Un garçon de 17 ans comme Gavi doit-il déjà être jeté dans la fosse aux lions ? La question suscite le débat en Espagne. Et ce n'est pas le seul point de discorde qui entoure la sélection de Luis Enrique."Je n'aurais jamais fait appel à un garçon de 17 ans en équipe nationale pour jouer la Ligue des Nations", a déclaré Javier Clemente, 71 ans, actuellement sélectionneur national de la Libye, et qui avait occupé la même fonction avec la Roja de 1992 à 1998.

Sur les ondes de Radio Marca, le technicien a développé ses arguments : "Nous commettons de nombreuses erreurs, notamment, celle de reprendre des garçons de seize ou dix-sept ans pour jouer à un niveau où ils peuvent sérieusement perdre beaucoup... Je ne reproche pas à Luis Enrique de trouver que ce sont de bons joueurs, mais il doit être plus prudent avec eux. Je ne l'aurais pas repris à cause de son âge et de son entraînement physique. On demande à ces gars-là, pas assez matures athlétiquement, de fournir un énorme effort sur le plan physique et puis s'ils subissent le contre coup..."

Clemente fait évidemment référence à Pedri, autre protégé juvénile d'Enrique, qui est maintenant blessé après avoir enchaîné les matches en Liga, à l'Euro et aux JO en 2021. "Il souffre d'une blessure musculaire à cause des efforts qu'il a faits. Il faut être patient, aussi bien dans la formation sportive d'un joueur que dans son développement physique".

Luis Enrique adepte du jeunisme ? Pas avec Giorgio Chiellini en tout cas., iStock
Luis Enrique adepte du jeunisme ? Pas avec Giorgio Chiellini en tout cas. © iStock

A San Siro comme dans la cour de récréation

Après la grosse prestation de Gavi contre l'Italie, le sélectionneur national Luis Enrique avait naturellement une opinion très différente. "Ai-je dit que j'allais le mettre dans l'équipe de départ ? Je ne me souviens pas", a-t-il dit en riant à la caméra de Televisión Española.

"Gavi a joué comme s'il se trouvait dans la cour de récréation. C''est génial et rafraîchissant de voir un joueur avec ce genre de personnalité. Aujourd'hui, je lui avais confié une tâche défensive très difficile, à savoir de garder Verratti hors du match et il l'a très bien fait. D'ailleurs, plus tard, il m'a confié que c'était son idole."

Koke qui portait le brassard de capitaine n'a pas non plus tari d'éloges sur les jeunes pousses espagnols. "L'âge n'est qu'un chiffre. S'ils ont le niveau, ils doivent jouer.", tranche-t-il.

Sélection nationale = reconnaissance

Le débat reste donc ouvert comme on le voit. Le fait que Gavi ait été directement repris au sein de l'équipe première ibère alors qu'il n'a joué que quatre rencontres avec le Barça fait froncer les sourcils de certains, notamment ceux de Paco Jémez , qui fut l'un des coéquipiers de Luis Enrique sous les couleurs de la Roja des années 90. Actuellement au au chômage, après avoir été un entraîneur à succès du côté du Rayo Vallecano, le quinquagénaire explique son point de vue: "Je pense qu'une convocation en équipe nationale doit être la reconnaissance de votre travail en tant que joueur. Vous devez l'avoir mérité. Il en a toujours été ainsi. Je n'aurais donc jamais choisi le Gavi".

Sympathique, ouvert et même beau gosse. C'est Luis Enrique lui-même qui le dit., iStock
Sympathique, ouvert et même beau gosse. C'est Luis Enrique lui-même qui le dit. © iStock

Un Enrique trop pro-Barça ?

Outre le débat autour de Gavi, la sélection d'un certain nombre de joueurs du FC Barcelone, qui n'enchaînent pas spécialement les prestations de haut vol ces dernières semaines, est également remise en question. Le début de saison du défenseur Eric García n'est pas convaincant ce qui ne l'mpêche pas de faire partie du noyau dur. Le même constat vaut pour Sergi Roberto et Sergio Busquets. En revanche, Luis Enrique n'a pas fait appel à des joueurs en grande forme, comme Iago Aspas, Brahim Díaz et Fabián Ruiz.

Le sélectionneur est également critiqué pour de nouveau ne pas avoir convoqué un seul joueur du Real Madrid, comme ce fut déjà le cas pour le championnat d'Europe. Interrogé sur l'absence de Marcos Asensio, l'entraîneur a réagi de manière plutôt laconique en conférence de presse : " Il y a beaucoup de joueurs qui peuvent postuler à une sélection dans notre pays. Marcos a déjà été repris plusieurs fois. Je ne suis pas du genre à appeler les joueurs. Ils ont mon numéro et s'ils le veulent, ils peuvent m'appeler. Je suis un homme ouvert, je suis sympathique et on pourrait même dire que je suis beau. Il ne s'agit pas de clubs, de communautés ou de régions, il s'agit de 23 joueurs espagnols".

