Le joueur l'a annoncé en premier, avant que la FFF dans la foulée ne justifie son absence à l'Euro-2016 en évoquant "la capacité des joueurs à oeuvrer dans le sens de l'unité, au sein et autour du groupe" et "l'exemplarité et la préservation du groupe".

"Malheureusement pour moi et pour tous ceux qui m'ont toujours soutenu et supporté. Je ne serai pas sélectionné pour notre Euro en France...", avait d'abord twitté l'avant-centre du Real Madrid.

Le Président de la FFF, Noël Le Graët, et le sélectionneur Didier Deschamps, ont ensuite tenu "à rappeler que la performance sportive est un critère important mais pas exclusif pour décider de la sélection au sein de l'équipe de France de football", dans un texte commun.

Par ailleurs, la FFF, qui a "eu accès, en sa qualité de partie civile dans l'affaire de la tentative de chantage à l'encontre de Mathieu Valbuena, au contenu du dossier d'instruction", estime que "les éléments actuellement disponibles dans ce dossier ne permettent pas d'établir clairement l'implication des différents acteurs, notamment celle de M. Benzema". "Il reviendra à la justice d'établir les responsabilités des protagonistes", conclut la "3F" sur le volet judiciaire.

La FFF avait décrété le joueur du Real Madrid "non-sélectionnable" début décembre après sa mise en examen en novembre dans l'affaire du chantage à la sex-tape visant son coéquipier en Bleu Mathieu Valbuena. Le contrôle judiciaire lui interdisant de rencontrer le milieu de terrain de Lyon avait néanmoins été levé le mois dernier, poussant la Fédération à une réflexion qui s'est achevée ce mercredi.

Le joueur formé à Lyon était l'atout offensif numéro 1 des Bleus, avec 27 buts en 81 sélections avec la France.

L'avocat de Benzema en "veut au Premier ministre"

Éric Dupond-Moretti, l'avocat de Karim Benzema, a déclaré mercredi en "vouloir au Premier ministre de s'être mêlé de la sélection en équipe de France" de l'attaquant français, après l'annonce de sa non-participation à l'Euro-2016.

"J'en veux au Premier ministre de s'être mêlé de la sélection en équipe de France. Ce n'est pas son job", a déclaré Me Dupond-Moretti au micro de RMC. En effet, mi-mars, le Premier ministre Manuel Valls avait estimé que "les conditions (n'étaient) pas réunies" pour un retour de Benzema en équipe de France.

"Ils ne peuvent pas se fonder sur la mise en examen pour lui interdire l'Euro. C'est ce que je suis allé leur dire. A l'évidence, ce n'est pas retenu", a-t-il souligné à propos de la décision prise par la Fédération française de football.

"C'est leur décision (...) Si les critères sont sportifs, je m'incline. (...) En revanche, je connais des gens qui font leur travail en étant mis en examen", a-t-il poursuivi.

"Ce qui m'interpelle, c'est que l'on parle d'exemplarité. Mais pour quoi? Pour un délit dont il n'est pas avéré qu'il ait été commis?", a encore déclaré Me Dupont-Moretti sur RTL.

Le joueur l'a annoncé en premier, avant que la FFF dans la foulée ne justifie son absence à l'Euro-2016 en évoquant "la capacité des joueurs à oeuvrer dans le sens de l'unité, au sein et autour du groupe" et "l'exemplarité et la préservation du groupe". "Malheureusement pour moi et pour tous ceux qui m'ont toujours soutenu et supporté. Je ne serai pas sélectionné pour notre Euro en France...", avait d'abord twitté l'avant-centre du Real Madrid. Le Président de la FFF, Noël Le Graët, et le sélectionneur Didier Deschamps, ont ensuite tenu "à rappeler que la performance sportive est un critère important mais pas exclusif pour décider de la sélection au sein de l'équipe de France de football", dans un texte commun. Par ailleurs, la FFF, qui a "eu accès, en sa qualité de partie civile dans l'affaire de la tentative de chantage à l'encontre de Mathieu Valbuena, au contenu du dossier d'instruction", estime que "les éléments actuellement disponibles dans ce dossier ne permettent pas d'établir clairement l'implication des différents acteurs, notamment celle de M. Benzema". "Il reviendra à la justice d'établir les responsabilités des protagonistes", conclut la "3F" sur le volet judiciaire. La FFF avait décrété le joueur du Real Madrid "non-sélectionnable" début décembre après sa mise en examen en novembre dans l'affaire du chantage à la sex-tape visant son coéquipier en Bleu Mathieu Valbuena. Le contrôle judiciaire lui interdisant de rencontrer le milieu de terrain de Lyon avait néanmoins été levé le mois dernier, poussant la Fédération à une réflexion qui s'est achevée ce mercredi. Le joueur formé à Lyon était l'atout offensif numéro 1 des Bleus, avec 27 buts en 81 sélections avec la France.L'avocat de Benzema en "veut au Premier ministre" Éric Dupond-Moretti, l'avocat de Karim Benzema, a déclaré mercredi en "vouloir au Premier ministre de s'être mêlé de la sélection en équipe de France" de l'attaquant français, après l'annonce de sa non-participation à l'Euro-2016."J'en veux au Premier ministre de s'être mêlé de la sélection en équipe de France. Ce n'est pas son job", a déclaré Me Dupond-Moretti au micro de RMC. En effet, mi-mars, le Premier ministre Manuel Valls avait estimé que "les conditions (n'étaient) pas réunies" pour un retour de Benzema en équipe de France. "Ils ne peuvent pas se fonder sur la mise en examen pour lui interdire l'Euro. C'est ce que je suis allé leur dire. A l'évidence, ce n'est pas retenu", a-t-il souligné à propos de la décision prise par la Fédération française de football. "C'est leur décision (...) Si les critères sont sportifs, je m'incline. (...) En revanche, je connais des gens qui font leur travail en étant mis en examen", a-t-il poursuivi. "Ce qui m'interpelle, c'est que l'on parle d'exemplarité. Mais pour quoi? Pour un délit dont il n'est pas avéré qu'il ait été commis?", a encore déclaré Me Dupont-Moretti sur RTL.