Nous sommes le 22 avril 2018, la Juventus accueille Naples lors de la 34e journée de Serie A. Toute l'Italie a les yeux rivés sur son écran. Avec quatre points d'avance, la Juventus est en ballottage favorable pour décrocher un nouveau titre de champion, mais tout peut encore basculer. Dernière minute de jeu, Kalidou Koulibaly crucifie Gianluigi Buffon d'une tête puissante pour offrir la victoire aux siens. Le peuple napolitain se remet à rêver d'un premier titre depuis 1990. À quatre matches de la fin, la Vieille Dame n'a plus qu'un point d'avance et doit encore se déplacer sur les pelouses de l'Inter et de la Roma, tous les deux en lutte pour se qualifier pour la Ligue des champions. La Juventus fait finalement parler son expérience pour réaliser un dix sur douze, alors que Naples doit se contenter de sept points. Les supporters napolitains déchantent.

Andrea Pirlo, l'entraîneur de la Juventus., AFP
Andrea Pirlo, l'entraîneur de la Juventus. © AFP

Trois ans plus tard, tout a changé. Les joueurs, d'abord. Des titulaires de ce match, seuls huit joueurs sont encore là : trois du côté turinois et cinq Napolitains. Les coaches, ensuite. Dans le Piémont, Max Allegri est parti pour être remplacé par Maurizio Sarri, avant qu'il ne soit lui-même suppléé par Andrea Pirlo, dénué de toute expérience à ce niveau. Dans le sud de la Botte, Carlo Ancelotti est venu succéder à Sarri avant de se faire virer et de voir Gennaro Gattuso prendre sa place en décembre 2019. Mais surtout, les résultats et la dynamique ont changé.

De la course au titre à celle pour le top 4

Qu'il semble loin le temps où les deux formations s'affrontaient pour le Scudetto. Elles se battent désormais pour une place dans le top 4. Bloquées à 56 points, les deux équipes sont au pied du podium, à deux points de l'Atalanta. Une défaite ce soir à l'Allianz Stadium et la fin de la saison pourrait sérieusement se compliquer. Si la situation n'est pas forcément une surprise pour Naples, septième l'année passée, elle l'est beaucoup plus pour la Juventus, championne d'Italie les neuf dernières saisons.

Des formes différentes

Après un joli treize sur quinze en championnat, la Juventus s'est dernièrement effondrée pour offrir un triste spectacle face à Benevento (0-1) et au Torino (2-2). Bien trop dépendante de Cristiano Ronaldo, auteur de 42% des buts turinois en championnat, et de Federico Chiesa, la Vieille Dame ne fait plus peur et inquiète. En manque d'idées, Andrea Pirlo est largement remis en question et jouera gros ce soir pour sauver une saison qui est d'ores et déjà la pire de ces dix dernières années.

Dries Mertens tient la forme au Napoli., AGEFOTOSTOCK
Dries Mertens tient la forme au Napoli. © AGEFOTOSTOCK

En face, Naples se rend à Turin en pleine confiance. Vainqueur de ses quatre derniers matchs, le club de Dries Mertens s'appuie sur la troisième attaque du pays pour continuer à croire à une qualification pour la prochaine coupe aux grandes oreilles. Une victoire ce soir et les Napolitains remonteraient sur le podium pour la première fois depuis la 18e journée, à un petit point de la deuxième place du Milan AC.

Un match au départ prévu le 14 octobre

Match comptant pour la troisième journée de Serie A, ce Juventus-Naples n'a pas pu avoir lieu comme prévu à l'origine. Avec deux cas de Covid-19 au sein de l'effectif mi-octobre, le club d'Aurelio De Laurentiis avait suivi les instructions des autorités locales en confinant ses joueurs chez eux et ne pouvait donc pas se rendre à Turin pour la rencontre. Excuse refusée par la ligue italienne qui a d'abord donné la victoire à la Juventus sur tapis vert. Après un appel manqué, le Napoli s'est tourné vers le Comité Olympique Italien et a finalement obtenu gain de cause. Six mois plus tard, la rencontre aura donc finalement bien lieu ce mercredi, sur le coup de 18h45.

