Vous avez fêté cet énorme succès avec votre équipe. Etes-vous désormais tous amis?Pouvez-vous encore vous montrer sévère et prendre des décisions lourdes de sens?

Je suis très reconnaissant à mes joueurs. J'ai déjà parcouru un long chemin avec certains d'entre eux comme Miroslav Klose, Per Mertesacker ou Philipp Lahm, qui ont arrêté, mais je travaille aussi depuis dix ans avec Bastian Schweinsteiger et Lukas Podolski. Je sens que des liens se sont créés et cette coupe du monde va nous unir à jamais . Mais quand les choses sérieuses reprendront, je tiendrai compte des prestations actuelles, pas des bons souvenirs de l'été.

Vous ne pourrez jamais faire mieux. Cela ne pose-t-il pas un problème de motivation?

Après la Coupe du monde, je me suis expressément tenu à l'écart de tout pendant deux ou trois jours pour voir ce que je ressentais, quelles impressions me venaient en tête. Je me suis demandé si je parviendrais encore à convaincre les joueurs, si j'étais capable de faire mieux, quelle mission il m'incombait désormais d'assurer.

Et?

Ma mission est à présent de confirmer ce succès, pour montrer qu'il n'a pas été obtenu par hasard. Cette équipe a beaucoup de potentiel et peut encore progresser. J'ai déjà remarqué qu'elle le voulait. Je veux voir cela se matérialiser à l'occasion de l'Euro 2016. C'est cette ambition qui me motive. L'Espagne a remporté trois trophées d'affilée, elle a marqué une époque de son empreinte. Nous, pas encore.

Après la Coupe du monde, votre équipe a difficilement entamé la phase de qualification pour l'Euro 2016 avec une défaite contre la Pologne, un nul face à l'Irlande et des victoires peu convaincantes face à l'Ecosse et à Gibraltar.

Je savais qu'il serait difficile de repartir de zéro. Je m'attendais à ce que l'euphorie soit aussi difficile à dissiper qu'une déception. Des adversaires comme l'Ecosse ne sont pas prêts à se laisser bousculer parce que nous sommes champions du monde. Certains joueurs étaient hors forme, d'autres étaient blessés. Laissez-nous retrouver un peu de stabilité.

Par Jörg Kramer

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Joachim Löw dans votre Sport/Foot Magazine

Vous avez fêté cet énorme succès avec votre équipe. Etes-vous désormais tous amis?Pouvez-vous encore vous montrer sévère et prendre des décisions lourdes de sens?Je suis très reconnaissant à mes joueurs. J'ai déjà parcouru un long chemin avec certains d'entre eux comme Miroslav Klose, Per Mertesacker ou Philipp Lahm, qui ont arrêté, mais je travaille aussi depuis dix ans avec Bastian Schweinsteiger et Lukas Podolski. Je sens que des liens se sont créés et cette coupe du monde va nous unir à jamais . Mais quand les choses sérieuses reprendront, je tiendrai compte des prestations actuelles, pas des bons souvenirs de l'été.Vous ne pourrez jamais faire mieux. Cela ne pose-t-il pas un problème de motivation?Après la Coupe du monde, je me suis expressément tenu à l'écart de tout pendant deux ou trois jours pour voir ce que je ressentais, quelles impressions me venaient en tête. Je me suis demandé si je parviendrais encore à convaincre les joueurs, si j'étais capable de faire mieux, quelle mission il m'incombait désormais d'assurer.Et?Ma mission est à présent de confirmer ce succès, pour montrer qu'il n'a pas été obtenu par hasard. Cette équipe a beaucoup de potentiel et peut encore progresser. J'ai déjà remarqué qu'elle le voulait. Je veux voir cela se matérialiser à l'occasion de l'Euro 2016. C'est cette ambition qui me motive. L'Espagne a remporté trois trophées d'affilée, elle a marqué une époque de son empreinte. Nous, pas encore.Après la Coupe du monde, votre équipe a difficilement entamé la phase de qualification pour l'Euro 2016 avec une défaite contre la Pologne, un nul face à l'Irlande et des victoires peu convaincantes face à l'Ecosse et à Gibraltar.Je savais qu'il serait difficile de repartir de zéro. Je m'attendais à ce que l'euphorie soit aussi difficile à dissiper qu'une déception. Des adversaires comme l'Ecosse ne sont pas prêts à se laisser bousculer parce que nous sommes champions du monde. Certains joueurs étaient hors forme, d'autres étaient blessés. Laissez-nous retrouver un peu de stabilité.Par Jörg KramerRetrouvez l'intégralité de l'interview de Joachim Löw dans votre Sport/Foot Magazine