Les Croates seront opposés en huitième de finale à la Slovaquie, au troisième du groupe de la Belgique ou au troisième du groupe F, samedi à Lens (21h00). Les Espagnols affronteront eux l'Italie, lundi au Stade de France (21h00). La troisième place du groupe est pour la Turquie, qui a dominé la République tchèque (2-0). Ce résultat assure à l'Irlande du Nord l'une des quatre places parmi les meilleurs troisièmes.

A Bordeaux, les tenants du titre n'ont dû patienter que 7 minutes pour prendre l'avantage, sur une passe lumineuse de Silva qui trouvait Fabregas puis Morata à la conclusion (0-1). L'attaquant de la Juventus rejoignait ainsi Bale en tête du classement des buteurs avec trois buts.

Les Croates, privés de leur maître à jouer Modric et de leur avant de pointe Mandzukic, auraient pu revenir dans la foulée, mais le lob de Rakitic, après une mauvaise relance de De Gea, heurtait la transversale sans passer la ligne de but.

En toute fin de mi-temps, les Espagnols laissaient trop facilement centrer Perisic. L'offrande de l'ancien Brugeois trouvait au premier poteau Kalinic, qui remettait les équipes à égalité d'une subtile reprise de volée (1-1). Il s'agissait du premier but encaissé par l'Espagne dans un Euro depuis celui de Di Natale en 2012, soit 735 minutes de jeu.

Ragaillardis et probablement motivés à l'idée d'éviter l'Italie en huitième de finale, les Croates prenaient à leur compte le début de seconde mi-temps. Les Espagnols demeuraient néanmoins dangereux, notamment sur une tête de Ramos qui frôlait le montant. Quelques minutes plus tard, un penalty discutable était accordé à la Roja, mais Subasic détournait la frappe trop centrale de Ramos.

A cinq minutes du terme, sur un contre rondement mené, Perisic - élu homme du match par l'UEFA - s'en allait crucifier la Roja sur une frappe légèrement déviée (2-1).

Cette première défaite des Espagnols à l'Euro depuis le 20 juin 2004 face au Portugal leur coûte cher, puisqu'elle les envoie à Saint-Denis face à l'Italie en huitième.

A Lens, les Turcs, qui restaient sur deux défaites, ont eux aussi rapidement pris les commandes grâce à Yilmaz, idéalement servi par Mor au premier poteau (0-1). Les Tchèques n'étaient pas loin de recoller rapidement, mais la tête de Sivok trouvait le poteau.

Les deux équipes étant dans l'obligation de s'imposer pour continuer à y croire, les duels étaient âpres et en à peine cinq minutes, Koybasi, Plasil et Pavelka se voyaient avertir par l'arbitre.

A la mi-temps, la République tchèque était plutôt mal payée avec un but de retard.

A la 65-ème, sur un coup franc apparemment entaché d'une position de hors-jeu, Topal remettait à Tufan qui fusillait Cech (0-2).

Buruk Yilmaz a été désigné homme du match par l'UEFA.

La Croatie termine donc première de ce groupe D avec 7 points, devant l'Espagne (6 pts), la Turquie (3 pts) et la République tchèque (1 pt). Les Turcs sont actuellement le moins bon troisième parmi les groupes dont tous les matchs ont été joués, avec la même différence de buts que l'Albanie mais moins de buts marqués. L'Irlande du Nord, qui compte une meilleure différence de buts que l'Albanie, est dès lors assurée d'une place parmi les quatre meilleurs troisièmes.

La Turquie se donne le droit de rêver

La Turquie s'est donné le droit de rêver à une qualification pour les huitièmes de finale de l'Euro-2016 en décrochant la troisième place du groupe D après sa victoire (2-0) face à la République tchèque, éliminée, mardi à Lens.

Les Turcs, qui l'ont emporté grâce à des buts d'Yilmaz et Tufan, ne sont toutefois pas maîtres de leur destin, puisque seuls les quatre meilleurs troisièmes sur l'ensemble des six poules seront qualifiés pour le tour suivant.

Avant les derniers matches des groupes E et F qui doivent se disputer mercredi, la Turquie, qui totalise trois points, est le deuxième moins bon des quatre troisièmes qui ont déjà achevé leur premier tour.

Cette qualification serait miraculeuse tant la Turquie, qui avait perdu ses deux premiers matches, a été bousculée par la République tchèque mardi.

