Sous couvert d'anonymat, un footballeur raconte son expérience dans le milieu du ballon rond. Transferts, alcool, femmes, sorties nocturnes, hypocrisie du milieu, tous les sujets y sont abordés, sans tabous. Tout au long des 223 pages, le mystérieux joueur flingue à tout-va et sur tout le monde.

En France, les spéculations vont déjà bon train concernant l'identité du joueur. Journalistes, anonymes, acteurs du monde du football, nombreux sont ceux qui essaient de savoir qui se cache derrière cet ouvrage. "Il y a pas mal de clubs, d'institutions et de dirigeants qui veulent récupérer le bouquin. A mon avis, il y a 20% de curiosité pour savoir qui c'est, et 80% de pétoche pour savoir ce qu'il dit. Je n'ai jamais vu ça" a déclaré au site 20minutes.fr Betrand Pirel, éditeur chez Hugo Sport.

Le Journal du Dimanche pense déjà avoir démasqué le mouchard. Sur base de certaines anecdotes, le journal en a conclu que le footballeur n'est autre qu'Edouard Cissé, jeune retraité qui est notamment passé par Marseille et le PSG.

Les nombreuses théories développées sur internet font en tout cas bien rire Bertrand Pirel. "Le seul qui pourra le dire un jour, c'est le "footballeur masqué" lui-même. En attendant on peut dire ce qu'on veut, y compris d'une façon aussi péremptoire que certains. J'ai l'impression d'être dans un jeu permanent de ni oui ni non."

Ce n'est pas la première fois que ce genre de démarche voit le jour. En 2011, "The Secret Footballer" avait secoué le monde du football anglais en rédigeant des chroniques pour le journal britannique The Guardian. Jusqu'à aujourd'hui, l'identité de ce joueur reste inconnue.

Depuis le mois de décembre, le site Le Point.fr publie des extraits de ce bouquin. En voici quelques-uns :

"Je n'ai jamais compris le concept du carré VIP. Mais pour beaucoup de footballeurs, c'est un must. Valbuena, s'il n'est pas dans un carré VIP, soit on ne le voit pas et il se fait piétiner, soit on lui dit : Eh, mon grand, reviens l'aprèm, y a des spécial ado. Chaque fois que je le croise en boîte, j'ai l'image de lui dans son Hummer. Un Playmobil dans un poids lourd."

Ou encore:"Il y a des magouilles, bien sûr. Des déviances. Il te manque un match pour toucher telle ou telle prime, tu demandes à l'entraîneur de te faire jouer. Il peut te faire rentrer à dix minutes de la fin dans un match gagné d'avance parce que ça va te permettre de décrocher ta prime. Tu peux même t'entendre avec l'entraîneur et lui reverser une partie de la prime. Beaucoup d'entraîneurs ont fait ça. Tu peux tout faire. Je connais certains entraîneurs qui récupéraient pas mal de blé comme ça sur les mecs qu'ils faisaient jouer."

"Le matin je me réveillais avec une gueule de bois atroce sans un gramme d'alcool dans le sang. Les capotes pleines, sans avoir pris le moindre plaisir et amnésique sur le fait d'en avoir donné. Un numéro de téléphone sur un post-it qui finissait dans les chiottes d'un hôtel parisien, aixois, lyonnais, monégasque, milanais, londonien. C'était aussi misérable que grisant. Prendre, consommer, jeter, et ne rien donner surtout. DSK aurait pu être footballeur. J'ai toujours pensé que c'était pareil. Lepouvoir rend les femmes folles et sans limites. La notoriété d'un footeux est un pouvoir absolu. Une généralité ? Non, un constat. Le mien."

La couverture du livre., Editions Hugo Sport
La couverture du livre. © Editions Hugo Sport
Sous couvert d'anonymat, un footballeur raconte son expérience dans le milieu du ballon rond. Transferts, alcool, femmes, sorties nocturnes, hypocrisie du milieu, tous les sujets y sont abordés, sans tabous. Tout au long des 223 pages, le mystérieux joueur flingue à tout-va et sur tout le monde. En France, les spéculations vont déjà bon train concernant l'identité du joueur. Journalistes, anonymes, acteurs du monde du football, nombreux sont ceux qui essaient de savoir qui se cache derrière cet ouvrage. "Il y a pas mal de clubs, d'institutions et de dirigeants qui veulent récupérer le bouquin. A mon avis, il y a 20% de curiosité pour savoir qui c'est, et 80% de pétoche pour savoir ce qu'il dit. Je n'ai jamais vu ça" a déclaré au site 20minutes.fr Betrand Pirel, éditeur chez Hugo Sport.Le Journal du Dimanche pense déjà avoir démasqué le mouchard. Sur base de certaines anecdotes, le journal en a conclu que le footballeur n'est autre qu'Edouard Cissé, jeune retraité qui est notamment passé par Marseille et le PSG.Les nombreuses théories développées sur internet font en tout cas bien rire Bertrand Pirel. "Le seul qui pourra le dire un jour, c'est le "footballeur masqué" lui-même. En attendant on peut dire ce qu'on veut, y compris d'une façon aussi péremptoire que certains. J'ai l'impression d'être dans un jeu permanent de ni oui ni non."Ce n'est pas la première fois que ce genre de démarche voit le jour. En 2011, "The Secret Footballer" avait secoué le monde du football anglais en rédigeant des chroniques pour le journal britannique The Guardian. Jusqu'à aujourd'hui, l'identité de ce joueur reste inconnue.Depuis le mois de décembre, le site Le Point.fr publie des extraits de ce bouquin. En voici quelques-uns :"Je n'ai jamais compris le concept du carré VIP. Mais pour beaucoup de footballeurs, c'est un must. Valbuena, s'il n'est pas dans un carré VIP, soit on ne le voit pas et il se fait piétiner, soit on lui dit : Eh, mon grand, reviens l'aprèm, y a des spécial ado. Chaque fois que je le croise en boîte, j'ai l'image de lui dans son Hummer. Un Playmobil dans un poids lourd."Ou encore:"Il y a des magouilles, bien sûr. Des déviances. Il te manque un match pour toucher telle ou telle prime, tu demandes à l'entraîneur de te faire jouer. Il peut te faire rentrer à dix minutes de la fin dans un match gagné d'avance parce que ça va te permettre de décrocher ta prime. Tu peux même t'entendre avec l'entraîneur et lui reverser une partie de la prime. Beaucoup d'entraîneurs ont fait ça. Tu peux tout faire. Je connais certains entraîneurs qui récupéraient pas mal de blé comme ça sur les mecs qu'ils faisaient jouer.""Le matin je me réveillais avec une gueule de bois atroce sans un gramme d'alcool dans le sang. Les capotes pleines, sans avoir pris le moindre plaisir et amnésique sur le fait d'en avoir donné. Un numéro de téléphone sur un post-it qui finissait dans les chiottes d'un hôtel parisien, aixois, lyonnais, monégasque, milanais, londonien. C'était aussi misérable que grisant. Prendre, consommer, jeter, et ne rien donner surtout. DSK aurait pu être footballeur. J'ai toujours pensé que c'était pareil. Lepouvoir rend les femmes folles et sans limites. La notoriété d'un footeux est un pouvoir absolu. Une généralité ? Non, un constat. Le mien."