L'ancien défenseur axial d'Anderlecht, qui fêtera ses 33 ans en cours de tournoi, en est à son premier grand rendez-vous international avec la sélection hongroise. Avec 91 caps à son actif, l'actuel sociétaire de Videoton espère profiter de l'événement pour se rapprocher de la barre mythique des 100 et du record de son pays, qui se situe à 101.

Avant l'EURO, nous avons eu l'occasion de tailler une longue bavette avec lui.

Comment compose-t-on, en Hongrie, avec l'EURO ?

JUHASZ : Les gens sont très satisfaits. Il y a quelques années, l'équipe nationale était morte et là, on se retrouve dans un tournoi majeur ! La préparation s'est bien passée, donc on peut aborder l'événement avec confiance. Rayon joueurs, du moins, car au pays tout le monde est excité, l'atmosphère est bouillante, on ne parle que de ça ! Surtout que les résultats de nos clubs les plus représentatifs ne sont pas bons depuis longtemps... Les générations qui nous suivent vont pouvoir se baser sur le travail qu'on a fait pour avancer. Le développement du foot hongrois se fait petit à petit.

Votre président, Viktor Orban, est un fan de foot, mais en Europe, on ne parle pas beaucoup de lui pour ça. C'est un sujet que vous évoquez entre joueurs ?

JUHASZ : On sait qu'il aime le football et le sport en général, ce qui est très bien pour nous. Il a d'ailleurs fait pas mal pour le développement des stades et autres infrastructures des clubs, ce qui est nécessaire pour faire avancer le sport dans un pays. Les résultats suivront...

Parlez-vous du reste de la politique de Viktor Orban ?

JUHASZ : Non, pas vraiment, ce n'est pas notre job. Evidemment, on suit ce qui se passe, mais on ne cherche pas trop à en parler.

Pensez-vous que la Hongrie aurait atteint la compétition si "facilement" sans la formule à 24 équipes ?

JUHASZ : Evidemment, c'est plus envisageable d'atteindre l'EURO désormais, mais avant de nous affronter, la Norvège pensait que ça serait facile pour elle de nous éliminer. Nous les avons battus... facilement, mais malgré tout je ne pense pas qu'on puisse parler de chose "facile" quand on évoque le fait d'atteindre la phase finale de la compétition.

Quelles sont les forces de votre équipe ?

JUHASZ : Ce n'est pas évident de mettre un système en place en équipe nationale vu que les joueurs ne se croisent pas souvent, il faut donc profiter du peu de temps qu'on a ensemble pour se préparer. Nous formons un groupe assez compact et défensif qui a déjà fonctionné pendant les qualifications, et puis on a eu un stage d'un mois pour régler les automatismes... la surprise est possible !

Vous êtes déjà sûrs de battre un record : celui du joueur le plus âgé avec Gabor Kiraly, votre gardien plutôt particulier...

JUHASZ : Gabor est très important pour l'effectif par sa mentalité et son professionnalisme. Être si compétitif et fanatique à 40 ans, c'est vraiment terrible : c'est une légende au pays. Mais on rigole toujours de ses pantalons ! (Kiraly ne porte que des joggings en coton, ndlr).

Quel sera votre rôle dans l'équipe en tant que joueur expérimenté qui n'a malgré tout jamais disputé de grandes compétitions européennes avec son pays ?

JUHASZ : La compétition, le fait de jouer devant 60 000 personnes, ça sera nouveau pour tout le monde... Cela va nous donner des sentiments positifs, surtout que les supporters hongrois seront là, et j'espère que notre collectif prendra du plaisir sur et en dehors de la pelouse. Personnellement, je n'ai pas encore parlé avec le coach de ma situation... Je suis déjà bien content d'être dans les 23. Maintenant, il y a toujours ce record international qui n'est pas loin (Roland affiche 91 sélections alors que le record est à 101, ndlr). J'aimerais beaucoup atteindre les 100, c'est mon rêve. Mais je ne sais pas si c'est envisageable : d'abord l'EURO, puis on verra si je reste dans l'équipe ou pas.

