"L'image qui est donnée n'est pas celle que nous voulions", a regretté Jacques Lambert, le président du comité d'organisation de l'Euro-2016, sur France Inter, à 12 heures du match d'ouverture. La fête risque-t-elle d'être gâchée par les grèves qui secoue la France depuis 10 jours? "Elle l'est déjà", a-t-il tranché.

Personne ne sait si les fans de foot pourront se rendre sans problèmes vendredi soir au Stade de France à Saint-Denis, aux portes de Paris: les conducteurs SNCF des RER qui le desservent prévoient une grève massive.

Le gouvernement veut croire que l'Euro sera lancé sur de bons rails et a affiché sa fermeté vendredi matin.

"S'il faut utiliser les réquisitions (de conducteurs de trains, ndlr), nous le ferons", a affirmé le Secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies sur Europe 1, en assurant qu'il n'y aura "pas de nouvelle négociation" avec les cheminots et qu'il n'y aura "aucune tolérance" face aux blocages des voies.

"La grève n'a plus de sens", a insisté M. Vidalies, en précisant que face à la paralysie des voies "il y aura des poursuites pénales et disciplinaires".

"L'Etat prendra toutes les mesures qui seront nécessaires" face aux grèves, avait déjà prévenu jeudi soir le président de la République François Hollande.

Stade de France et imaginaire collectif

Alors qu'une grève des pilotes d'Air France commencera samedi, les transports ne sont pas le seul souci du gouvernement dans cette fronde sociale qui renforce à l'étranger l'image de la France comme pays éternellement en grève. Sa capitale, Paris, commence à sentir mauvais avec ses poubelles qui débordent, une des conséquences des multiples blocages dans le pays. Même si la maire de Paris, Anne Hidalgo, a assuré vendredi matin que "toutes les ordures ser(aie)nt ramassées".

Le Stade de France et ses 80.000 places sont devenus un enjeu du conflit social qui secoue le pays, sur fond de contestation de la loi travail. Cette enceinte est un marqueur fort dans l'imaginaire collectif français. C'est sur cette pelouse que Zinédine Zidane souleva la Coupe du monde le soir du 12 juillet 1998. C'est aussi autour de ce stade que des kamikazes se firent exploser lors de la tragique soirée du 13 novembre 2015, où 130 personnes périrent dans les attaques au coeur de Paris.

C'est sur le podium du Stade de France que les fans de foot français espèrent voir Didier Deschamps brandir le trophée européen, comme il l'avait fait en 1998 comme joueur avec la Coupe du monde aux côtés de "Zizou".

Qui brandira le trophée le 10 juillet, après la finale du 15e Championnat d'Europe des nations?

"L'image qui est donnée n'est pas celle que nous voulions", a regretté Jacques Lambert, le président du comité d'organisation de l'Euro-2016, sur France Inter, à 12 heures du match d'ouverture. La fête risque-t-elle d'être gâchée par les grèves qui secoue la France depuis 10 jours? "Elle l'est déjà", a-t-il tranché.Personne ne sait si les fans de foot pourront se rendre sans problèmes vendredi soir au Stade de France à Saint-Denis, aux portes de Paris: les conducteurs SNCF des RER qui le desservent prévoient une grève massive.Le gouvernement veut croire que l'Euro sera lancé sur de bons rails et a affiché sa fermeté vendredi matin. "S'il faut utiliser les réquisitions (de conducteurs de trains, ndlr), nous le ferons", a affirmé le Secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies sur Europe 1, en assurant qu'il n'y aura "pas de nouvelle négociation" avec les cheminots et qu'il n'y aura "aucune tolérance" face aux blocages des voies. "La grève n'a plus de sens", a insisté M. Vidalies, en précisant que face à la paralysie des voies "il y aura des poursuites pénales et disciplinaires". "L'Etat prendra toutes les mesures qui seront nécessaires" face aux grèves, avait déjà prévenu jeudi soir le président de la République François Hollande.Stade de France et imaginaire collectifAlors qu'une grève des pilotes d'Air France commencera samedi, les transports ne sont pas le seul souci du gouvernement dans cette fronde sociale qui renforce à l'étranger l'image de la France comme pays éternellement en grève. Sa capitale, Paris, commence à sentir mauvais avec ses poubelles qui débordent, une des conséquences des multiples blocages dans le pays. Même si la maire de Paris, Anne Hidalgo, a assuré vendredi matin que "toutes les ordures ser(aie)nt ramassées".Le Stade de France et ses 80.000 places sont devenus un enjeu du conflit social qui secoue le pays, sur fond de contestation de la loi travail. Cette enceinte est un marqueur fort dans l'imaginaire collectif français. C'est sur cette pelouse que Zinédine Zidane souleva la Coupe du monde le soir du 12 juillet 1998. C'est aussi autour de ce stade que des kamikazes se firent exploser lors de la tragique soirée du 13 novembre 2015, où 130 personnes périrent dans les attaques au coeur de Paris.C'est sur le podium du Stade de France que les fans de foot français espèrent voir Didier Deschamps brandir le trophée européen, comme il l'avait fait en 1998 comme joueur avec la Coupe du monde aux côtés de "Zizou".Qui brandira le trophée le 10 juillet, après la finale du 15e Championnat d'Europe des nations?