- Une attitude "indigne" contre Levante -

Acheté 100 millions d'euros en 2013 et auteur de deux buts en finale de la Ligue des champions l'an dernier contre Liverpool (3-1), Bale devrait être un joueur incontournable au Real, surtout depuis le départ à l'intersaison de Ronaldo à la Juventus. Sauf qu'avec l'entraîneur Santiago Solari, nommé fin octobre, le Gallois a vu son statut s'effriter. S'il a inscrit un triplé pour remporter le Mondial des clubs en décembre, il n'a été titulaire qu'à trois reprises en neuf apparitions depuis janvier... Victime, comme d'autres, de l'éclosion de la pépite brésilienne Vinicius (18 ans).

Entré à la 74e minute dimanche contre Levante, le natif de Cardiff n'a pas caché sa contrariété: lorsqu'il a transformé le penalty de la victoire, il a gardé un visage fermé, rejetant vivement l'accolade de son partenaire Lucas Vazquez.

Un geste "très laid", selon la presse espagnole, unanime. "Il a préféré faire l'intéressant. C'est une attitude indigne", a asséné dans un éditorial Alfredo Relaño, directeur du quotidien sportif As.

Solari, de son côté, a maladroitement tenté de dédramatiser l'affaire. Après avoir qualifié l'affaire d'"élucubrations" médiatiques, il a implicitement reconnu un certain malaise: "Et puis d'ailleurs, les joueurs peuvent fêter leurs buts comme ils le souhaitent, tant qu'ils marquent", a-t-il dit.

- L'intégration manquée du "Golfeur" -

Ce nouvel épisode résume l'incompréhension persistante entre Bale et son pays d'accueil. En Espagne, l'attaquant au chignon agace beaucoup pour son incapacité à supporter la douleur: la presse a recensé plus d'une vingtaine de blessures, plus ou moins sérieuses, en six saisons.

Et son intégration limitée à la culture espagnole interroge aussi, comme par exemple le fait qu'il reconnaisse regarder du golf à la télévision plutôt que visionner les matches des futurs adversaires du Real.

Thibaut Courtois a d'ailleurs laissé échapper dans la presse le surnom de Bale au sein du vestiaire: "le Golfeur". Et les médias espagnols ont rapporté que le Gallois était l'un des rares à avoir manqué un récent dîner où tout l'effectif était convié.

Plus prosaïquement, sa pratique hésitante de l'espagnol a sans doute compliqué ses rapports avec ses partenaires. "En espagnol, je peux parler mais peut-être pas aborder tous les détails dont j'aurais besoin avec eux", a lui-même reconnu l'intéressé.

- Deux clasicos pour se rattraper ? -

D'ailleurs, au début du mois, Solari a dû utiliser des mots anglais en conférence de presse pour définir l'état d'esprit de Bale: "Lo veo +wired+" ("Je le trouve impliqué"). "Je veux qu'il retrouve les mêmes performances qu'au Mondial des clubs", avait alors ajouté le technicien argentin.

Visiblement, cette forme tarde à revenir, même si Solari a vanté dimanche soir la "hargne" de Bale. Peut-être une manière de piquer l'orgueil du Gallois avant ces deux clasicos cruciaux ? Une chose est sûre: à 29 ans, et alors que son contrat merengue s'achève en 2022, le gaucher doit vite se rattraper.

Car l'épatant Vinicius, probable titulaire mercredi en demi-finale retour de Coupe du Roi (aller: 1-1), transmet beaucoup plus de joie de vivre aux supporters que le bougon Gareth Bale...

- Une attitude "indigne" contre Levante -Acheté 100 millions d'euros en 2013 et auteur de deux buts en finale de la Ligue des champions l'an dernier contre Liverpool (3-1), Bale devrait être un joueur incontournable au Real, surtout depuis le départ à l'intersaison de Ronaldo à la Juventus. Sauf qu'avec l'entraîneur Santiago Solari, nommé fin octobre, le Gallois a vu son statut s'effriter. S'il a inscrit un triplé pour remporter le Mondial des clubs en décembre, il n'a été titulaire qu'à trois reprises en neuf apparitions depuis janvier... Victime, comme d'autres, de l'éclosion de la pépite brésilienne Vinicius (18 ans).Entré à la 74e minute dimanche contre Levante, le natif de Cardiff n'a pas caché sa contrariété: lorsqu'il a transformé le penalty de la victoire, il a gardé un visage fermé, rejetant vivement l'accolade de son partenaire Lucas Vazquez.Un geste "très laid", selon la presse espagnole, unanime. "Il a préféré faire l'intéressant. C'est une attitude indigne", a asséné dans un éditorial Alfredo Relaño, directeur du quotidien sportif As.Solari, de son côté, a maladroitement tenté de dédramatiser l'affaire. Après avoir qualifié l'affaire d'"élucubrations" médiatiques, il a implicitement reconnu un certain malaise: "Et puis d'ailleurs, les joueurs peuvent fêter leurs buts comme ils le souhaitent, tant qu'ils marquent", a-t-il dit.- L'intégration manquée du "Golfeur" -Ce nouvel épisode résume l'incompréhension persistante entre Bale et son pays d'accueil. En Espagne, l'attaquant au chignon agace beaucoup pour son incapacité à supporter la douleur: la presse a recensé plus d'une vingtaine de blessures, plus ou moins sérieuses, en six saisons.Et son intégration limitée à la culture espagnole interroge aussi, comme par exemple le fait qu'il reconnaisse regarder du golf à la télévision plutôt que visionner les matches des futurs adversaires du Real. Thibaut Courtois a d'ailleurs laissé échapper dans la presse le surnom de Bale au sein du vestiaire: "le Golfeur". Et les médias espagnols ont rapporté que le Gallois était l'un des rares à avoir manqué un récent dîner où tout l'effectif était convié.Plus prosaïquement, sa pratique hésitante de l'espagnol a sans doute compliqué ses rapports avec ses partenaires. "En espagnol, je peux parler mais peut-être pas aborder tous les détails dont j'aurais besoin avec eux", a lui-même reconnu l'intéressé.- Deux clasicos pour se rattraper ? -D'ailleurs, au début du mois, Solari a dû utiliser des mots anglais en conférence de presse pour définir l'état d'esprit de Bale: "Lo veo +wired+" ("Je le trouve impliqué"). "Je veux qu'il retrouve les mêmes performances qu'au Mondial des clubs", avait alors ajouté le technicien argentin.Visiblement, cette forme tarde à revenir, même si Solari a vanté dimanche soir la "hargne" de Bale. Peut-être une manière de piquer l'orgueil du Gallois avant ces deux clasicos cruciaux ? Une chose est sûre: à 29 ans, et alors que son contrat merengue s'achève en 2022, le gaucher doit vite se rattraper. Car l'épatant Vinicius, probable titulaire mercredi en demi-finale retour de Coupe du Roi (aller: 1-1), transmet beaucoup plus de joie de vivre aux supporters que le bougon Gareth Bale...