Stuttgart et Leeds United, respectivement champions d'Allemagne et d'Angleterre, sont également éliminés au tour préliminaire. Les chaînes TV des grandes nations doivent se contenter du Club Bruges, des Glasgow Rangers, du CSKA Moscou, de l'Olympique Marseille, de l'AC Milan, de Göteborg, du FC Porto et du PSV.

Lors de la réunion de mise sur pied du projet, tous les clubs apprennent qu'ils font partie de la première édition d'un projet novateur. Antoine Van Hove a fait entrer un journaliste de ce magazine en lui accrochant une broche du Club Bruges au revers. Un journaliste embedded avant la lettre, quoi.

On distribue les écussons aux huit étoiles en deux versions : blancs sur fond noir et vice-versa. "Vos équipes peuvent les fixer sur les manches pour montrer à quel point elles sont uniques", précise un collaborateur de TEAM, le bureau d'organisation. Le Club est sans voix quand il apprend que TEAM va complètement redécorer son stade. VTM, le sponsor du club, ne peut même pas figurer sur les maillots, encore moins sur les panneaux. Le Club veut protester et tente de rallier les autres clubs participants à sa cause, en vain. Les Glasgow Rangers répondent : "Pas de problème pour nous. Nous avons prévu cette situation." Le PSV n'a pas de souci non plus puisque Philips est sponsor officiel de la Ligue des Champions depuis un an, histoire d'empêcher Sony, son concurrent, d'être présent dans son stade.

Pour éviter une nouvelle absence des ténors, après deux ans, soit en 1994-1995, on double le nombre de groupes, qui passe à quatre. Après cinq ans, les champions doivent tolérer la compagnie des numéros deux des huit meilleures nations. A partir de 1999-2000, les numéros trois et quatre du top six peuvent participer aux tours préliminaires. En 22 ans, le nombre de participants a quadruplé, passant de huit à 32, parmi lesquels deux débutants depuis les débuts de la nouvelle formule : Malmö et Ludogorets. En 1992, 36 équipes avaient entamé les qualifications contre 76 cette saison. Avec dix participations à la phase de poules en 22 éditions, Anderlecht est le recordman de Belgique, devant le Club et Genk, qui y ont participé deux fois, et le Lierse et le Standard, avec une campagne.

Pour le dire en termes olympiques, participer est devenu plus important que gagner pour les clubs belges

La première année, la prime de départ s'élevait à 1,4 million d'euros par club contre 8,6 millions cette année. La saison dernière, Anderlecht a gagné 12,2 millions grâce à la Ligue des Champions. C'est le plus petit bénéfice des 32 participants. Un an plus tôt, le Sporting avait reçu 13,8 millions, une bagatelle par comparaison avec les représentants des grands pays mais jamais une Coupe d'Europe n'avait autant rapporté à un club belge.

Les clubs belges pensent à cet apport financier ainsi qu'aux belles affiches que leur fournit le bal des champions, avec le vague espoir de passer l'hiver en Europa League, par le biais de la troisième place. Un club belge n'a survécu au premier tour de la Ligue des Champions qu'à une reprise : Anderlecht, sous la houlette d'Aimé Anthuenis en 2000-2001.

Il y a belle lurette qu'on ne parle plus de trophées. Pour le dire en termes olympiques, participer est devenu plus important que gagner pour nos clubs. En l'espace de 22 ans, la Coupe a échappé à un club du Big Five à deux reprises seulement, revenant à l'Ajax en 1995 et au FC Porto en 2004. Amusez-vous bien quand même.

Stuttgart et Leeds United, respectivement champions d'Allemagne et d'Angleterre, sont également éliminés au tour préliminaire. Les chaînes TV des grandes nations doivent se contenter du Club Bruges, des Glasgow Rangers, du CSKA Moscou, de l'Olympique Marseille, de l'AC Milan, de Göteborg, du FC Porto et du PSV. Lors de la réunion de mise sur pied du projet, tous les clubs apprennent qu'ils font partie de la première édition d'un projet novateur. Antoine Van Hove a fait entrer un journaliste de ce magazine en lui accrochant une broche du Club Bruges au revers. Un journaliste embedded avant la lettre, quoi. On distribue les écussons aux huit étoiles en deux versions : blancs sur fond noir et vice-versa. "Vos équipes peuvent les fixer sur les manches pour montrer à quel point elles sont uniques", précise un collaborateur de TEAM, le bureau d'organisation. Le Club est sans voix quand il apprend que TEAM va complètement redécorer son stade. VTM, le sponsor du club, ne peut même pas figurer sur les maillots, encore moins sur les panneaux. Le Club veut protester et tente de rallier les autres clubs participants à sa cause, en vain. Les Glasgow Rangers répondent : "Pas de problème pour nous. Nous avons prévu cette situation." Le PSV n'a pas de souci non plus puisque Philips est sponsor officiel de la Ligue des Champions depuis un an, histoire d'empêcher Sony, son concurrent, d'être présent dans son stade. Pour éviter une nouvelle absence des ténors, après deux ans, soit en 1994-1995, on double le nombre de groupes, qui passe à quatre. Après cinq ans, les champions doivent tolérer la compagnie des numéros deux des huit meilleures nations. A partir de 1999-2000, les numéros trois et quatre du top six peuvent participer aux tours préliminaires. En 22 ans, le nombre de participants a quadruplé, passant de huit à 32, parmi lesquels deux débutants depuis les débuts de la nouvelle formule : Malmö et Ludogorets. En 1992, 36 équipes avaient entamé les qualifications contre 76 cette saison. Avec dix participations à la phase de poules en 22 éditions, Anderlecht est le recordman de Belgique, devant le Club et Genk, qui y ont participé deux fois, et le Lierse et le Standard, avec une campagne.La première année, la prime de départ s'élevait à 1,4 million d'euros par club contre 8,6 millions cette année. La saison dernière, Anderlecht a gagné 12,2 millions grâce à la Ligue des Champions. C'est le plus petit bénéfice des 32 participants. Un an plus tôt, le Sporting avait reçu 13,8 millions, une bagatelle par comparaison avec les représentants des grands pays mais jamais une Coupe d'Europe n'avait autant rapporté à un club belge. Les clubs belges pensent à cet apport financier ainsi qu'aux belles affiches que leur fournit le bal des champions, avec le vague espoir de passer l'hiver en Europa League, par le biais de la troisième place. Un club belge n'a survécu au premier tour de la Ligue des Champions qu'à une reprise : Anderlecht, sous la houlette d'Aimé Anthuenis en 2000-2001. Il y a belle lurette qu'on ne parle plus de trophées. Pour le dire en termes olympiques, participer est devenu plus important que gagner pour nos clubs. En l'espace de 22 ans, la Coupe a échappé à un club du Big Five à deux reprises seulement, revenant à l'Ajax en 1995 et au FC Porto en 2004. Amusez-vous bien quand même.