"Quand tu es capitaine des Diables Rouges, quelque part, tu es un symbole national. Cela veut dire que dans les bons et mauvais moments, tu dois être capable de garder la tête haute, tirer tes amis. Tu dois être celui qui dit - Entre nous, il n'y a pas de clivages, on fait du sport ensemble, on va gagner ensemble". Ainsi parlait Pierre Kompany de son fils dans la série "Les Diables au coeur".

A l'heure actuelle, dans la lignée d'autres grands sportifs comme Eddy Merckx ou Paul Van Himst, Vincent Kompany s'apparente donc à une icône nationale. "Kim Clijsters et Justine Henin l'ont été à une époque mais elles n'apparaissaient pas sur autant de terrains que Kompany", explique le sociologue Jean-Michel Dewaele. "Ce qui me marque, c'est que c'est un riche qu'on apprécie, une gageure en cette période de crise."

Au même titre qu'un Arno ou un Stromae, Kompany plaît autant au Nord qu'au Sud du pays. "Mais il plaît avant tout parce qu'il gagne. Ensuite, s'il se détache des autres Diables Rouges, c'est parce qu'il est plus âgé que des Thibaut Courtois ou Eden Hazard mais surtout parce qu'il contrôle très bien son image, qu'il intervient intelligemment dans les débats de société et qu'il y a dans son investissement un aspect social qui plaît beaucoup. Il sait d'où il vient et il n'a pas oublié ses amis d'enfance. Cette fidélité qui ressemble à une certaine humilité ne peut qu'attirer la sympathie."

Alors Kompany est-il le miroir d'une nouvelle société belge ? "Je ne suis pas certain. Car la Belgique est composée de plusieurs sociétés et Kompany est le reflet d'une d'elles, la pluraliste, ouverte et multiculturelle. Il représente une facette de la population belge mais pas toute la Belgique."

Retrouvez l'intégralité de cet article dans Sport/Foot Magazine.

Stéphane Vande Velde

"Quand tu es capitaine des Diables Rouges, quelque part, tu es un symbole national. Cela veut dire que dans les bons et mauvais moments, tu dois être capable de garder la tête haute, tirer tes amis. Tu dois être celui qui dit - Entre nous, il n'y a pas de clivages, on fait du sport ensemble, on va gagner ensemble". Ainsi parlait Pierre Kompany de son fils dans la série "Les Diables au coeur". A l'heure actuelle, dans la lignée d'autres grands sportifs comme Eddy Merckx ou Paul Van Himst, Vincent Kompany s'apparente donc à une icône nationale. "Kim Clijsters et Justine Henin l'ont été à une époque mais elles n'apparaissaient pas sur autant de terrains que Kompany", explique le sociologue Jean-Michel Dewaele. "Ce qui me marque, c'est que c'est un riche qu'on apprécie, une gageure en cette période de crise." Au même titre qu'un Arno ou un Stromae, Kompany plaît autant au Nord qu'au Sud du pays. "Mais il plaît avant tout parce qu'il gagne. Ensuite, s'il se détache des autres Diables Rouges, c'est parce qu'il est plus âgé que des Thibaut Courtois ou Eden Hazard mais surtout parce qu'il contrôle très bien son image, qu'il intervient intelligemment dans les débats de société et qu'il y a dans son investissement un aspect social qui plaît beaucoup. Il sait d'où il vient et il n'a pas oublié ses amis d'enfance. Cette fidélité qui ressemble à une certaine humilité ne peut qu'attirer la sympathie." Alors Kompany est-il le miroir d'une nouvelle société belge ? "Je ne suis pas certain. Car la Belgique est composée de plusieurs sociétés et Kompany est le reflet d'une d'elles, la pluraliste, ouverte et multiculturelle. Il représente une facette de la population belge mais pas toute la Belgique."Retrouvez l'intégralité de cet article dans Sport/Foot Magazine.Stéphane Vande Velde