Il y a de ces petits hasards qui rendent le foot piquant. Mercredi, le Bayern Munich domine largement l'Olympique lyonnais, mettant fin à l'épopée des Gones dans le tableau masculin en battant ces derniers 0-3. Ce samedi, la bande à Rudi Garcia pourra compter sur ses collègues féminines pour tenter de les "venger". C'est en effet face aux Bavaroises que les Lyonnaises reprennent le collier sur la scène européenne. Des Allemandes qui ont nettement plus de matches dans les pattes, étant donné que, comme chez les messieurs, le championnat teuton s'est poursuivi jusqu'à son terme, fin juin.

"Elles sont à un autre stade que nous au niveau de leur préparation", confirme la Red Flame Janice Cayman, qui évolue dans le couloir droit à l'OL. "De notre côté, on a repris les entraînements que le 15 juin, avant d'aller à Tignes pour un stage, où on a plutôt travaillé le physique. Puis on s'est envolées pour la Pologne, où on a joué contre des équipes locales, mais l'opposition n'était pas dingue."

Et sans doute pas suffisante pour vraiment se jauger avant d'entamer la dernière ligne droite d'un parcours européen où le club français tentera de remporter sa cinquième Ligue des Champions d'affilée. "Heureusement, on a disputé la finale de la Coupe de France, avec une intensité plus élevée. Et en plus on a gagné (victoire aux tirs au but contre le PSG, ndlr). La semaine dernière, on a disputé un tournoi de préparation, où on a joué deux bons matches, contre le PSV et la Juventus. C'était une bonne préparation pour le quart de samedi, car on sentait qu'on manquait de matches, d'intensité. Un entraînement ne remplacera jamais une vraie rencontre."

"Le titre de championnes de France ? On l'a appris par message et via les réseaux sociaux."

Janice Cayman

Pas plus que l'annonce d'un titre de championne de France tombé un peu de nulle part, pandémie oblige, ne remplacera un trophée soulevé à l'issue d'un "vrai" match. "On l'a appris par message et via les réseaux sociaux", rembobine la latérale droite, restée à Lyon durant le confinement suite à la fermeture de la frontière franco-belge. "C'était bizarre, on n'en a même pas trop parlé quand on s'est retrouvées. C'était aussi pour ça qu'on voulait absolument soulever la Coupe de France, pour assumer le fait qu'on avait gagné sur le terrain. Mais la Ligue des Champions, ça reste le plus beau titre. J'ai déjà goûté à une demi-finale (en 2013, lorsqu'elle portait le maillot du FC Juvisy, ndlr), donc là, j'ai trop envie d'aller au bout."

La Belge n'a pourtant pas disputé la moindre minute de cette finale face au PSG, que l'OL pourrait d'ailleurs rejoindre en demi-finale en cas de qualif' face au Bayern et si Paris parvient à éliminer Arsenal. La faute à une concurrence énorme dans le noyau rhodanien, et la présence de l'Anglaise Lucy Bronze, élue joueuse UEFA de l'année en août 2019, à son poste. La formule plus condensée imaginée par les instances du foot européen, avec une succession de plusieurs matches en quelques jours pourrait donc lui être profitable. "Ça va dépendre de beaucoup de choses", tempère-t-elle, ajoutant que pour le moment, son avenir s'inscrit toujours à Lyon malgré un faible temps de jeu. "On a un groupe large et très talentueux. On a les moyens de présenter plusieurs onzes de haut niveau, où chacune veut se montrer. Après, ce sont les choix du coach. Moi, je fais ce que j'ai à faire en donnant tout à l'entraînement. Avec cette formule, on se doit d'être présentes et de créer le danger dès le début, car le temps passe vite. C'est ça la vraie compétition, sinon tu fais tes valises et tu rentres chez toi."

"On voit chez les hommes que les Allemands sont prêts. On doit s'attendre à ça aussi des femmes."

Janice Cayman

Cayman et l'OL espèrent donc que ce seront les joueuses du Bayern qui plieront bagages ce samedi. "Je pense que ça sera un match intéressant, car le noyau Bayern a changé entre-temps et l'équipe ne joue plus de la même façon qu'avant. Ça sera une vraie bataille. On voit chez les hommes que les Allemands sont prêts. On doit s'attendre à ça aussi des femmes. Elles vont attaquer fort."

Si l'adversaire est costaud, l'OL reste malgré tout le favori pour la victoire finale, histoire d'asseoir encore un peu plus sa domination sur le continent. Même sans Ada Hegerberg, qui se remet d'une rupture des ligaments croisés du genou. Oui, il y a encore un.e Belge susceptible de devenir champion.ne d'Europe.

