Des passes aussi tranchantes que ses propos: passeur décisif face aux Reds avec une ouverture de 40 mètres téléguidée vers Vinicius, le métronome allemand du Real paraît aussi incisif sur la pelouse qu'en-dehors.

"Je trouve que l'attribution du Mondial au Qatar n'était pas une bonne chose, pour plusieurs raisons", a lâché le champion du monde 2014 dans l'édition de son podcast datée du 30 mars, qu'il réalise avec son frère Felix.

"La première raison, ce sont les conditions des travailleurs (...) puis le fait que l'homosexualité soit pénalisée et punie au Qatar (...), et aussi que ce ne soit pas un pays de football", explique le joueur de 31 ans, qui a qualifié les conditions de travail sur les chantiers des stades d'"inacceptables".

Indéboulonnable

En pleine fenêtre internationale, Kroos s'est placé en première ligne des critiques visant l'attribution de l'organisation du Mondial-2022 au Qatar, et a été soutenu par tous ses coéquipiers de la sélection allemande: avant le coup d'envoi du match contre la Macédoine du Nord en qualifications pour le Mondial, les joueurs ont déployé ensemble une banderole proclamant: "Nous pour les 30!", une allusion aux 30 articles de la Charte des droits humains des Nations unies.

Alors que le journal allemand Bild a annoncé que le maître à jouer allemand a l'intention de quitter la sélection après l'Euro cet été (11 juin-11 juillet) et alors qu'il s'est légèrement blessé aux adducteurs durant la fenêtre internationale, Toni Kroos est revenu se reposer chez lui à Madrid... avant de se montrer encore tranchant, sur le terrain cette fois.

Impliqué sur les deux premiers buts du Real lors du succès 3-1 contre Liverpool à l'aller mardi, et auteur d'un coup franc direct (contré par le dos de Sergiño Dest) samedi lors du clasico de Liga remporté 2-1 contre le FC Barcelone, Kroos, à 31 ans, évolue à un niveau toujours très élevé.

Avec Casemiro et Luka Modric (respectivement 29 et 35 ans), il forme le milieu de terrain indéboulonnable de la "Maison blanche", celui qui a soulevé trois Ligues des champions de rang entre 2016 et 2018.

"Maestro confidentiel"

Dans une chronique intitulée "Kroos, le crack invisible" publiée dans le quotidien El Pais samedi, l'ancien joueur et directeur sportif du Real Madrid Jorge Valdano n'a pas tari d'éloges sur le milieu de terrain allemand, qualifié de "maestro confidentiel".

"(Il) donne le pouls à l'équipe, comme un marionnettiste", a écrit l'Argentin. "S'il est agressé, il joue court, s'il a une seconde il sert une passe de 40 mètres. Le tout à un rythme posé, comme un maestro qui enseigne comment jouer. Voir Kroos jouer est un spectacle à part", a résumé Valdano.

"Toni Kroos est toujours le premier a finir l'échauffement au Real. Pendant que ses coéquipiers finissent les exercices, lui se place à une dizaine de mètres du tunnel et commence à s'étirer. A l'entrée de la surface, Benzema, Lucas, Vinicius et Modric s'entraînent à tirer des coups francs. L'Allemand les observe, tranquillement, près de la touche. Comme un élève qui connaît déjà sa leçon", a remarqué le quotidien El Mundo au lendemain du succès face au Barça, rappelant que le Real n'avait plus marqué sur coup franc direct lors d'un clasico depuis Roberto Carlos en février 2000.

Le club merengue, lié à son N.8 jusqu'au 30 juin 2023, travaille déjà selon la presse à proposer une prolongation à son maître à jouer allemand. Et la presse madrilène se félicite régulièrement du prix relativement modeste qu'a coûté le milieu lors de son transfert du Bayern Munich en 2014: seulement 25 millions d'euros pour un titulaire incontournable, qui sera à nouveau à la baguette du Real Madrid mercredi contre Liverpool.

