On savait que le vainqueur de cette finale d'Europa League disputée à l'Estadion Ramon Sanchez Pizjuan allait combler une longue attente. En effet, l'Eintracht Francfort n'avait plus remporté une coupe européenne depuis 42 ans, alors que les Glasgow Rangers attendaient même de retrouver cette joie depuis un demi-siècle. Ce sont finalement les Ecossais qui devront prolonger leur attente au moins une saison de plus. Ils avaient pourtant pris la direction des opérations grâce à Joe Aribo. Mais Aribo ne fut pas beau la vie puisque Rafael Santos Borré remettait les deux formations à égalité. Dans les prolongations, Ryan Kent avait le but de la victoire au bout du pied, mais n'est pas devenu le Superman des Rangers puisque le costume en lycra du super-héros avait été endossé par le gardien adverse Kevin Trapp, qui allait arrêter le tir au but d'Aaron Ramsey pour permettre à Borré de faire voler les Aigles vers le paradis.

Mais voici ce qu'il faut aussi retenir d'autre de cette finale.

Anomalie de l'histoire du football allemand, cela faisait un quart de siècle que Schalke 04 et Marc Wilmots attendaient un successeur au palmarès de la deuxième Coupe d'Europe., iStock
Anomalie de l'histoire du football allemand, cela faisait un quart de siècle que Schalke 04 et Marc Wilmots attendaient un successeur au palmarès de la deuxième Coupe d'Europe. © iStock

Rafael Santos Borré efface Marc Wilmots des tablettes

Si le Bayern Munich a remporté trois fois la Ligue des Champions au cours du XXIe siècle et que le Bayer Leverkusen ou le Borussia Dortmund ont aussi disputé des finales, la deuxième Coupe d'Europe échappe depuis très longtemps au club d'Outre-Rhin. Anomalie de l'histoire pour l'une des plus grandes nations du football mondial, le dernier sacre dans l'ancienne Coupe de l'UEFA remonte à 1997 et Schalke 04, qui vient de remonter en Bundesliga cette année après une année de purgatoire. A l'époque, la finale se jouait en deux rencontres aller-retour et c'est une séance de tirs au but qui avait décidé de l'issue de la compétition. Lors du match à Gelsenkirchen, Marc Wilmots avait offert la victoire aux Allemands qui verront l'Inter revenir à leur hauteur lors du match au Guiseppe Meazza. Willy sera finalement le héros des Königsblauen puisqu'il transformera le tir au but décisif. Un quart de siècle plus tard, Rafael Santos Borré l'a imité en marquant lors des nonante premières minutes puis en réussissant le tir au but de la victoire.

Oliver Glasner, l'entraîneur de l'Eintacht Francfort, s'est invité à la table d'Ernst Happel., iStock
Oliver Glasner, l'entraîneur de l'Eintacht Francfort, s'est invité à la table d'Ernst Happel. © iStock

Ernst Happel n'est plus le dernier coach autrichien à avoir remporté une Coupe d'Europe

C'est une autre longue attente qu'a comblé Oliver Glasner ce mercredi soir. Cela faisait en effet 39 ans qu'un technicien autrichien n'avait plus mené une équipe au succès sur la scène continentale. La dernier est une personnalité bien connue du football belge puisqu'il s'agit d'Ernst Happel. Vainqueur de la Coupe de Belgique avec le Standard en 1981 et à la barre du FC Bruges lorsque celui-ci avait réalisé le premier triplé de son histoire au coeur des seventies (un autre record perdu par l'Autrichien depuis dimanche), le Viennois avait surtout mené les Blauw en Zwart en finale de la Coupe UEFA 1976. Si Liverpool l'avait emporté ce jour-là, Happel avait pourtant déjà connu l'ivresse de la victoire dans une coupe continentale avec la Coupe intercontinentale en 1970 avec Feyenoord et surtout une Coupe aux grandes oreilles en 1983 avec Hambourg. Dans une équipe qui comptait dans ses rangs Horst Hrubesch,passé aussi par le Standard, c'est Félix Magath, l'actuel T1 du Hertha Berlin, qui avait mené les siens au Graal en trompant la vigilance de Dino Zoff, le gardien de la Juventus.

