Autant, on peut rire d'un gouvernement français qui se déclare en guerre, mais autorise les footings ; autant, on ne peut que prendre conscience de la gravité de la situation quand on apprend que le Championnat d'Europe des nations 2020 n'aura pas lieu. Le report d'une grande compétition, pour quelque raison que ce soit, c'est une vieille angoisse pour tout footeux qui se respecte. Dans l'ordre ces dernières années : le retard à plus d'un stade du Brésil en 2014, les Jeux Olympiques d'hiver organisé dans une station balnéaire à Sotchi la même année, l'Euro 2016 post attentat en France, les abus et exploitations déplorés par Human Rights Watch (HRW) en marge du Mondial 2018 de Poutine en Russie. Quatre exemples et autant de bonnes raisons de mettre le sport en quarantaine qui n'ont jamais su mobiliser par-delà les petits milieux alter mondialistes. Parce que souvent, le sport et le football en tête, s'amuse à être au-dessus des lois.

En deux mois, le Coronavirus a, lui, mis tout le monde d'accord. Réunis par visioconférence interposé, il n'a pas fallu une heure aux hautes instances dirigeantes de l'UEFA pour confirmer ce que tout le monde attendait : le report de l'Euro 2020 à 2021. Celui-ci se déroulera finalement du 11 juin au 11 juillet 2021 (au lieu du 12 juin au 12 juillet 2020). Un report rendu nécessaire par la suspension momentanée et quasiment planétaire des compétitions nationales, mais aussi et surtout de la Ligue des Champions et de la Ligue Europa.

Gourmandes en droits télés, il est inenvisageable, à ce stade, d'imaginer que ces deux compétitions n'aillent pas à leur terme. Quelle qu'en soit le prix. C'est la raison pour laquelle l'UEFA par l'intermédiaire d'Aleksander Ceferin, son président et de Theodore Theodoridis, son secrétaire général, a bien communiqué que si ses compétitions étaient actuellement gelées dans l'attente de conditions sanitaires plus clémentes ; deux groupes de travail avait aussi été mis sur pied pour réfléchir dès maintenant à la suite à donner au calendrier continental. Ce comprendre, convenir d'un calendrier permettant la clôture de ses deux compétitions majeures en juin et juillet prochain.

Crise mondiale ou pas, l'UEFA n'a jamais eu pour habitude de perdre le nord. En postposant d'un an un Euro censé célébrer les 60 ans de la compétition, l'instance qui régit le football européen espère s'éviter une crise d'une toute autre ampleur. Celle qui consisterait à devoir jeter le rideau sur une saison sans apothéose sportive. Une situation inédite qui la placerait de facto en porte à faux vis-à-vis de l'ensemble des clubs du continent. A tous les moins des plus puissants encore en lice en Ligue des Champions. En annonçant à toute hâte le report de l'Euro, l'UEFA se préserve pour l'instant du scénario du pire.

Autant, on peut rire d'un gouvernement français qui se déclare en guerre, mais autorise les footings ; autant, on ne peut que prendre conscience de la gravité de la situation quand on apprend que le Championnat d'Europe des nations 2020 n'aura pas lieu. Le report d'une grande compétition, pour quelque raison que ce soit, c'est une vieille angoisse pour tout footeux qui se respecte. Dans l'ordre ces dernières années : le retard à plus d'un stade du Brésil en 2014, les Jeux Olympiques d'hiver organisé dans une station balnéaire à Sotchi la même année, l'Euro 2016 post attentat en France, les abus et exploitations déplorés par Human Rights Watch (HRW) en marge du Mondial 2018 de Poutine en Russie. Quatre exemples et autant de bonnes raisons de mettre le sport en quarantaine qui n'ont jamais su mobiliser par-delà les petits milieux alter mondialistes. Parce que souvent, le sport et le football en tête, s'amuse à être au-dessus des lois.En deux mois, le Coronavirus a, lui, mis tout le monde d'accord. Réunis par visioconférence interposé, il n'a pas fallu une heure aux hautes instances dirigeantes de l'UEFA pour confirmer ce que tout le monde attendait : le report de l'Euro 2020 à 2021. Celui-ci se déroulera finalement du 11 juin au 11 juillet 2021 (au lieu du 12 juin au 12 juillet 2020). Un report rendu nécessaire par la suspension momentanée et quasiment planétaire des compétitions nationales, mais aussi et surtout de la Ligue des Champions et de la Ligue Europa.Gourmandes en droits télés, il est inenvisageable, à ce stade, d'imaginer que ces deux compétitions n'aillent pas à leur terme. Quelle qu'en soit le prix. C'est la raison pour laquelle l'UEFA par l'intermédiaire d'Aleksander Ceferin, son président et de Theodore Theodoridis, son secrétaire général, a bien communiqué que si ses compétitions étaient actuellement gelées dans l'attente de conditions sanitaires plus clémentes ; deux groupes de travail avait aussi été mis sur pied pour réfléchir dès maintenant à la suite à donner au calendrier continental. Ce comprendre, convenir d'un calendrier permettant la clôture de ses deux compétitions majeures en juin et juillet prochain.Crise mondiale ou pas, l'UEFA n'a jamais eu pour habitude de perdre le nord. En postposant d'un an un Euro censé célébrer les 60 ans de la compétition, l'instance qui régit le football européen espère s'éviter une crise d'une toute autre ampleur. Celle qui consisterait à devoir jeter le rideau sur une saison sans apothéose sportive. Une situation inédite qui la placerait de facto en porte à faux vis-à-vis de l'ensemble des clubs du continent. A tous les moins des plus puissants encore en lice en Ligue des Champions. En annonçant à toute hâte le report de l'Euro, l'UEFA se préserve pour l'instant du scénario du pire.