En un peu plus de deux ans passés à 6.000 kilomètres de Bruxelles, Yannick Ferrera pourrait presque s'être fait oublier. Ce serait peut-être le cas dans un monde où les agents n'existent pas. Les intermédiaires font encore vibrer le téléphone de l'ancien coach de Charleroi et du Standard, souvent avec un billet de retour et un soupçon de mépris posés dans la balance. "Il y a environ un an, j'étais au téléphone avec un agent belge qui me proposait de me présenter dans tel ou tel club", rembobine l'entraîneur d'Al-Fateh, actuellement avec un match de retard dans le peloton qui va du ventre mou du classement à la lutte pour le maintien en Saudi Professional League. "Je lui ai répondu que j'étais bien ici, que je n'avais pas besoin de changer. Là, il me répond: Oui mais bon, tu ne vas quand même pas rester toute ta vie dans ce bac à sable? J'étais limite choqué. Je t'invite à venir voir le bac à sable."

Une dizaine d'années plus tôt, c'est en effet à Al-Shabab que le dernier des Ferrera découvre les rouages du monde professionnel en intégrant le staff de MichelPreud'homme pour y endosser le rôle d'analyste vidéo. À l'époque, les hommes de MPH décrochent le titre de champion d'Arabie Saoudite au détriment du géant local, Al-Ahli, coiffé au poteau à cause d'un partage concédé face à Al-Fateh. Le nom est donc familier aux yeux de Yannick quand, le 6 octobre 2019, un certain SaadAl-Afaliq le contacte sur Instagram: "Je suis le président du club d'Al-Fateh en Arabie Saoudite, est-ce que je pourrais avoir votre numéro pour qu'on s'appelle?" Quelques heures et autant de recherches plus tard, le goût de l'aventure s'empare d'un coach qui vit sevré de sa passion depuis près d'un an, au bout d'une dernière expérience difficile à Waasland- Beveren. Huit jours après les premiers contacts, c'est l'heure du contrat, paraphé à Dubaï, où l'équipe se trouve alors en stage. La suite s'écrit avec une première victoire à Al-Hassa, et un maintien acquis au bout du suspense.

"Yannick a changé le caractère de l'équipe", diagnostique Saad Al-Afaliq, le président d'Al-Fateh, à la mi-temps du match de championnat disputé face à Al-Taawon, finaliste de la dernière Coupe saoudienne. "Sur le terrain, il y a un esprit de combat plus élevé, un style plus offensif, une haute intensité et de meilleures performances individuelles. On sent vraiment que l'équipe travaille mieux. Yannick est un coach affamé, il veut construire une carrière dans notre région et avec lui, nous pouvons fonder un avenir", poursuit le président, avant de dévorer le succès des siens en seconde période et de s'envoler pour Dubaï.

En un peu plus de deux ans passés à 6.000 kilomètres de Bruxelles, Yannick Ferrera pourrait presque s'être fait oublier. Ce serait peut-être le cas dans un monde où les agents n'existent pas. Les intermédiaires font encore vibrer le téléphone de l'ancien coach de Charleroi et du Standard, souvent avec un billet de retour et un soupçon de mépris posés dans la balance. "Il y a environ un an, j'étais au téléphone avec un agent belge qui me proposait de me présenter dans tel ou tel club", rembobine l'entraîneur d'Al-Fateh, actuellement avec un match de retard dans le peloton qui va du ventre mou du classement à la lutte pour le maintien en Saudi Professional League. "Je lui ai répondu que j'étais bien ici, que je n'avais pas besoin de changer. Là, il me répond: Oui mais bon, tu ne vas quand même pas rester toute ta vie dans ce bac à sable? J'étais limite choqué. Je t'invite à venir voir le bac à sable." Une dizaine d'années plus tôt, c'est en effet à Al-Shabab que le dernier des Ferrera découvre les rouages du monde professionnel en intégrant le staff de MichelPreud'homme pour y endosser le rôle d'analyste vidéo. À l'époque, les hommes de MPH décrochent le titre de champion d'Arabie Saoudite au détriment du géant local, Al-Ahli, coiffé au poteau à cause d'un partage concédé face à Al-Fateh. Le nom est donc familier aux yeux de Yannick quand, le 6 octobre 2019, un certain SaadAl-Afaliq le contacte sur Instagram: "Je suis le président du club d'Al-Fateh en Arabie Saoudite, est-ce que je pourrais avoir votre numéro pour qu'on s'appelle?" Quelques heures et autant de recherches plus tard, le goût de l'aventure s'empare d'un coach qui vit sevré de sa passion depuis près d'un an, au bout d'une dernière expérience difficile à Waasland- Beveren. Huit jours après les premiers contacts, c'est l'heure du contrat, paraphé à Dubaï, où l'équipe se trouve alors en stage. La suite s'écrit avec une première victoire à Al-Hassa, et un maintien acquis au bout du suspense."Yannick a changé le caractère de l'équipe", diagnostique Saad Al-Afaliq, le président d'Al-Fateh, à la mi-temps du match de championnat disputé face à Al-Taawon, finaliste de la dernière Coupe saoudienne. "Sur le terrain, il y a un esprit de combat plus élevé, un style plus offensif, une haute intensité et de meilleures performances individuelles. On sent vraiment que l'équipe travaille mieux. Yannick est un coach affamé, il veut construire une carrière dans notre région et avec lui, nous pouvons fonder un avenir", poursuit le président, avant de dévorer le succès des siens en seconde période et de s'envoler pour Dubaï.