Sur le terrain un peu plus de deux heures avant les quarts de finale de Ligue des champions, les deux équipes se rappelleront sans doute l'importance de cette compétition pour elles. Dans une course à six pour récupérer les trois derniers sésames derrière l'Inter, la marge est très fine, les résultats sont impératifs. Le sprint final commence dès ce soir, dans un match qui sent la poudre.

Par Raphaël Deby

Nous sommes le 22 avril 2018, la Juventus accueille Naples lors de la 34e journée de Serie A. Toute l'Italie a les yeux rivés sur son écran. Avec quatre points d'avance, la Juventus est en ballottage favorable pour décrocher un nouveau titre de champion, mais tout peut encore basculer. Dernière minute de jeu, Kalidou Koulibaly crucifie Gianluigi Buffon d'une tête puissante pour offrir la victoire aux siens. Le peuple napolitain se remet à rêver d'un premier titre depuis 1990. À quatre matches de la fin, la Vieille Dame n'a plus qu'un point d'avance et doit encore se déplacer sur les pelouses de l'Inter et de la Roma, tous les deux en lutte pour se qualifier pour la Ligue des champions. La Juventus fait finalement parler son expérience pour réaliser un dix sur douze, alors que Naples doit se contenter de sept points. Les supporters napolitains déchantent.Trois ans plus tard, tout a changé. Les joueurs, d'abord. Des titulaires de ce match, seuls huit joueurs sont encore là : trois du côté turinois et cinq Napolitains. Les coaches, ensuite. Dans le Piémont, Max Allegri est parti pour être remplacé par Maurizio Sarri, avant qu'il ne soit lui-même suppléé par Andrea Pirlo, dénué de toute expérience à ce niveau. Dans le sud de la Botte, Carlo Ancelotti est venu succéder à Sarri avant de se faire virer et de voir Gennaro Gattuso prendre sa place en décembre 2019. Mais surtout, les résultats et la dynamique ont changé.Qu'il semble loin le temps où les deux formations s'affrontaient pour le Scudetto. Elles se battent désormais pour une place dans le top 4. Bloquées à 56 points, les deux équipes sont au pied du podium, à deux points de l'Atalanta. Une défaite ce soir à l'Allianz Stadium et la fin de la saison pourrait sérieusement se compliquer. Si la situation n'est pas forcément une surprise pour Naples, septième l'année passée, elle l'est beaucoup plus pour la Juventus, championne d'Italie les neuf dernières saisons.Après un joli treize sur quinze en championnat, la Juventus s'est dernièrement effondrée pour offrir un triste spectacle face à Benevento (0-1) et au Torino (2-2). Bien trop dépendante de Cristiano Ronaldo, auteur de 42% des buts turinois en championnat, et de Federico Chiesa, la Vieille Dame ne fait plus peur et inquiète. En manque d'idées, Andrea Pirlo est largement remis en question et jouera gros ce soir pour sauver une saison qui est d'ores et déjà la pire de ces dix dernières années.En face, Naples se rend à Turin en pleine confiance. Vainqueur de ses quatre derniers matchs, le club de Dries Mertens s'appuie sur la troisième attaque du pays pour continuer à croire à une qualification pour la prochaine coupe aux grandes oreilles. Une victoire ce soir et les Napolitains remonteraient sur le podium pour la première fois depuis la 18e journée, à un petit point de la deuxième place du Milan AC.Match comptant pour la troisième journée de Serie A, ce Juventus-Naples n'a pas pu avoir lieu comme prévu à l'origine. Avec deux cas de Covid-19 au sein de l'effectif mi-octobre, le club d'Aurelio De Laurentiis avait suivi les instructions des autorités locales en confinant ses joueurs chez eux et ne pouvait donc pas se rendre à Turin pour la rencontre. Excuse refusée par la ligue italienne qui a d'abord donné la victoire à la Juventus sur tapis vert. Après un appel manqué, le Napoli s'est tourné vers le Comité Olympique Italien et a finalement obtenu gain de cause. Six mois plus tard, la rencontre aura donc finalement bien lieu ce mercredi, sur le coup de 18h45.Sur le terrain un peu plus de deux heures avant les quarts de finale de Ligue des champions, les deux équipes se rappelleront sans doute l'importance de cette compétition pour elles. Dans une course à six pour récupérer les trois derniers sésames derrière l'Inter, la marge est très fine, les résultats sont impératifs. Le sprint final commence dès ce soir, dans un match qui sent la poudre.Par Raphaël Deby