En décidant de quitter le navire brugeois en pleine trêve hivernale, Philippe Clement s'est lancé dans un défi de taille. Malgré un regain de forme déjà entamé par les Monégasques sous les ordres de Niko Kovac, l'équipe du Rocher aspirait à une certaine métamorphose de son football. Charmés par l'audace affichée par le Club version Clement en Ligue des Champions, les dirigeants ont donc décidé de lui confier les rênes de leur noyau jeune et prometteur. Huit matches, quatre victoires et une seule défaite plus tard, l'heure d'un premier bilan chiffré est arrivée. Malgré les blessures et les semaines chargées par un parcours abouti en Coupe de France, les datas montrent-elles déjà un changement dans le football de l'ASM ?

Plus faible différence de but du top 7 français au moment du départ de Kovac, Monaco manquait clairement de marge sur ses adversaires dans un championnat où les duels sont toujours indécis. Clement en a fait l'expérience d'emblée, avec un nul blanc à La Beaujoire pour entamer son mandat. Reste que le coach belge est parvenu à augmenter la différence entre les occasions créées et concédées par ses couleurs en l'espace de quelques rencontres, malgré une défense un peu plus exposée. Si l'équipe du Rocher concède désormais une moyenne de 4,63 tirs cadrés par match, contre 3,5 sous Kovac, les fissures défensives sont largement compensées par une augmentation de la menace offensive, passée de 3,75 à 5,63 tentatives cadrées par rencontre. Qui plus est, concéder plus n'est visiblement pas synonyme d'aller chercher plus souvent le ballon au fond de ses filets : en huit sorties sous les ordres de leur nouvel entraîneur, les coéquipiers d'Aurélien Tchouaméni ont gardé leurs filets inviolés à cinq reprises.

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Avec le ballon, le Monaco version Clement est moins soigneux et plus complet. Moins de passes (de 435 à 401) et donc forcément de possession (de 55,8 à 53,3%), mais une présence plus importante aux abords du but adverse : les Monégasques de 2022 centrent plus souvent et plus précisément que l'année précédente (14,3 centres par match avec 30% de précision au premier tour, 19 centres avec 34% de réussite depuis le début du second), et touchent plus souvent le ballon dans la surface de leur opposant (de 19,7 à 22,5 fois par rencontre).

À première vue, le spectacle est donc en augmentation du côté du Stade Louis II, sans pour autant porter préjudice à l'autre bout du terrain. Tout simplement parce que la balance entre ce que les hommes de Philippe Clement se créent et ce qu'ils concèdent est devenue plus favorable. Sans pour autant atteindre les sommets offensifs de l'homme aux trois couronnes belges. À Genk puis à Bruges, l'Anversois a ainsi maintenu pendant trois saisons une production d'occasions impressionnante, culminant à une moyenne de 2,06 expected goals créés par match. Ses Monégasques en sont encore loin, avec 1,73 xG par rencontre depuis son arrivée. Bien plus, néanmoins, que les 1,48 actés au premier tour sous les ordres de Kovac. Un signe que le Belge est sur la bonne voie. Celle qui pourrait bien le mener au sommet du Rocher.

En décidant de quitter le navire brugeois en pleine trêve hivernale, Philippe Clement s'est lancé dans un défi de taille. Malgré un regain de forme déjà entamé par les Monégasques sous les ordres de Niko Kovac, l'équipe du Rocher aspirait à une certaine métamorphose de son football. Charmés par l'audace affichée par le Club version Clement en Ligue des Champions, les dirigeants ont donc décidé de lui confier les rênes de leur noyau jeune et prometteur. Huit matches, quatre victoires et une seule défaite plus tard, l'heure d'un premier bilan chiffré est arrivée. Malgré les blessures et les semaines chargées par un parcours abouti en Coupe de France, les datas montrent-elles déjà un changement dans le football de l'ASM ?Plus faible différence de but du top 7 français au moment du départ de Kovac, Monaco manquait clairement de marge sur ses adversaires dans un championnat où les duels sont toujours indécis. Clement en a fait l'expérience d'emblée, avec un nul blanc à La Beaujoire pour entamer son mandat. Reste que le coach belge est parvenu à augmenter la différence entre les occasions créées et concédées par ses couleurs en l'espace de quelques rencontres, malgré une défense un peu plus exposée. Si l'équipe du Rocher concède désormais une moyenne de 4,63 tirs cadrés par match, contre 3,5 sous Kovac, les fissures défensives sont largement compensées par une augmentation de la menace offensive, passée de 3,75 à 5,63 tentatives cadrées par rencontre. Qui plus est, concéder plus n'est visiblement pas synonyme d'aller chercher plus souvent le ballon au fond de ses filets : en huit sorties sous les ordres de leur nouvel entraîneur, les coéquipiers d'Aurélien Tchouaméni ont gardé leurs filets inviolés à cinq reprises.Avec le ballon, le Monaco version Clement est moins soigneux et plus complet. Moins de passes (de 435 à 401) et donc forcément de possession (de 55,8 à 53,3%), mais une présence plus importante aux abords du but adverse : les Monégasques de 2022 centrent plus souvent et plus précisément que l'année précédente (14,3 centres par match avec 30% de précision au premier tour, 19 centres avec 34% de réussite depuis le début du second), et touchent plus souvent le ballon dans la surface de leur opposant (de 19,7 à 22,5 fois par rencontre).À première vue, le spectacle est donc en augmentation du côté du Stade Louis II, sans pour autant porter préjudice à l'autre bout du terrain. Tout simplement parce que la balance entre ce que les hommes de Philippe Clement se créent et ce qu'ils concèdent est devenue plus favorable. Sans pour autant atteindre les sommets offensifs de l'homme aux trois couronnes belges. À Genk puis à Bruges, l'Anversois a ainsi maintenu pendant trois saisons une production d'occasions impressionnante, culminant à une moyenne de 2,06 expected goals créés par match. Ses Monégasques en sont encore loin, avec 1,73 xG par rencontre depuis son arrivée. Bien plus, néanmoins, que les 1,48 actés au premier tour sous les ordres de Kovac. Un signe que le Belge est sur la bonne voie. Celle qui pourrait bien le mener au sommet du Rocher.