Quelle a été la principale difficulté de votre mandat ?

CONTE: Le fait de voir peu mes joueurs et de ne pas pouvoir travailler avec eux. Mais même dans ces conditions, ça a été une expérience incroyable.

Les footballeurs supportent-ils mal la critique ?

CONTE: Oui mais les entraîneurs aussi, surtout quand ils ont fait de leur mieux. J'utilise la vidéo. Ils ne peuvent rien objecter aux images. Je dispose de matériel didactique pour leur expliquer ce qui se serait passé s'ils avaient tenu leur position. C'est une manière de les responsabiliser et de les inciter à réfléchir en entraîneurs. Il faut connaître les footballeurs, savoir qui a besoin d'un encouragement ou pas. Il faut pouvoir lire dans leurs pensées. De nos jours, un entraîneur doit maîtriser plusieurs domaines: la tactique, la technique, la psychologie. Il doit beaucoup lire et étudier. Ceux qui affirment qu'on ne peut plus rien inventer en football profèrent une fameuse bêtise. Ils disent ça parce qu'ils n'ont plus envie de faire quelque chose.

Mario Balotelli vous déçoit ?

CONTE: Je n'ai pas encore pu l'évaluer. Il ne s'est présenté qu'une seule fois.

Vu de l'extérieur, il est difficile de comprendre qu'un joueur aussi doué que Lorenzo Insigne ne soit pas un titulaire incontesté.

CONTE: Lorenzo a vraiment fait parler de lui cette année. Il possède un énorme talent et il a mûri. Il est jeune et doit devenir plus régulier. Nous avons beaucoup de talents sur les flancs.

Qui vous a le plus surpris ces deux dernières années?

CONTE: Alessandro Florenzi. Il a énormément progressé en l'espace d'un an. Je peux l'aligner à différents postes, il a un gros moteur et des qualités. En plus, il est modeste et travailleur. Je ne sais pas ce que nous allons faire à l'EURO mais ce dont je suis sûr, c'est que nous avons un bon groupe qui joue collectivement.

Andrea Pirlo fera encore partie du groupe ?

CONTE: Je l'aime bien. Je réfléchis. Nous avons encore le temps.

Qu'espérez-vous de l'EURO ?

CONTE: J'espère que nous pourrons penser au seul sport durent ce tournoi, sans plus connaître l'angoisse des attentats. J'espère de tout mon coeur que l'EURO se déroulera sereinement car il est aussi synonyme de fraternité.

Jusqu'où ira l'Italie?

CONTE: J'ai une seule certitude: notre groupe est soudé et harmonieux. Nous savons que nous ne sommes pas favoris. L'Allemagne, la France, l'Espagne, la Belgique et l'Angleterre sont les favoris. Mais nous développerons notre football, avec audace. Je préfère encaisser un but en contre que mettre le verrou. Nous prendrons en mains les rênes du match et imposerons notre jeu. Nous donnerons tout, sans crainte.

Par Eleonora Giovio

Retrouvez l'intégralité de l'interview d'Antonio Conte dans votre Sport/Foot Magazine

Quelle a été la principale difficulté de votre mandat ?CONTE: Le fait de voir peu mes joueurs et de ne pas pouvoir travailler avec eux. Mais même dans ces conditions, ça a été une expérience incroyable.Les footballeurs supportent-ils mal la critique ?CONTE: Oui mais les entraîneurs aussi, surtout quand ils ont fait de leur mieux. J'utilise la vidéo. Ils ne peuvent rien objecter aux images. Je dispose de matériel didactique pour leur expliquer ce qui se serait passé s'ils avaient tenu leur position. C'est une manière de les responsabiliser et de les inciter à réfléchir en entraîneurs. Il faut connaître les footballeurs, savoir qui a besoin d'un encouragement ou pas. Il faut pouvoir lire dans leurs pensées. De nos jours, un entraîneur doit maîtriser plusieurs domaines: la tactique, la technique, la psychologie. Il doit beaucoup lire et étudier. Ceux qui affirment qu'on ne peut plus rien inventer en football profèrent une fameuse bêtise. Ils disent ça parce qu'ils n'ont plus envie de faire quelque chose.Mario Balotelli vous déçoit ?CONTE: Je n'ai pas encore pu l'évaluer. Il ne s'est présenté qu'une seule fois.Vu de l'extérieur, il est difficile de comprendre qu'un joueur aussi doué que Lorenzo Insigne ne soit pas un titulaire incontesté.CONTE: Lorenzo a vraiment fait parler de lui cette année. Il possède un énorme talent et il a mûri. Il est jeune et doit devenir plus régulier. Nous avons beaucoup de talents sur les flancs.Qui vous a le plus surpris ces deux dernières années?CONTE: Alessandro Florenzi. Il a énormément progressé en l'espace d'un an. Je peux l'aligner à différents postes, il a un gros moteur et des qualités. En plus, il est modeste et travailleur. Je ne sais pas ce que nous allons faire à l'EURO mais ce dont je suis sûr, c'est que nous avons un bon groupe qui joue collectivement.Andrea Pirlo fera encore partie du groupe ?CONTE: Je l'aime bien. Je réfléchis. Nous avons encore le temps.Qu'espérez-vous de l'EURO ?CONTE: J'espère que nous pourrons penser au seul sport durent ce tournoi, sans plus connaître l'angoisse des attentats. J'espère de tout mon coeur que l'EURO se déroulera sereinement car il est aussi synonyme de fraternité.Jusqu'où ira l'Italie?CONTE: J'ai une seule certitude: notre groupe est soudé et harmonieux. Nous savons que nous ne sommes pas favoris. L'Allemagne, la France, l'Espagne, la Belgique et l'Angleterre sont les favoris. Mais nous développerons notre football, avec audace. Je préfère encaisser un but en contre que mettre le verrou. Nous prendrons en mains les rênes du match et imposerons notre jeu. Nous donnerons tout, sans crainte. Par Eleonora GiovioRetrouvez l'intégralité de l'interview d'Antonio Conte dans votre Sport/Foot Magazine