Privés de Rosicky, leur meneur de jeu et capitaine, les coéquipiers de Cech ont dominé la rencontre et se sont procurés de nombreuses occasions. Mais ils se sont montrés très maladroits et sont tombés sur un Babacan impérial dans la cage turque.

A l'inverse, les Turcs, admirables d'envie et d'abnégation, ont eux été très efficaces. Ainsi, ils ouvraient le score sur leur première occasion.

Après un ballon perdu par les Tchèques dans le camp turc, Mor était lancé sur le côté droit. Il débordait et centrait en retrait pour Yilmaz, qui reprenait de volée du plat du pied pour battre Cech (0-1, 10).

La réponse tchèque ne tardait pas puisque sur un corner, Sivok trouvait le poteau de Babacan (16). Le gardien turc devait ensuite détourner une frappe de Kaderabek (23), qui était ensuite un peu court pour reprendre un ballon juste devant le but (31).

Puis Babacan devait repousser une frappe lointaine de Plasil qui prenait le chemin de la lucarne (38).

La seconde période démarrait comme la première s'était terminée: la République tchèque se ruait à l'attaque face à une formation turque qui attendait un contre pour porter l'estocade.

Mor manquait justement le K-O peu avant l'heure de jeu. Au terme d'un joli raid dans le camp tchèque, sa frappe ne trouvait pas le cadre (58).

Dans la foulée, Babacan devait bloquer une frappe de Darida qui prenait le chemin des filets (59), puis un nouveau tir de Necid (61).

Les Tchèques, maladroits, étaient finalement punis peu après. Après une action confuse, Köybasi remettait en retrait à Tufan, qui trouvait la lucarne de Cech d'une frappe limpide (0-2, 65).

Le portier turc, peu en réussite depuis le début du tournoi, était totalement infranchissable et repoussait encore plusieurs tentatives tchèques en fin de match pour préserver le score.

Pour la Turquie, qui doit désormais attendre le dénouement des groupes E et F pour connaître son avenir, la seule ombre au tableau aura été le comportement de certains de ses supporters, qui ont lancé des fumigènes sur la pelouse après le but de Tufan.

Déjà dans le viseur de l'UEFA pour des incidents similaires survenus à Nice vendredi, la fédération turque risque une sanction.

