Il ne faut pas attendre de rentrées records de la double confrontation entre Linfield FC et Dundalk FC, respectivement champions en titre d'Irlande du Nord et d'Irlande. Windsor Park, le port d'attache de Linfield à Belfast, peut certes abriter 18.000 personnes mais la saison passée, le club s'est produit devant une moyenne de 2.500 spectateurs.

C'était d'ailleurs la meilleure assistance de la Danske Bank Premiership. De l'autre côté de la frontière, en League of Ireland Premier Division, on ne fait pas mieux : l'Oriel Park de Dundalk ne compte que 4.500 sièges alors que le club a remporté cinq titres lors des six dernières saisons.

Bref, le football en Irlande ne rapporte pas. Le rugby, le football gaélique et le hurling y sont plus populaires. Les clubs de première division des deux Irlande sont donc semi-professionnels et même ainsi, ils ont du mal à survivre. Des voix s'élèvent donc en faveur de l'unification des deux compétitions, surtout en prévision du Brexit, d'autant que les deux équipes nationales tirent bien leur épingle du jeu en qualifications pour l'EURO.

L'Unite, un syndicat important en Grande-Bretagne et en Irlande, a senti le moment venu : en début d'année, il a ravivé une vieille tradition. L'Unite fait jouer la Champions Cup en aller-retour. L'épreuve succède à la Setanta Cup, un mini-tournoi qui a réuni les meilleures formations des deux Irlande de 2005 à 2014. Puis, en 2014, deux clubs nord-irlandais, Cliftonville et Linfield, ont refusé de participer, mécontents des indemnités et du mauvais agenda. L'idée a été enterrée.

Après cinq ans, voici donc une nouvelle tentative. Le lauréat de la Champions Cup percevra 50.000 livres (55.000 euros), le perdant 25.000 livres. L'Unite investit également 25.000 livres dans des projets sociaux dans chaque ville participante. L'objectif : réinsuffler vie au football irlandais.