21h, hier soir, l'envie me prend de plonger dans l'un des rares matchs du lundi soir. Everton-Southampton est au menu. Deux équipes qui ont proposé un jeu très intéressant jusqu'à présent, et seuls les véritables suiveurs pourront me donner raison. Mon intuition me prédisait une soirée riche en rythme, en actions et pourquoi pas, en buts. Au bout d'une vingtaine de minutes, mes yeux étaient rivés sur les réseaux sociaux, comme désintéressé par le spectacle proposé. Malgré l'ouverture du score précoce de Richarlison, seule action à en valoir la peine, le reste de la partie fut profondément soporifique. Comme si en tant que spectateur, nous pouvions déjà anticiper comment le match allait se dérouler. Des actions insipides, sans créativité. Ce genre de sensations surviennent de plus en plus au fond de moi, et le fait est que je m'éloigne de plus en plus des matchs. Je me contente de suivre les résultats, et d'attendre les grands rendez-vous, qui déçoivent aussi, finalement. Mais alors comment est-ce possible ? Comment un sport aussi passionnant peut-il être devenu à ce point moribond?

Une génération de joueurs se perd

Tout cela est peut-être dû au professionnalisme poussé à l'extrême qui s'est installé au fur et à mesure des années. La créativité n'a plus de place dans les systèmes actuels. Tous les plans de jeu sont déjà établis et ne laissent plus la possibilité d'être témoin d'une touche de magie. Le genre d'actions auxquelles nous ne nous attendons pas, qui nous surprennent au point de nous faire sauter de joie, même si ce n'est pas l'équipe que nous supportons. La plupart des joueurs, aujourd'hui, prennent de moins en moins de risques, de peur d'échouer et de se retrouver placardisé car les instructions de l'entraineur n'ont pas été suivies. Car, ce qui importe l'entraineur, c'est d'avoir des résultats pour faire fonctionner le club, le business. Nous sommes en train de perdre une génération de joueurs capables d'instants magiques sur le terrain, comme Mesut Ozil, James Rodriguez ou encore Isco. Ces joueurs n'ont plus leur place dans ces systèmes modernes qui demandent beaucoup d'activité, du pressing, mais qui restent trop lisibles. Les joueurs, eux, sont focalisés sur leurs statistiques personnelles. Ils cherchent à mettre le plus de buts, le plus de passes décisives, car c'est ce qui attirera l'attention des grands clubs. Mais alors où est passée la passion du jeu?

La passion n'est plus le maître-mot de ce sport, qui se caractérise maintenant par la réussite financière et sociale. Un jour, nous repenserons à ces moments de magie, ces moments inoubliables qui nous ont fait aimer ce sport. En espérant que le futur puisse nous accorder une nouvelle évolution du football, car s'il y a bien un domaine dans lequel tout est temporaire, c'est bien le football. Enfin, rien sauf les souvenirs bien sûr.

Vincent Attardo (st.)

21h, hier soir, l'envie me prend de plonger dans l'un des rares matchs du lundi soir. Everton-Southampton est au menu. Deux équipes qui ont proposé un jeu très intéressant jusqu'à présent, et seuls les véritables suiveurs pourront me donner raison. Mon intuition me prédisait une soirée riche en rythme, en actions et pourquoi pas, en buts. Au bout d'une vingtaine de minutes, mes yeux étaient rivés sur les réseaux sociaux, comme désintéressé par le spectacle proposé. Malgré l'ouverture du score précoce de Richarlison, seule action à en valoir la peine, le reste de la partie fut profondément soporifique. Comme si en tant que spectateur, nous pouvions déjà anticiper comment le match allait se dérouler. Des actions insipides, sans créativité. Ce genre de sensations surviennent de plus en plus au fond de moi, et le fait est que je m'éloigne de plus en plus des matchs. Je me contente de suivre les résultats, et d'attendre les grands rendez-vous, qui déçoivent aussi, finalement. Mais alors comment est-ce possible ? Comment un sport aussi passionnant peut-il être devenu à ce point moribond? Tout cela est peut-être dû au professionnalisme poussé à l'extrême qui s'est installé au fur et à mesure des années. La créativité n'a plus de place dans les systèmes actuels. Tous les plans de jeu sont déjà établis et ne laissent plus la possibilité d'être témoin d'une touche de magie. Le genre d'actions auxquelles nous ne nous attendons pas, qui nous surprennent au point de nous faire sauter de joie, même si ce n'est pas l'équipe que nous supportons. La plupart des joueurs, aujourd'hui, prennent de moins en moins de risques, de peur d'échouer et de se retrouver placardisé car les instructions de l'entraineur n'ont pas été suivies. Car, ce qui importe l'entraineur, c'est d'avoir des résultats pour faire fonctionner le club, le business. Nous sommes en train de perdre une génération de joueurs capables d'instants magiques sur le terrain, comme Mesut Ozil, James Rodriguez ou encore Isco. Ces joueurs n'ont plus leur place dans ces systèmes modernes qui demandent beaucoup d'activité, du pressing, mais qui restent trop lisibles. Les joueurs, eux, sont focalisés sur leurs statistiques personnelles. Ils cherchent à mettre le plus de buts, le plus de passes décisives, car c'est ce qui attirera l'attention des grands clubs. Mais alors où est passée la passion du jeu?La passion n'est plus le maître-mot de ce sport, qui se caractérise maintenant par la réussite financière et sociale. Un jour, nous repenserons à ces moments de magie, ces moments inoubliables qui nous ont fait aimer ce sport. En espérant que le futur puisse nous accorder une nouvelle évolution du football, car s'il y a bien un domaine dans lequel tout est temporaire, c'est bien le football. Enfin, rien sauf les souvenirs bien sûr.Vincent Attardo (st.)