Les Croates seront opposés en huitième de finale à la Slovaquie, au troisième du groupe de la Belgique ou au troisième du groupe F, samedi à Lens (21h00). Les Espagnols affronteront eux l'Italie, lundi au Stade de France (21h00). La troisième place du groupe est pour la Turquie, qui a dominé la République tchèque (2-0). Ce résultat assure à l'Irlande du Nord l'une des quatre places parmi les meilleurs troisièmes.A Bordeaux, les tenants du titre n'ont dû patienter que 7 minutes pour prendre l'avantage, sur une passe lumineuse de Silva qui trouvait Fabregas puis Morata à la conclusion (0-1). L'attaquant de la Juventus rejoignait ainsi Bale en tête du classement des buteurs avec trois buts. Les Croates, privés de leur maître à jouer Modric et de leur avant de pointe Mandzukic, auraient pu revenir dans la foulée, mais le lob de Rakitic, après une mauvaise relance de De Gea, heurtait la transversale sans passer la ligne de but. En toute fin de mi-temps, les Espagnols laissaient trop facilement centrer Perisic. L'offrande de l'ancien Brugeois trouvait au premier poteau Kalinic, qui remettait les équipes à égalité d'une subtile reprise de volée (1-1). Il s'agissait du premier but encaissé par l'Espagne dans un Euro depuis celui de Di Natale en 2012, soit 735 minutes de jeu. Ragaillardis et probablement motivés à l'idée d'éviter l'Italie en huitième de finale, les Croates prenaient à leur compte le début de seconde mi-temps. Les Espagnols demeuraient néanmoins dangereux, notamment sur une tête de Ramos qui frôlait le montant. Quelques minutes plus tard, un penalty discutable était accordé à la Roja, mais Subasic détournait la frappe trop centrale de Ramos. A cinq minutes du terme, sur un contre rondement mené, Perisic - élu homme du match par l'UEFA - s'en allait crucifier la Roja sur une frappe légèrement déviée (2-1). Cette première défaite des Espagnols à l'Euro depuis le 20 juin 2004 face au Portugal leur coûte cher, puisqu'elle les envoie à Saint-Denis face à l'Italie en huitième. A Lens, les Turcs, qui restaient sur deux défaites, ont eux aussi rapidement pris les commandes grâce à Yilmaz, idéalement servi par Mor au premier poteau (0-1). Les Tchèques n'étaient pas loin de recoller rapidement, mais la tête de Sivok trouvait le poteau. Les deux équipes étant dans l'obligation de s'imposer pour continuer à y croire, les duels étaient âpres et en à peine cinq minutes, Koybasi, Plasil et Pavelka se voyaient avertir par l'arbitre. A la mi-temps, la République tchèque était plutôt mal payée avec un but de retard. A la 65-ème, sur un coup franc apparemment entaché d'une position de hors-jeu, Topal remettait à Tufan qui fusillait Cech (0-2). Buruk Yilmaz a été désigné homme du match par l'UEFA. La Croatie termine donc première de ce groupe D avec 7 points, devant l'Espagne (6 pts), la Turquie (3 pts) et la République tchèque (1 pt). Les Turcs sont actuellement le moins bon troisième parmi les groupes dont tous les matchs ont été joués, avec la même différence de buts que l'Albanie mais moins de buts marqués. L'Irlande du Nord, qui compte une meilleure différence de buts que l'Albanie, est dès lors assurée d'une place parmi les quatre meilleurs troisièmes.La Turquie s'est donné le droit de rêver à une qualification pour les huitièmes de finale de l'Euro-2016 en décrochant la troisième place du groupe D après sa victoire (2-0) face à la République tchèque, éliminée, mardi à Lens.Les Turcs, qui l'ont emporté grâce à des buts d'Yilmaz et Tufan, ne sont toutefois pas maîtres de leur destin, puisque seuls les quatre meilleurs troisièmes sur l'ensemble des six poules seront qualifiés pour le tour suivant.Avant les derniers matches des groupes E et F qui doivent se disputer mercredi, la Turquie, qui totalise trois points, est le deuxième moins bon des quatre troisièmes qui ont déjà achevé leur premier tour.Cette qualification serait miraculeuse tant la Turquie, qui avait perdu ses deux premiers matches, a été bousculée par la République tchèque mardi.Privés de Rosicky, leur meneur de jeu et capitaine, les coéquipiers de Cech ont dominé la rencontre et se sont procurés de nombreuses occasions. Mais ils se sont montrés très maladroits et sont tombés sur un Babacan impérial dans la cage turque.A l'inverse, les Turcs, admirables d'envie et d'abnégation, ont eux été très efficaces. Ainsi, ils ouvraient le score sur leur première occasion.Après un ballon perdu par les Tchèques dans le camp turc, Mor était lancé sur le côté droit. Il débordait et centrait en retrait pour Yilmaz, qui reprenait de volée du plat du pied pour battre Cech (0-1, 10).La réponse tchèque ne tardait pas puisque sur un corner, Sivok trouvait le poteau de Babacan (16). Le gardien turc devait ensuite détourner une frappe de Kaderabek (23), qui était ensuite un peu court pour reprendre un ballon juste devant le but (31).Puis Babacan devait repousser une frappe lointaine de Plasil qui prenait le chemin de la lucarne (38).La seconde période démarrait comme la première s'était terminée: la République tchèque se ruait à l'attaque face à une formation turque qui attendait un contre pour porter l'estocade.Mor manquait justement le K-O peu avant l'heure de jeu. Au terme d'un joli raid dans le camp tchèque, sa frappe ne trouvait pas le cadre (58).Dans la foulée, Babacan devait bloquer une frappe de Darida qui prenait le chemin des filets (59), puis un nouveau tir de Necid (61).Les Tchèques, maladroits, étaient finalement punis peu après. Après une action confuse, Köybasi remettait en retrait à Tufan, qui trouvait la lucarne de Cech d'une frappe limpide (0-2, 65).Le portier turc, peu en réussite depuis le début du tournoi, était totalement infranchissable et repoussait encore plusieurs tentatives tchèques en fin de match pour préserver le score.Pour la Turquie, qui doit désormais attendre le dénouement des groupes E et F pour connaître son avenir, la seule ombre au tableau aura été le comportement de certains de ses supporters, qui ont lancé des fumigènes sur la pelouse après le but de Tufan.Déjà dans le viseur de l'UEFA pour des incidents similaires survenus à Nice vendredi, la fédération turque risque une sanction.