusqu'en juin 2027. Le Munichois Adeyemi, fils d'un père nigérian et d'une mère roumaine mais de nationalité allemande, s'inscrit dans le football en puissance qu'aimerait pratiquer le Borussia dans les prochaines années. Dans la cité de Mozart, il était déjà arrivé en temps que successeur d'Haaland. Un rôle dont il espère aussi s'affranchir pour écrire sa propre histoire.