Par Emilien Hofman

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Roland Juhasz dans votre Sport/Foot Magazine

L'ancien défenseur axial d'Anderlecht, qui fêtera ses 33 ans en cours de tournoi, en est à son premier grand rendez-vous international avec la sélection hongroise. Avec 91 caps à son actif, l'actuel sociétaire de Videoton espère profiter de l'événement pour se rapprocher de la barre mythique des 100 et du record de son pays, qui se situe à 101. Avant l'EURO, nous avons eu l'occasion de tailler une longue bavette avec lui. Comment compose-t-on, en Hongrie, avec l'EURO ?JUHASZ : Les gens sont très satisfaits. Il y a quelques années, l'équipe nationale était morte et là, on se retrouve dans un tournoi majeur ! La préparation s'est bien passée, donc on peut aborder l'événement avec confiance. Rayon joueurs, du moins, car au pays tout le monde est excité, l'atmosphère est bouillante, on ne parle que de ça ! Surtout que les résultats de nos clubs les plus représentatifs ne sont pas bons depuis longtemps... Les générations qui nous suivent vont pouvoir se baser sur le travail qu'on a fait pour avancer. Le développement du foot hongrois se fait petit à petit. Votre président, Viktor Orban, est un fan de foot, mais en Europe, on ne parle pas beaucoup de lui pour ça. C'est un sujet que vous évoquez entre joueurs ?JUHASZ : On sait qu'il aime le football et le sport en général, ce qui est très bien pour nous. Il a d'ailleurs fait pas mal pour le développement des stades et autres infrastructures des clubs, ce qui est nécessaire pour faire avancer le sport dans un pays. Les résultats suivront...Parlez-vous du reste de la politique de Viktor Orban ? JUHASZ : Non, pas vraiment, ce n'est pas notre job. Evidemment, on suit ce qui se passe, mais on ne cherche pas trop à en parler.Pensez-vous que la Hongrie aurait atteint la compétition si "facilement" sans la formule à 24 équipes ? JUHASZ : Evidemment, c'est plus envisageable d'atteindre l'EURO désormais, mais avant de nous affronter, la Norvège pensait que ça serait facile pour elle de nous éliminer. Nous les avons battus... facilement, mais malgré tout je ne pense pas qu'on puisse parler de chose "facile" quand on évoque le fait d'atteindre la phase finale de la compétition.Quelles sont les forces de votre équipe ? JUHASZ : Ce n'est pas évident de mettre un système en place en équipe nationale vu que les joueurs ne se croisent pas souvent, il faut donc profiter du peu de temps qu'on a ensemble pour se préparer. Nous formons un groupe assez compact et défensif qui a déjà fonctionné pendant les qualifications, et puis on a eu un stage d'un mois pour régler les automatismes... la surprise est possible ! Vous êtes déjà sûrs de battre un record : celui du joueur le plus âgé avec Gabor Kiraly, votre gardien plutôt particulier... JUHASZ : Gabor est très important pour l'effectif par sa mentalité et son professionnalisme. Être si compétitif et fanatique à 40 ans, c'est vraiment terrible : c'est une légende au pays. Mais on rigole toujours de ses pantalons ! (Kiraly ne porte que des joggings en coton, ndlr).Quel sera votre rôle dans l'équipe en tant que joueur expérimenté qui n'a malgré tout jamais disputé de grandes compétitions européennes avec son pays ?JUHASZ : La compétition, le fait de jouer devant 60 000 personnes, ça sera nouveau pour tout le monde... Cela va nous donner des sentiments positifs, surtout que les supporters hongrois seront là, et j'espère que notre collectif prendra du plaisir sur et en dehors de la pelouse. Personnellement, je n'ai pas encore parlé avec le coach de ma situation... Je suis déjà bien content d'être dans les 23. Maintenant, il y a toujours ce record international qui n'est pas loin (Roland affiche 91 sélections alors que le record est à 101, ndlr). J'aimerais beaucoup atteindre les 100, c'est mon rêve. Mais je ne sais pas si c'est envisageable : d'abord l'EURO, puis on verra si je reste dans l'équipe ou pas. Par Emilien HofmanRetrouvez l'intégralité de l'interview de Roland Juhasz dans votre Sport/Foot Magazine