Forces et faiblesses

Au début de cette saison, peu de gens voyaient l'AC Milan comme l'un des favoris pour le titre. Pourtant, en 2020/21, les Rossoneri étaient devenus vice-champions et avait retrouvé les joies des soirées de Ligue des champions pour la première fois depuis des années. "C'est vraiment étrange que personne ne nous croit capable de gagner le titre", a déclaré l'entraîneur Stefano Pioli, surpris par le manque de confiance des observateurs envers de son équipe. Le grand favori était la Juventus, sûrement en raison du retour de son ancien entraîneur fétiche, Max Allegri. Au final, la Vecchia Signora sera loin du compte...
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Au début de cette saison, peu de gens voyaient l'AC Milan comme l'un des favoris pour le titre. Pourtant, en 2020/21, les Rossoneri étaient devenus vice-champions et avait retrouvé les joies des soirées de Ligue des champions pour la première fois depuis des années. "C'est vraiment étrange que personne ne nous croit capable de gagner le titre", a déclaré l'entraîneur Stefano Pioli, surpris par le manque de confiance des observateurs envers de son équipe. Le grand favori était la Juventus, sûrement en raison du retour de son ancien entraîneur fétiche, Max Allegri. Au final, la Vecchia Signora sera loin du compte... Au final, l'AC Milan a terminé avec 86 points au compteur en Serie A. C'est le nombre d'unités le plus élevé que le club ait jamais atteint dans son histoire. Lors de ses 34 rencontres, il n'a perdu que quatre fois et n'a concédé que 31 buts, ce qui en fait la meilleure défense de la compétition. Prenez ça, bookmakers! La force mentale au sein du groupe de joueurs a été l'une des grandes caractéristiques de cette équipe. Si elle perdait un match à cause d'un but tardif, elle rectifiait le tir lors du duel suivant en réalisant une grande performance. Même s'il a parfois perdu quelques points évitable, l'AC Milan s'est avéré être l'équipe la plus régulière d'Italie, ce qui n'est pas facile dans un championnat plein de rebondissements.En plus d'un bon état d'esprit, Milan a pu compter sur quelques nouvelles et jeunes stars qui se sont montrées décisives : Rafael Leao s'est totalement épanoui, Sandro Tonali, est devenu le leader au milieu de terrain après une mauvaise saison et Theo Hernandez, l'homme qui a orchestré les offensives en tant que latéral gauche. A ce trio, il faut rajouter la paire Fikayo Tomori et Pierre Kalulu, qui a formé l'épine dorsale de la meilleure défense de la Botte. Grâce à cette association réussie, tout le monde a oublié l'absence de l'expérimenté Simon Kjaer.On en oublierait presque que Zlatan Ibrahimovic était l'homme qui portait l'équipe l'an dernier. Cette saison, il a enchaîné les blessures et n'a donc pratiquement eu aucun impact sur le titre d'Il Diavolo. On peut toutefois dire que son absence a également eu un impact sur les performances de l'équipe puisque Milan a éprouvé plus de difficultés à faire trembler les filets. Avec 69 buts inscrits, Milan n'occupe que la quatrième place des équipes les plus efficaces de Serie A et fait à peine mieux que l'Hellas Verona (65) et Sassuolo (64), qui ne figurent pourtant pas parmi les sept premiers du championnat. La saison dernière, les Rossoneri avaient secoué les filets adverses à 74 reprises, soit cinq réalisations de plus que cette année. Les meilleurs artificiers ont été Rafael Leão et Olivier Giroud, qui jouaient pratiquement à tour de rôle. La plupart des matchs ont été remportés par la plus petite des marges, alors que l'Inter, Naples et la Juventus s'imposaient souvent avec plusieurs buts d'écart. Si Milan veut poursuivre son hégémonie l'année prochaine, il devra renforcer son secteur offensif.Avant d'être désigné comme nouveau T1 de Milan en octobre 2019, Stefano Pioli ne présentait pas un CV extraordinaire. Il restait sur deux belles saisons à la Fiorentina, mais celles-ci faisaient suite à un passage de courte durée et douloureux à l'Inter, où le #Pioliout était devenu populaire avant même sa nomination. À l'AC