La Juve et CR7 sont habitués à enchaîner les trophées. Mais pas Maurizio Sarri, pour qui c'est le tout premier titre national. Avant ça, il n'avait remporté qu'une édition de l'Europa League, avec Chelsea. Depuis qu'Andrea Agnelli a repris le club, c'est donc le neuvième scudetto consécutif pour le cercle turinois. Le premier de cette série avait été fêté en mai 2012 à Trieste, suite à une victoire contre Cagliari, qui disputait là-bas ses derniers matches à domicile de la saison.

C'était alors la nouvelle Juve, le premier titre depuis le Calciopoli, ce vaste scandale qui lui avait coûté ses titres de 2005 et 2006. Et parmi les joueurs qui avaient raflé ce premier titre de l'ère nouvelle, il y en a encore deux dans le noyau aujourd'hui : Giorgio Chiellini et Gianluigi Buffon, devenu réserviste au profit de Wojciech Szcz?sny. Tous les deux avaient accepté de rester, pour jouer en Serie B, après le verdict du scandale. Et en cette soirée de mai 2012, quand un journaliste avait demandé à Buffon ce qu'il ressentait, il avait simplement lâché : "J'ai accepté de descendre en D2 pour revivre des soirées comme celle-ci."

Ce neuvième trophée d'affilée n'a pas été gagné les doigts dans le nez. La Juve de Sarri a alterné des prestations fantastiques et des moments creux. Au point que, voici deux semaines, certains ont commencé à douter de la poursuite de l'aventure de Sarri à Turin la saison prochaine. Le directeur sportif, Fabio Paratici, a toutefois rapidement confirmé qu'il n'y aurait pas de changement de coach.

Ronaldo à la rescousse

Ce nouveau titre est plus celui de Cristiano Ronaldo que celui de Sarri. CR7 a plus d'une fois sauvé son entraîneur dans des moments compliqués. Plus que la saison précédente, il a imprimé sa griffe sur l'équipe. Sarri veut un jeu haut en permanence, il exige que ses hommes mettent une pression constante sur l'adversaire. Mais ça n'a pas toujours fonctionné. Parce qu'il avait hérité de l'équipe de Massimiliano Allegri, habituée à se replier davantage pour partir très rapidement en contre-attaque et frapper, sachant que la défense était un mur quasi infranchissable. Mais Sarri est un idéaliste et il n'a pas voulu renier ses principes. Dans un premier temps, cette défense a perdu son imperméabilité. Parce que le petit nouveau, Matthijs de Ligt, n'avait pas encore compris que dans le foot italien, un défenseur est d'abord un défenseur, qu'il ne doit pas se concentrer sur des missions offensives.

Vu l'indisponibilité de Chiellini, le Néerlandais a eu plus de temps de jeu que prévu. Mais il lui a fallu du temps pour séduire. Il voulait développer du beau jeu derrière, et donc, il lui arrivait de devoir corriger l'une ou l'autre erreur par un tacle désespéré. Et on a commencé à le railler, à dire qu'il était plus souvent au sol que sur ses jambes. Après un moment, il a compris que le tacle, en Serie A, n'était qu'une solution extrême, à utiliser le plus rarement possible parce qu'elle comporte des risques. Mais depuis la reprise post-corona, le nom de ce joueur est associé au mur turinois, preuve qu'il a compris certaines choses indispensables entre-temps.

D'autres joueurs peu habitués à un pressing haut, comme le distributeur Miralem Pjanic, ont rencontré quelques soucis. D'ailleurs, Pjanic ne sera plus à la Juve après l'été. Sarri veut recruter un médian plus énergique, plus engagé, en plus d'un vrai attaquant de pointe.

CR7 à la chasse aux records

Pendant ce temps-là, CR7 ne relâche pas l'effort !À 35 ans, il continue à bosser comme un dingue. Il est le seul joueur de la Juve à avoir été au coup d'envoi de tous les matches cette saison. Aujourd'hui, toute son attention va à la Ligue des Champions. Et à quelques records de plus. Celui du plus grand nombre de buts, détenu par son coéquipier Gonzalo Higuain depuis 2015-2016 (36 buts), sera difficile à battre.

Par Ronaldo en tout cas. Parce que, pour Ciro Immobile, il reste atteignable. Le goleador de la Lazio en a mis trois de plus ce week-end et il pointe à 34. Il reste deux journées à disputer et CR7 est à 31. Il ne lui en faut plus qu'un pour égaler le record de Felice Borel, qui avait mis 32 goals en une saison pour la Juventus en... 1933-1934. Personne à la Juve n'a fait mieux entre-temps. En fin de match contre la Sampdoria, ce dimanche, Ronaldo l'aurait égalé si son penalty ne s'était pas écrasé sur le cadre.