Un garçon de 17 ans comme Gavi doit-il déjà être jeté dans la fosse aux lions ? La question suscite le débat en Espagne. Et ce n'est pas le seul point de discorde qui entoure la sélection de Luis Enrique."Je n'aurais jamais fait appel à un garçon de 17 ans en équipe nationale pour jouer la Ligue des Nations", a déclaré Javier Clemente, 71 ans, actuellement sélectionneur national de la Libye, et qui avait occupé la même fonction avec la Roja de 1992 à 1998.Sur les ondes de Radio Marca, le technicien a développé ses arguments : "Nous commettons de nombreuses erreurs, notamment, celle de reprendre des garçons de seize ou dix-sept ans pour jouer à un niveau où ils peuvent sérieusement perdre beaucoup... Je ne reproche pas à Luis Enrique de trouver que ce sont de bons joueurs, mais il doit être plus prudent avec eux. Je ne l'aurais pas repris à cause de son âge et de son entraînement physique. On demande à ces gars-là, pas assez matures athlétiquement, de fournir un énorme effort sur le plan physique et puis s'ils subissent le contre coup..."Clemente fait évidemment référence à Pedri, autre protégé juvénile d'Enrique, qui est maintenant blessé après avoir enchaîné les matches en Liga, à l'Euro et aux JO en 2021. "Il souffre d'une blessure musculaire à cause des efforts qu'il a faits. Il faut être patient, aussi bien dans la formation sportive d'un joueur que dans son développement physique".Après la grosse prestation de Gavi contre l'Italie, le sélectionneur national Luis Enrique avait naturellement une opinion très différente. "Ai-je dit que j'allais le mettre dans l'équipe de départ ? Je ne me souviens pas", a-t-il dit en riant à la caméra de Televisión Española. "Gavi a joué comme s'il se trouvait dans la cour de récréation. C''est génial et rafraîchissant de voir un joueur avec ce genre de personnalité. Aujourd'hui, je lui avais confié une tâche défensive très difficile, à savoir de garder Verratti hors du match et il l'a très bien fait. D'ailleurs, plus tard, il m'a confié que c'était son idole."Koke qui portait le brassard de capitaine n'a pas non plus tari d'éloges sur les jeunes pousses espagnols. "L'âge n'est qu'un chiffre. S'ils ont le niveau, ils doivent jouer.", tranche-t-il.Le débat reste donc ouvert comme on le voit. Le fait que Gavi ait été directement repris au sein de l'équipe première ibère alors qu'il n'a joué que quatre rencontres avec le Barça fait froncer les sourcils de certains, notamment ceux de Paco Jémez , qui fut l'un des coéquipiers de Luis Enrique sous les couleurs de la Roja des années 90. Actuellement au au chômage, après avoir été un entraîneur à succès du côté du Rayo Vallecano, le quinquagénaire explique son point de vue: "Je pense qu'une convocation en équipe nationale doit être la reconnaissance de votre travail en tant que joueur. Vous devez l'avoir mérité. Il en a toujours été ainsi. Je n'aurais donc jamais choisi le Gavi".Outre le débat autour de Gavi, la sélection d'un certain nombre de joueurs du FC Barcelone, qui n'enchaînent pas spécialement les prestations de haut vol ces dernières semaines, est également remise en question. Le début de saison du défenseur Eric García n'est pas convaincant ce qui ne l'mpêche pas de faire partie du noyau dur. Le même constat vaut pour Sergi Roberto et Sergio Busquets. En revanche, Luis Enrique n'a pas fait appel à des joueurs en grande forme, comme Iago Aspas, Brahim Díaz et Fabián Ruiz. Le sélectionneur est également critiqué pour de nouveau ne pas avoir convoqué un seul joueur du Real Madrid, comme ce fut déjà le cas pour le championnat d'Europe. Interrogé sur l'absence de Marcos Asensio, l'entraîneur a réagi de manière plutôt laconique en conférence de presse : " Il y a beaucoup de joueurs qui peuvent postuler à une sélection dans notre pays. Marcos a déjà été repris plusieurs fois. Je ne suis pas du genre à appeler les joueurs. Ils ont mon numéro et s'ils le veulent, ils peuvent m'appeler. Je suis un homme ouvert, je suis sympathique et on pourrait même dire que je suis beau. Il ne s'agit pas de clubs, de communautés ou de régions, il s'agit de 23 joueurs espagnols".