Il y a quelques mois, quand le Rastar Group, une société chinoise qui produit notamment des petites autos pour enfants, est devenu l'actionnaire majoritaire de l'Espanyol Barcelone, pour 45 millions d'euros, il a sorti une étude selon laquelle cinq millions de Chinois deviendraient supporters du second club de Barcelone. Imaginez qu'ils achètent tous un maillot bleu et blanc... ce n'est qu'un des aspects conclus par l'entreprise asiatique avec le club ibérique. Une fois le deal annoncé, plusieurs clubs chinois ont proposé au Rastar Group de faire former leurs meilleurs jeunes à l'Espanyol.

Un peu avant, le Wanda Group avait investi 45 millions dans l'Atletico Madrid, acquérant 20 % de ses parts. L'accord prévoit que des jeunes Chinois seront formés chez les Rojiblancos. Le Rayo Vallecano va plus loin : son sponsor chinois, Qbao, stipule, dans son contrat, que le footballeur chinois Zhang Chengdong doit y être casé, au grand mécontentement de l'entraîneur, Paco Jémez. L'ailier de 26 ans n'a d'ailleurs pas encore joué.

D'autres clubs espagnols se sont liés à des entreprises chinoises, par le sponsoring maillot ou des contrats qui obligent par exemple le club à effectuer une tournée en Chine. C'est le cas du Real, du FC Barcelone, de la Real Sociedad, de Valence, de Villarreal, de Levante, du Real Betis et même du modeste Eibar.

L'argent chinois est le bienvenu dans un football espagnol en pleine crise économique. Javier Tebas, le président de la Ligue Pro espagnole, le sait pertinemment. L'été dernier, il a accompagné l'Atletico dans sa tournée en Chine. Durant une conférence de presse, il a déclaré que "le pays était très important pour la poursuite du développement de l'industrie footballistique." Il en a profité pour dévoiler des projets de fondation d'écoles du football en Chine, des entraîneurs espagnols allant y partager leur science du jeu.

Tout cela sonne agréablement aux oreilles du président Xi Jinping, dont on sait qu'il veut placer la Chine sur la carte du football. Il ne veut pas seulement attirer dans son pays des footballeurs et des entraîneurs célèbres comme Robinho, Paulinho ou Felipe Scolari mais améliorer la base du football chinois. Il devrait en recueillir les premiers résultats au Mondial 2026, qu'il rêve d'organiser. Pour le moment, la FIFA n'est pas très chaude, une Coupe du Monde ne pouvant se dérouler deux fois d'affilée sur le même continent.

Par Steve Van Herpe

Il y a quelques mois, quand le Rastar Group, une société chinoise qui produit notamment des petites autos pour enfants, est devenu l'actionnaire majoritaire de l'Espanyol Barcelone, pour 45 millions d'euros, il a sorti une étude selon laquelle cinq millions de Chinois deviendraient supporters du second club de Barcelone. Imaginez qu'ils achètent tous un maillot bleu et blanc... ce n'est qu'un des aspects conclus par l'entreprise asiatique avec le club ibérique. Une fois le deal annoncé, plusieurs clubs chinois ont proposé au Rastar Group de faire former leurs meilleurs jeunes à l'Espanyol.Un peu avant, le Wanda Group avait investi 45 millions dans l'Atletico Madrid, acquérant 20 % de ses parts. L'accord prévoit que des jeunes Chinois seront formés chez les Rojiblancos. Le Rayo Vallecano va plus loin : son sponsor chinois, Qbao, stipule, dans son contrat, que le footballeur chinois Zhang Chengdong doit y être casé, au grand mécontentement de l'entraîneur, Paco Jémez. L'ailier de 26 ans n'a d'ailleurs pas encore joué.D'autres clubs espagnols se sont liés à des entreprises chinoises, par le sponsoring maillot ou des contrats qui obligent par exemple le club à effectuer une tournée en Chine. C'est le cas du Real, du FC Barcelone, de la Real Sociedad, de Valence, de Villarreal, de Levante, du Real Betis et même du modeste Eibar.L'argent chinois est le bienvenu dans un football espagnol en pleine crise économique. Javier Tebas, le président de la Ligue Pro espagnole, le sait pertinemment. L'été dernier, il a accompagné l'Atletico dans sa tournée en Chine. Durant une conférence de presse, il a déclaré que "le pays était très important pour la poursuite du développement de l'industrie footballistique." Il en a profité pour dévoiler des projets de fondation d'écoles du football en Chine, des entraîneurs espagnols allant y partager leur science du jeu.Tout cela sonne agréablement aux oreilles du président Xi Jinping, dont on sait qu'il veut placer la Chine sur la carte du football. Il ne veut pas seulement attirer dans son pays des footballeurs et des entraîneurs célèbres comme Robinho, Paulinho ou Felipe Scolari mais améliorer la base du football chinois. Il devrait en recueillir les premiers résultats au Mondial 2026, qu'il rêve d'organiser. Pour le moment, la FIFA n'est pas très chaude, une Coupe du Monde ne pouvant se dérouler deux fois d'affilée sur le même continent.Par Steve Van Herpe