La Juve et CR7 sont habitués à enchaîner les trophées. Mais pas Maurizio Sarri, pour qui c'est le tout premier titre national. Avant ça, il n'avait remporté qu'une édition de l'Europa League, avec Chelsea. Depuis qu'Andrea Agnelli a repris le club, c'est donc le neuvième scudetto consécutif pour le cercle turinois. Le premier de cette série avait été fêté en mai 2012 à Trieste, suite à une victoire contre Cagliari, qui disputait là-bas ses derniers matches à domicile de la saison.C'était alors la nouvelle Juve, le premier titre depuis le Calciopoli, ce vaste scandale qui lui avait coûté ses titres de 2005 et 2006. Et parmi les joueurs qui avaient raflé ce premier titre de l'ère nouvelle, il y en a encore deux dans le noyau aujourd'hui : Giorgio Chiellini et Gianluigi Buffon, devenu réserviste au profit de Wojciech Szcz?sny. Tous les deux avaient accepté de rester, pour jouer en Serie B, après le verdict du scandale. Et en cette soirée de mai 2012, quand un journaliste avait demandé à Buffon ce qu'il ressentait, il avait simplement lâché : "J'ai accepté de descendre en D2 pour revivre des soirées comme celle-ci."Ce neuvième trophée d'affilée n'a pas été gagné les doigts dans le nez. La Juve de Sarri a alterné des prestations fantastiques et des moments creux. Au point que, voici deux semaines, certains ont commencé à douter de la poursuite de l'aventure de Sarri à Turin la saison prochaine. Le directeur sportif, Fabio Paratici, a toutefois rapidement confirmé qu'il n'y aurait pas de changement de coach.Ce nouveau titre est plus celui de Cristiano Ronaldo que celui de Sarri. CR7 a plus d'une fois sauvé son entraîneur dans des moments compliqués. Plus que la saison précédente, il a imprimé sa griffe sur l'équipe. Sarri veut un jeu haut en permanence, il exige que ses hommes mettent une pression constante sur l'adversaire. Mais ça n'a pas toujours fonctionné. Parce qu'il avait hérité de l'équipe de Massimiliano Allegri, habituée à se replier davantage pour partir très rapidement en contre-attaque et frapper, sachant que la défense était un mur quasi infranchissable. Mais Sarri est un idéaliste et il n'a pas voulu renier ses principes. Dans un premier temps, cette défense a perdu son imperméabilité. Parce que le petit nouveau, Matthijs de Ligt, n'avait pas encore compris que dans le foot italien, un défenseur est d'abord un défenseur, qu'il ne doit pas se concentrer sur des missions offensives.Vu l'indisponibilité de Chiellini, le Néerlandais a eu plus de temps de jeu que prévu. Mais il lui a fallu du temps pour séduire. Il voulait développer du beau jeu derrière, et donc, il lui arrivait de devoir corriger l'une ou l'autre erreur par un tacle désespéré. Et on a commencé à le railler, à dire qu'il était plus souvent au sol que sur ses jambes. Après un moment, il a compris que le tacle, en Serie A, n'était qu'une solution extrême, à utiliser le plus rarement possible parce qu'elle comporte des risques. Mais depuis la reprise post-corona, le nom de ce joueur est associé au mur turinois, preuve qu'il a compris certaines choses indispensables entre-temps.D'autres joueurs peu habitués à un pressing haut, comme le distributeur Miralem Pjanic, ont rencontré quelques soucis. D'ailleurs, Pjanic ne sera plus à la Juve après l'été. Sarri veut recruter un médian plus énergique, plus engagé, en plus d'un vrai attaquant de pointe.Pendant ce temps-là, CR7 ne relâche pas l'effort !À 35 ans, il continue à bosser comme un dingue. Il est le seul joueur de la Juve à avoir été au coup d'envoi de tous les matches cette saison. Aujourd'hui, toute son attention va à la Ligue des Champions. Et à quelques records de plus. Celui du plus grand nombre de buts, détenu par son coéquipier Gonzalo Higuain depuis 2015-2016 (36 buts), sera difficile à battre. Par Ronaldo en tout cas. Parce que, pour Ciro Immobile, il reste atteignable. Le goleador de la Lazio en a mis trois de plus ce week-end et il pointe à 34. Il reste deux journées à disputer et CR7 est à 31. Il ne lui en faut plus qu'un pour égaler le record de Felice Borel, qui avait mis 32 goals en une saison pour la Juventus en... 1933-1934. Personne à la Juve n'a fait mieux entre-temps. En fin de match contre la Sampdoria, ce dimanche, Ronaldo l'aurait égalé si son penalty ne s'était pas écrasé sur le cadre.