Les quarts de finale (Pays Basque)

Ve - 18h00 : Atlético de Madrid - Barcelone / Glasgow City FC - VfL Wolfsburg

Sa - 20h00 : Olympique lyonnais - Bayern Munich / Arsenal - PSG

Il y a de ces petits hasards qui rendent le foot piquant. Mercredi, le Bayern Munich domine largement l'Olympique lyonnais, mettant fin à l'épopée des Gones dans le tableau masculin en battant ces derniers 0-3. Ce samedi, la bande à Rudi Garcia pourra compter sur ses collègues féminines pour tenter de les "venger". C'est en effet face aux Bavaroises que les Lyonnaises reprennent le collier sur la scène européenne. Des Allemandes qui ont nettement plus de matches dans les pattes, étant donné que, comme chez les messieurs, le championnat teuton s'est poursuivi jusqu'à son terme, fin juin."Elles sont à un autre stade que nous au niveau de leur préparation", confirme la Red Flame Janice Cayman, qui évolue dans le couloir droit à l'OL. "De notre côté, on a repris les entraînements que le 15 juin, avant d'aller à Tignes pour un stage, où on a plutôt travaillé le physique. Puis on s'est envolées pour la Pologne, où on a joué contre des équipes locales, mais l'opposition n'était pas dingue." Et sans doute pas suffisante pour vraiment se jauger avant d'entamer la dernière ligne droite d'un parcours européen où le club français tentera de remporter sa cinquième Ligue des Champions d'affilée. "Heureusement, on a disputé la finale de la Coupe de France, avec une intensité plus élevée. Et en plus on a gagné (victoire aux tirs au but contre le PSG, ndlr). La semaine dernière, on a disputé un tournoi de préparation, où on a joué deux bons matches, contre le PSV et la Juventus. C'était une bonne préparation pour le quart de samedi, car on sentait qu'on manquait de matches, d'intensité. Un entraînement ne remplacera jamais une vraie rencontre."Pas plus que l'annonce d'un titre de championne de France tombé un peu de nulle part, pandémie oblige, ne remplacera un trophée soulevé à l'issue d'un "vrai" match. "On l'a appris par message et via les réseaux sociaux", rembobine la latérale droite, restée à Lyon durant le confinement suite à la fermeture de la frontière franco-belge. "C'était bizarre, on n'en a même pas trop parlé quand on s'est retrouvées. C'était aussi pour ça qu'on voulait absolument soulever la Coupe de France, pour assumer le fait qu'on avait gagné sur le terrain. Mais la Ligue des Champions, ça reste le plus beau titre. J'ai déjà goûté à une demi-finale (en 2013, lorsqu'elle portait le maillot du FC Juvisy, ndlr), donc là, j'ai trop envie d'aller au bout."La Belge n'a pourtant pas disputé la moindre minute de cette finale face au PSG, que l'OL pourrait d'ailleurs rejoindre en demi-finale en cas de qualif' face au Bayern et si Paris parvient à éliminer Arsenal. La faute à une concurrence énorme dans le noyau rhodanien, et la présence de l'Anglaise Lucy Bronze, élue joueuse UEFA de l'année en août 2019, à son poste. La formule plus condensée imaginée par les instances du foot européen, avec une succession de plusieurs matches en quelques jours pourrait donc lui être profitable. "Ça va dépendre de beaucoup de choses", tempère-t-elle, ajoutant que pour le moment, son avenir s'inscrit toujours à Lyon malgré un faible temps de jeu. "On a un groupe large et très talentueux. On a les moyens de présenter plusieurs onzes de haut niveau, où chacune veut se montrer. Après, ce sont les choix du coach. Moi, je fais ce que j'ai à faire en donnant tout à l'entraînement. Avec cette formule, on se doit d'être présentes et de créer le danger dès le début, car le temps passe vite. C'est ça la vraie compétition, sinon tu fais tes valises et tu rentres chez toi."Cayman et l'OL espèrent donc que ce seront les joueuses du Bayern qui plieront bagages ce samedi. "Je pense que ça sera un match intéressant, car le noyau Bayern a changé entre-temps et l'équipe ne joue plus de la même façon qu'avant. Ça sera une vraie bataille. On voit chez les hommes que les Allemands sont prêts. On doit s'attendre à ça aussi des femmes. Elles vont attaquer fort." Si l'adversaire est costaud, l'OL reste malgré tout le favori pour la victoire finale, histoire d'asseoir encore un peu plus sa domination sur le continent. Même sans Ada Hegerberg, qui se remet d'une rupture des ligaments croisés du genou. Oui, il y a encore un.e Belge susceptible de devenir champion.ne d'Europe.