Milan, Pioli semblait parti pour un nouvel échec. On ne le voyait pas ramener la gloire d'antan à San Siro, surtout quand l'arrivée de Ralf Rangnick à sa place en juillet avait semblé quasiment acquise. Avec le refus du technicien allemand et une bonne campagne des transferts, Pioli est resté sur le banc et a pu construire une équipe capable de jouer le haut du classement. Cette décision de continuer avec l'Italien était finalement la bonne et le contraste est saisissant quand on regarde le résultat du passage de Rangnick à Manchester United.Qui se souvient aujourd'hui que Stefano Pioli aurait pu faire ses valises après seulement quelques mois ? Le T1 est désormais devenu un héros pour les tifosi milanais. Il est l'homme qui a ramené le club au sommet avec une première participation à la Champions League depuis des années et maintenant avec le premier Scudetto depuis 11 ans. Son crédit est désormais très important à l'ombre de San Siro.Pioli se distingue des autres coaches grâce à gestion humaine. Il est comme un père pour son groupe de joueurs, qui scandent "Pioli on fire" chaque fois qu'ils sont dans le bus après le match. "Je suis amoureux de ce groupe", a admis l'entraîneur italien il y a quelque temps. Et cet amour semble clairement être mutuel.Champion de France avec Lille, Mike Maignan est arrivé l'été dernier à Milan avec une lourde succession à reprendre. Remplacer le numéro 1 italien et récent champion d'Europe Gianluigi Donnarumma n'était pas une mince affaire. Ce dernier avait refusé de prolonger en Lombardie pour une aventure plus lucrative au PSG. Milan avait même engagé le dernier rempart français avant que Donnarumma n'officialise son départ. .Aujourd'hui, les Milanisti ont presque oublié leur ancien gardien du temple qui a connu un exercice quelque peu compliqué dans la capitale française. Avec 17 clean sheets et seulement 21 buts concédés en 23 rencontrés, Maignan aurait pu être le joueur de la saison. D'autant plus qu'il a sauvé huit tous faits s'il l'on en croit les statistiques des Expected Goals Against. Entre octobre et novembre, le gardien français a été blessé et son importance s'est directement ressentie, puisque son remplaçant, Ciprian Tatarusanu, s'est retourné à dix reprises sur les six duels où il l'a suppléé. L'impact de Mike Maignan sur les résultats de Milan ne se voit pas que dans les arrêts, mais aussi dans son apport au pied. Il a adressé une passe décisive à Rafael Leão contre la Sampdoria. L'AC Milan peut donc se féliciter d'avoir trouver un tel remplaçant pour prendre la relève de son ancien produit du cru.En janvier dernier, aucun renfort n'a été enregistré à l'exception du jeune talent serbe Marko Lazetic (Étoile Rouge de Belgrade). Les fans étaient un peu inquiets de la situations, car les concurrents, avec la Juventus en tête, avaient été assez actifs. L'été s'annonce cependant plus mouvementé à Milanello. Avant même le rachat par le fonds d'investissement américain RedBird, les rumeurs sur d'importants transferts étaient nombreuses. Presque tous les noms ont circulé à San Siro. La venue de Divock Origi semble quasiment acquise. D'autres noms comme ceux de Noa Lang, Sebastien Haller et Renato Sanches sont cités depuis des mois. Quid du Diable rouge présent dans le noyau : Alexis Saelemaekers ? Le joueur formé à Anderlecht ne reste pas sur une très bonne saison. Les premiers mois avaient été excellents, mais il a commencé à disparaître de la circulation après le Nouvel An. Il pourrait servir de monnaie d'échange pour faire venir un joueur plus réputé à San Siro. On cite notamment le nom de Nicolò Zaniolo.L'avenir du club aux 19 Scudetti reste donc flou pour l'instant. Quels sont les projets de RedBird et du grand Gerry Cardinale pour le club ? Combien d'argent comptent-ils investir ? La situation devrait sans doute s'éclaircir dans les prochains mois. En attendant, la question que tout le monde se pose est la suivante : la nouvelle ère de l'AC Milan a-t-elle vraiment commencé ou va-t-elle s'effondrer à nouveau dans les mois et les années à venir ?