Entre malchance et mauvais choix

Abattus, désemparés, c'est avec le coeur lourd qu'Andrea Pirlo et ses hommes ont quitté la pelouse de l'Allianz Stadium, hier soir. Éliminés par le FC Porto, en huitième de finale de la Ligue des Champions, la fin de saison de la Vieille Dame risque d'être longue et douloureuse en cas d'échec en Serie A. Au premier plan de cette catastrophe, le capitaine du bateau, Andrea Pirlo, pour qui le poids de la Juve était peut-être encore trop lourd. Lancé dans le grand bain en début de saison, sans aucune expérience jusque-là, l'ancien joueur de la Juventus connait une première année plutôt mouvementée pour sa nouvelle aventure de coach. Troisième du championnat, avec 10 points de retard sur l'Inter leader, une nouvelle élimination précoce en C1, et une équipe qui varie trop souvent entre le bon et le moins bon. La faute d'abord, à une certaine part de malchance.

Depuis le début de saison, Pirlo n'a jamais pu compter sur son groupe au complet. L'association que tout le monde attendait, à savoir Ronaldo-Dybala-Morata, n'a pas pu être alignée une seule fois depuis son arrivée. Idem pour la charnière centrale, pourtant valeur sûre de la Juve depuis des années, qui n'a pas cessé de changer. Pas facile alors, pour le champion du monde 2006, qui a dû se servir de son imagination pour trouver un équilibre. S'en suit 5 systèmes différents utilisés. Même si le 4-4-2 semblait le plus se dégager à un moment, les joueurs ont mis un certain temps avant d'y adhérer. Une mise en place tactique compliquée, et le choix des joueurs pas toujours cohérent non plus. Les positionnements de Ramsey, ou encore de McKennie sur le côté droit, ne sont pas des plus évidents. Certains reprocheront aussi l'animation autour de Ronaldo, qui est censé être l'atout n°1 de l'équipe. Le Portugais n'est pas spécialement mis dans les meilleures dispositions, malgré des stats personnelles de haut niveau.

Des fondamentaux oubliés

L'arrivée de Pirlo sur le banc Bianconero a suscité énormément d'admiration chez les amateurs de football. Pas besoin de revenir sur son incroyable carrière de joueur, autant du point de vue du palmarès, que de la classe qu'il dégageait sur un terrain. En devenant l'entraineur de son ancien club, il a probablement voulu façonner son équipe avec sa vision d'ancien joueur. Une association de joueurs fins techniquement, qui peuvent faire des différences sur une passe. Malheureusement, des fondamentaux, qui font partie de la culture de la Juve, ont été oubliés. La mentalité de vainqueur, la rigueur défensive, ces éléments font l'âme de l'équipe, et ils manquent cruellement. Alors peut-être pensait-il que son aura d'ancien joueur pouvait combler son manque d'expérience ? Les dirigeants de la Juve ont rarement donné autant de confiance à un entraineur inexpérimenté. La dernière fois que cela était arrivé, c'était lors de la saison 2009-2010 avec l'entraineur Ciro Ferrara, lui aussi ancien joueur du club. Lui avait été licencié à la suite de mauvais résultats, peu après la trêve hivernale. Andrea Pirlo connaitra-t-il le même sort ? Ou bénéficiera-t-il de quelques privilèges supplémentaires?

Abattus, désemparés, c'est avec le coeur lourd qu'Andrea Pirlo et ses hommes ont quitté la pelouse de l'Allianz Stadium, hier soir. Éliminés par le FC Porto, en huitième de finale de la Ligue des Champions, la fin de saison de la Vieille Dame risque d'être longue et douloureuse en cas d'échec en Serie A. Au premier plan de cette catastrophe, le capitaine du bateau, Andrea Pirlo, pour qui le poids de la Juve était peut-être encore trop lourd. Lancé dans le grand bain en début de saison, sans aucune expérience jusque-là, l'ancien joueur de la Juventus connait une première année plutôt mouvementée pour sa nouvelle aventure de coach. Troisième du championnat, avec 10 points de retard sur l'Inter leader, une nouvelle élimination précoce en C1, et une équipe qui varie trop souvent entre le bon et le moins bon. La faute d'abord, à une certaine part de malchance. Depuis le début de saison, Pirlo n'a jamais pu compter sur son groupe au complet. L'association que tout le monde attendait, à savoir Ronaldo-Dybala-Morata, n'a pas pu être alignée une seule fois depuis son arrivée. Idem pour la charnière centrale, pourtant valeur sûre de la Juve depuis des années, qui n'a pas cessé de changer. Pas facile alors, pour le champion du monde 2006, qui a dû se servir de son imagination pour trouver un équilibre. S'en suit 5 systèmes différents utilisés. Même si le 4-4-2 semblait le plus se dégager à un moment, les joueurs ont mis un certain temps avant d'y adhérer. Une mise en place tactique compliquée, et le choix des joueurs pas toujours cohérent non plus. Les positionnements de Ramsey, ou encore de McKennie sur le côté droit, ne sont pas des plus évidents. Certains reprocheront aussi l'animation autour de Ronaldo, qui est censé être l'atout n°1 de l'équipe. Le Portugais n'est pas spécialement mis dans les meilleures dispositions, malgré des stats personnelles de haut niveau.L'arrivée de Pirlo sur le banc Bianconero a suscité énormément d'admiration chez les amateurs de football. Pas besoin de revenir sur son incroyable carrière de joueur, autant du point de vue du palmarès, que de la classe qu'il dégageait sur un terrain. En devenant l'entraineur de son ancien club, il a probablement voulu façonner son équipe avec sa vision d'ancien joueur. Une association de joueurs fins techniquement, qui peuvent faire des différences sur une passe. Malheureusement, des fondamentaux, qui font partie de la culture de la Juve, ont été oubliés. La mentalité de vainqueur, la rigueur défensive, ces éléments font l'âme de l'équipe, et ils manquent cruellement. Alors peut-être pensait-il que son aura d'ancien joueur pouvait combler son manque d'expérience ? Les dirigeants de la Juve ont rarement donné autant de confiance à un entraineur inexpérimenté. La dernière fois que cela était arrivé, c'était lors de la saison 2009-2010 avec l'entraineur Ciro Ferrara, lui aussi ancien joueur du club. Lui avait été licencié à la suite de mauvais résultats, peu après la trêve hivernale. Andrea Pirlo connaitra-t-il le même sort ? Ou bénéficiera-t-il de quelques privilèges supplémentaires?