L'URBSFA (Union belge de football) a mis sur pied une plate-forme sur la Coupe du monde au Qatar qui doit se disputer fin 2022. La FIFA, des organisations de défense des droits de l'homme et plusieurs syndicats y partagent certaines informations sur l'événement et son contexte, annonce l'Union belge mercredi dans un communiqué.

"Au cours de ces derniers mois, l'URBSFA s'est concertée avec différents acteurs sur la situation des travailleurs migrants au Qatar. Ces entretiens ont mis en évidence la nécessité d'avoir des informations précises ainsi que la volonté d'instaurer ensemble des améliorations durables. C'est pour ces raisons que l'URBSFA a décidé de créer une plateforme d'informations et de concertation sur le Qatar après avoir réuni la FIFA, les ONG Amnesty International Vlaanderen (AIVL) et Amnesty International Belgique Francophone (AIBF) ainsi que les syndicats CSC BIE et FGTB Construction autour de la table", explique l'Union belge dans un communiqué.

Les membres de la plateforme vont partager leurs expertises et leurs points de vue ainsi que leurs informations et leurs inquiétudes quant aux conditions de travail et de vie de tous les travailleurs impliqués dans l'organisation de la Coupe du monde (construction, services, sécurité). Ils souhaitent par ailleurs s'assurer que le football joue un rôle catalyseur durable et permanent du changement au Qatar et au Moyen-Orient dans le domaine des droits de l'homme et des conditions de travail et de vie pour tous les groupes de la population.

"Toutes les parties reconnaissent que le Qatar a réalisé, au cours de ces dernières années, d'importantes avancées susceptibles d'améliorer la situation des travailleurs migrants dans le pays. (...) Mais il y a encore beaucoup de pain sur la planche", commente Peter Bossaert, CEO de l'URBSFA. "Nous sommes convaincus que l'organisation de la Coupe du Monde aura un effet de levier à de nombreux égards. Nous devons veiller à ce que la nouvelle loi sur le travail ne reste pas lettre morte et à ce qu'elle soit appliquée concrètement, également après la Coupe du Monde. En outre, nous ne voulons pas uniquement nous concentrer sur le sort des travailleurs migrants dans la construction (des stades), mais aussi sur celui de nombreux travailleurs actifs dans l'hôtellerie et la sécurité ou comme personnel de maison et chauffeurs", ajoute-t-il.

"Bien que le Qatar ait instauré d'importantes réformes ces dernières années pour mieux protéger les droits de l'homme des travailleurs, de nombreuses questions demeurent quant à l'application et le respect de ces réformes sur le terrain", indique pour sa part François Graas, coordinateur campagnes et plaidoyer chez Amnesty International Belgique Francophone. "À l'approche de la Coupe du monde, il est primordial que le monde du football joue un rôle actif dans l'évolution des droits des deux millions de travailleurs migrants sans qui la Coupe du monde 2022 ne serait tout simplement pas possible", conclut M. Graas.

L'URBSFA (Union belge de football) a mis sur pied une plate-forme sur la Coupe du monde au Qatar qui doit se disputer fin 2022. La FIFA, des organisations de défense des droits de l'homme et plusieurs syndicats y partagent certaines informations sur l'événement et son contexte, annonce l'Union belge mercredi dans un communiqué."Au cours de ces derniers mois, l'URBSFA s'est concertée avec différents acteurs sur la situation des travailleurs migrants au Qatar. Ces entretiens ont mis en évidence la nécessité d'avoir des informations précises ainsi que la volonté d'instaurer ensemble des améliorations durables. C'est pour ces raisons que l'URBSFA a décidé de créer une plateforme d'informations et de concertation sur le Qatar après avoir réuni la FIFA, les ONG Amnesty International Vlaanderen (AIVL) et Amnesty International Belgique Francophone (AIBF) ainsi que les syndicats CSC BIE et FGTB Construction autour de la table", explique l'Union belge dans un communiqué. Les membres de la plateforme vont partager leurs expertises et leurs points de vue ainsi que leurs informations et leurs inquiétudes quant aux conditions de travail et de vie de tous les travailleurs impliqués dans l'organisation de la Coupe du monde (construction, services, sécurité). Ils souhaitent par ailleurs s'assurer que le football joue un rôle catalyseur durable et permanent du changement au Qatar et au Moyen-Orient dans le domaine des droits de l'homme et des conditions de travail et de vie pour tous les groupes de la population. "Toutes les parties reconnaissent que le Qatar a réalisé, au cours de ces dernières années, d'importantes avancées susceptibles d'améliorer la situation des travailleurs migrants dans le pays. (...) Mais il y a encore beaucoup de pain sur la planche", commente Peter Bossaert, CEO de l'URBSFA. "Nous sommes convaincus que l'organisation de la Coupe du Monde aura un effet de levier à de nombreux égards. Nous devons veiller à ce que la nouvelle loi sur le travail ne reste pas lettre morte et à ce qu'elle soit appliquée concrètement, également après la Coupe du Monde. En outre, nous ne voulons pas uniquement nous concentrer sur le sort des travailleurs migrants dans la construction (des stades), mais aussi sur celui de nombreux travailleurs actifs dans l'hôtellerie et la sécurité ou comme personnel de maison et chauffeurs", ajoute-t-il. "Bien que le Qatar ait instauré d'importantes réformes ces dernières années pour mieux protéger les droits de l'homme des travailleurs, de nombreuses questions demeurent quant à l'application et le respect de ces réformes sur le terrain", indique pour sa part François Graas, coordinateur campagnes et plaidoyer chez Amnesty International Belgique Francophone. "À l'approche de la Coupe du monde, il est primordial que le monde du football joue un rôle actif dans l'évolution des droits des deux millions de travailleurs migrants sans qui la Coupe du monde 2022 ne serait tout simplement pas possible", conclut M. Graas.