Des passes aussi tranchantes que ses propos: passeur décisif face aux Reds avec une ouverture de 40 mètres téléguidée vers Vinicius, le métronome allemand du Real paraît aussi incisif sur la pelouse qu'en-dehors."Je trouve que l'attribution du Mondial au Qatar n'était pas une bonne chose, pour plusieurs raisons", a lâché le champion du monde 2014 dans l'édition de son podcast datée du 30 mars, qu'il réalise avec son frère Felix."La première raison, ce sont les conditions des travailleurs (...) puis le fait que l'homosexualité soit pénalisée et punie au Qatar (...), et aussi que ce ne soit pas un pays de football", explique le joueur de 31 ans, qui a qualifié les conditions de travail sur les chantiers des stades d'"inacceptables".IndéboulonnableEn pleine fenêtre internationale, Kroos s'est placé en première ligne des critiques visant l'attribution de l'organisation du Mondial-2022 au Qatar, et a été soutenu par tous ses coéquipiers de la sélection allemande: avant le coup d'envoi du match contre la Macédoine du Nord en qualifications pour le Mondial, les joueurs ont déployé ensemble une banderole proclamant: "Nous pour les 30!", une allusion aux 30 articles de la Charte des droits humains des Nations unies.Alors que le journal allemand Bild a annoncé que le maître à jouer allemand a l'intention de quitter la sélection après l'Euro cet été (11 juin-11 juillet) et alors qu'il s'est légèrement blessé aux adducteurs durant la fenêtre internationale, Toni Kroos est revenu se reposer chez lui à Madrid... avant de se montrer encore tranchant, sur le terrain cette fois.Impliqué sur les deux premiers buts du Real lors du succès 3-1 contre Liverpool à l'aller mardi, et auteur d'un coup franc direct (contré par le dos de Sergiño Dest) samedi lors du clasico de Liga remporté 2-1 contre le FC Barcelone, Kroos, à 31 ans, évolue à un niveau toujours très élevé. Avec Casemiro et Luka Modric (respectivement 29 et 35 ans), il forme le milieu de terrain indéboulonnable de la "Maison blanche", celui qui a soulevé trois Ligues des champions de rang entre 2016 et 2018."Maestro confidentiel"Dans une chronique intitulée "Kroos, le crack invisible" publiée dans le quotidien El Pais samedi, l'ancien joueur et directeur sportif du Real Madrid Jorge Valdano n'a pas tari d'éloges sur le milieu de terrain allemand, qualifié de "maestro confidentiel"."(Il) donne le pouls à l'équipe, comme un marionnettiste", a écrit l'Argentin. "S'il est agressé, il joue court, s'il a une seconde il sert une passe de 40 mètres. Le tout à un rythme posé, comme un maestro qui enseigne comment jouer. Voir Kroos jouer est un spectacle à part", a résumé Valdano."Toni Kroos est toujours le premier a finir l'échauffement au Real. Pendant que ses coéquipiers finissent les exercices, lui se place à une dizaine de mètres du tunnel et commence à s'étirer. A l'entrée de la surface, Benzema, Lucas, Vinicius et Modric s'entraînent à tirer des coups francs. L'Allemand les observe, tranquillement, près de la touche. Comme un élève qui connaît déjà sa leçon", a remarqué le quotidien El Mundo au lendemain du succès face au Barça, rappelant que le Real n'avait plus marqué sur coup franc direct lors d'un clasico depuis Roberto Carlos en février 2000.Le club merengue, lié à son N.8 jusqu'au 30 juin 2023, travaille déjà selon la presse à proposer une prolongation à son maître à jouer allemand. Et la presse madrilène se félicite régulièrement du prix relativement modeste qu'a coûté le milieu lors de son transfert du Bayern Munich en 2014: seulement 25 millions d'euros pour un titulaire incontournable, qui sera à nouveau à la baguette du Real Madrid mercredi contre Liverpool.