Il y a dix ans, l'équipe nationale islandaise disputait ses matches internationaux dans un Laugardalsvöllur (10 000 places) à moitié vide. Runar Kristinsson, recordman du nombre de sélections en équipe nationale (104) se souvient encore que les joueurs n'étaient pas spécialement motivés. "Deux petites tribunes à moitié vide le long du terrain, le vent qui s'engouffrait par derrière le but, une piste d'athlétisme autour du terrain... Nous ne nous sentions pas chez nous."

Aujourd'hui, c'est différent: la tribune principale a été refaite en 2008 et le Laugardalsvöllur fait le plein à chaque match tandis que les milliers de fans qui n'ont pas trouvé de place se rassemblent dans les cafés autour du stade national de Reykjavik. Le principal d'entre eux est Olvér, dont le club de supporters Tólfan (traduction libre: le douzième homme) a fait son quartier général depuis 2007.

Le lien qui existe entre les supporters et l'équipe nationale est unique. Il se raconte que, sur l'île, chaque supporter connaît au moins personnellement un joueur. "Dans mon cas, c'est vrai", sourit Benni Hallbjornsson, président de Tólfan. "J'ai travaillé avec notre gardien. D'autres sont amis sur Facebook. Disons que chacun n'a besoin que d'un intermédiaire maximum pour joindre un joueur de l'équipe nationale. Ceux-ci viennent d'ailleurs régulièrement à l'Olvér."

Benni raconte qu'au cours de la campagne de qualification pour l'EURO, Heimir Hallgrimsson, le sélectionneur-adjoint, s'est astreint à un rituel particulier. "Deux heures avant le match, il vient au café pour donner l'équipe et expliquer la tactique. Au début, il y avait 20 fans mais aujourd'hui, c'est la folie: on se bouscule pour l'écouter. C'est devenu une sorte de superstition car, depuis, nous n'avons plus perdu à domicile."

Par Matthias Stockmans

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Il y a dix ans, l'équipe nationale islandaise disputait ses matches internationaux dans un Laugardalsvöllur (10 000 places) à moitié vide. Runar Kristinsson, recordman du nombre de sélections en équipe nationale (104) se souvient encore que les joueurs n'étaient pas spécialement motivés. "Deux petites tribunes à moitié vide le long du terrain, le vent qui s'engouffrait par derrière le but, une piste d'athlétisme autour du terrain... Nous ne nous sentions pas chez nous."Aujourd'hui, c'est différent: la tribune principale a été refaite en 2008 et le Laugardalsvöllur fait le plein à chaque match tandis que les milliers de fans qui n'ont pas trouvé de place se rassemblent dans les cafés autour du stade national de Reykjavik. Le principal d'entre eux est Olvér, dont le club de supporters Tólfan (traduction libre: le douzième homme) a fait son quartier général depuis 2007.Le lien qui existe entre les supporters et l'équipe nationale est unique. Il se raconte que, sur l'île, chaque supporter connaît au moins personnellement un joueur. "Dans mon cas, c'est vrai", sourit Benni Hallbjornsson, président de Tólfan. "J'ai travaillé avec notre gardien. D'autres sont amis sur Facebook. Disons que chacun n'a besoin que d'un intermédiaire maximum pour joindre un joueur de l'équipe nationale. Ceux-ci viennent d'ailleurs régulièrement à l'Olvér."Benni raconte qu'au cours de la campagne de qualification pour l'EURO, Heimir Hallgrimsson, le sélectionneur-adjoint, s'est astreint à un rituel particulier. "Deux heures avant le match, il vient au café pour donner l'équipe et expliquer la tactique. Au début, il y avait 20 fans mais aujourd'hui, c'est la folie: on se bouscule pour l'écouter. C'est devenu une sorte de superstition car, depuis, nous n'avons plus perdu à domicile."Par Matthias StockmansRetrouvez l'intégralité de l'article consacré à l'Islande dans votre Sport/Foot Magazine