"Divine" pour Tuttosport, "Mythique" pour la Gazzetta et "Magique" pour le Corriere: les quotidiens sportifs se sont extasiés jeudi sur l'exploit de "la Dea", la déesse en italien, le surnom de l'Atalanta.

Tous faisaient aussi le parallèle avec l'échec la veille de l'Inter Milan et rappelaient qu'il y aurait donc bien un printemps européen à San Siro, où l'Atalanta joue ses matches de C1 en attendant la fin des travaux dans son stade Atleti Azzurri d'Italia, mais pas avec l'équipe attendue.

Sur les réseaux sociaux, les plus caustiques évoquaient aussi la phrase d'Antonio Conte, entraîneur de l'Inter qui, en 2014, avait critiqué le mercato réalisé par la Juventus, son club d'alors, en estimant qu'on ne pouvait pas "manger dans un restaurant à 100 euros avec 10 euros en poche".

L'Atalanta, elle, est entrée dans le restaurant à 100 euros et a fait un festin avec trois fois rien dans le portefeuille.

En début de saison, la Gazzetta avait en effet estimé sa masse salariale totale à 36 millions d'euros, soit la 13e seulement de Serie A, derrière Bologne ou Cagliari, et à peine plus que le salaire du seul Cristiano Ronaldo à la Juve (31M).

Et si tout le monde a souligné que seuls les cinq grands championnats seraient représentés en 8e de finale de la C1 en février, il y aura donc bien un intrus lundi au tirage au sort.

"Football à l'arme blanche"

L'Atalanta en effet est un petit club, qui n'a jamais rien gagné, en dehors d'une Coupe d'Italie en... 1963. Mais tout a changé en 2016 avec l'arrivée de l'entraîneur Gian Piero Gasperini et de son "football à l'arme blanche", comme l'écrivait la saison dernière la Gazzetta pour décrire le jeu hyper-agressif développé par le technicien.

Avec lui, l'Atalanta a fini 4e, 7e et surtout 3e la saison dernière, le meilleur classement de son histoire, qui lui a ouvert les portes de la C1.

Après trois journées pourtant, "Gasp" et sa troupe n'avaient pas inscrit le moindre point et avaient déjà encaissé 12 buts. L'apprentissage était brutal.

Mais il faut croire que De Roon, Castagne, Gosens et tous les autres soldats méconnus qui accompagnent les brillants Ilicic, Zapata et "Papu" Gomez apprennent vite. Les sept points pris lors des trois matches retour ont suffi et voilà l'Atalanta dans le Top 16.

A Bergame, dès le coup de sifflet final, le centre-ville a été envahi par des centaines de tifosi et à l'aéroport, à trois heures du matin, ils étaient près de 2000 à fêter le retour des héros, drapeaux et fumigènes en mains.

Luis Muriel et "Papu" Gomez sont même montés sur le toit du bus pour ne rien rater de la fête. Quelques heures plus tôt, le talentueux capitaine argentin de la "Dea" avait résumé l'affaire. "Il n'y a pas de mots. C'est une émotion unique, quelque chose qui restera dans l'histoire de ce club et du football."

"Divine" pour Tuttosport, "Mythique" pour la Gazzetta et "Magique" pour le Corriere: les quotidiens sportifs se sont extasiés jeudi sur l'exploit de "la Dea", la déesse en italien, le surnom de l'Atalanta.Tous faisaient aussi le parallèle avec l'échec la veille de l'Inter Milan et rappelaient qu'il y aurait donc bien un printemps européen à San Siro, où l'Atalanta joue ses matches de C1 en attendant la fin des travaux dans son stade Atleti Azzurri d'Italia, mais pas avec l'équipe attendue.Sur les réseaux sociaux, les plus caustiques évoquaient aussi la phrase d'Antonio Conte, entraîneur de l'Inter qui, en 2014, avait critiqué le mercato réalisé par la Juventus, son club d'alors, en estimant qu'on ne pouvait pas "manger dans un restaurant à 100 euros avec 10 euros en poche".L'Atalanta, elle, est entrée dans le restaurant à 100 euros et a fait un festin avec trois fois rien dans le portefeuille.En début de saison, la Gazzetta avait en effet estimé sa masse salariale totale à 36 millions d'euros, soit la 13e seulement de Serie A, derrière Bologne ou Cagliari, et à peine plus que le salaire du seul Cristiano Ronaldo à la Juve (31M).Et si tout le monde a souligné que seuls les cinq grands championnats seraient représentés en 8e de finale de la C1 en février, il y aura donc bien un intrus lundi au tirage au sort.L'Atalanta en effet est un petit club, qui n'a jamais rien gagné, en dehors d'une Coupe d'Italie en... 1963. Mais tout a changé en 2016 avec l'arrivée de l'entraîneur Gian Piero Gasperini et de son "football à l'arme blanche", comme l'écrivait la saison dernière la Gazzetta pour décrire le jeu hyper-agressif développé par le technicien.Avec lui, l'Atalanta a fini 4e, 7e et surtout 3e la saison dernière, le meilleur classement de son histoire, qui lui a ouvert les portes de la C1.Après trois journées pourtant, "Gasp" et sa troupe n'avaient pas inscrit le moindre point et avaient déjà encaissé 12 buts. L'apprentissage était brutal.Mais il faut croire que De Roon, Castagne, Gosens et tous les autres soldats méconnus qui accompagnent les brillants Ilicic, Zapata et "Papu" Gomez apprennent vite. Les sept points pris lors des trois matches retour ont suffi et voilà l'Atalanta dans le Top 16.A Bergame, dès le coup de sifflet final, le centre-ville a été envahi par des centaines de tifosi et à l'aéroport, à trois heures du matin, ils étaient près de 2000 à fêter le retour des héros, drapeaux et fumigènes en mains.Luis Muriel et "Papu" Gomez sont même montés sur le toit du bus pour ne rien rater de la fête. Quelques heures plus tôt, le talentueux capitaine argentin de la "Dea" avait résumé l'affaire. "Il n'y a pas de mots. C'est une émotion unique, quelque chose qui restera dans l'histoire de ce club et du football."