Comme Dino Zoff et Edwin van der Sar avant lui, Allan McGregor a disputé une finale européenne à plus de 40 ans. Mais il n'a pas plus réussi que ses deux prédécesseurs à soulever la Coupe à la fin., iStock
Comme Dino Zoff et Edwin van der Sar avant lui, Allan McGregor a disputé une finale européenne à plus de 40 ans. Mais il n'a pas plus réussi que ses deux prédécesseurs à soulever la Coupe à la fin. © iStock

McGregor n'a pas brisé la malédiction des quadragénaires

Et en parlant de Zoff, il faut se souvenir qu'il avait 41 ans et 86 jours lors de cet épilogue de la saison européenne. Il reste à ce jour le plus vieux dernier rempart à avoir disputé un match d'un tel enjeu. Un autre quadragénaire l'avait imité en 2011. Edwin van der Sar (40 ans et 211 jours) défendait les perches de Manchester United en 2011 en finale de la C1 contre le Barça. Depuis hier, un troisième homme s'est invité à table des gardiens qui ne connaissent pas la crise de la quarantaine. Allan McGregor (40 ans et 107 jours) espérait mener les Rangers au titre suprême sur la pelouse du Séville. Malheureusement pour lui, il n'a pas pu arrêter une des tentatives allemandes pendant la séance des tirs au but. Il n'a pas non plus vaincu la malédiction des quadragénaires en finale de Coupe d'Europe, puisque la Juve de Zoff et le Man U de van der Sar avaient aussi perdu à l'époque.

L'Espagne sourit toujours à l'Eintracht Francfort depuis 1970. Cette saison, les Allemands s'étaient aussi imposés au Bétis Séville et au Camp Nou du FC Barcelone., iStock
L'Espagne sourit toujours à l'Eintracht Francfort depuis 1970. Cette saison, les Allemands s'étaient aussi imposés au Bétis Séville et au Camp Nou du FC Barcelone. © iStock

Les invincibles de Francfort

En arrachant le partage au terme des 120 minutes de jeu, l'Eintracht Francfort conclut sa campagne victorieuse en Europa League en restant invaincu dans la compétition. Sur les treize matches disputés, die Adler ont remporté sept de leurs duels et ont partagé l'enjeu à six reprises. Ils font donc aussi bien que Chelsea lors de la saison 2018-19 (avec le sacre d'Eden Hazard) et que Villarreal la saison dernière. Autre point commun que Francfort partage avec le Sous-Marin Jaune, c'est de s'être imposé après la séance de tirs au but. C'est d'ailleurs la première fois de l'histoire de cette Coupe d'Europe que deux finales se concluent avec cet exercice souvent considéré comme une loterie.

Pour rester dans l'invincibilité, l'Eintracht Francfort possède un autre brevet en la matière sur les terres espagnoles. Les Allemands n'aiment pas la péninsule ibérique que pour l'alcool pas cher et le plaisir de se balader en slashes-chaussettes blanches. Ils sont surtout invaincus dans ce pays depuis... 1970. Cette campagne européenne a encore confirmé la statistique puisque les hommes d'Oliver Glasner l'ont emporté 2-3 au Camp Nou et 1-2 au Real Bétis, un club de Séville justement. Mais la finale de ce mercredi se déroulait dans le stade du voisin et rival du FC.

En revanche, la statistique était largement défavorable pour les Ecossais. En quartoze duels disputés en Espagne, ils ne se sont imposés qu'... une seule fois pour dix revers et trois matches nuls. Mais leur seule victoire aurait pu leur porter chance puisqu'ils avaient battu le Dynamo Moscou en 1972 au Camp Nou lors de leur unique sacre européen. L'histoire ne se répète pas toujours...

Hier c'était plus Eric et Ramsey qu'Aaron Ramsey., iStock
Hier c'était plus Eric et Ramsey qu'Aaron Ramsey. © iStock

Une célébrité ne sera pas victime d'Aaron Ramsey

Il était sans doute le tireur le plus expérimenté à prendre ses responsabilités ce mercredi. Monté à la 117e avec Kemar Roofe, Aaron Ramsey devait, tout comme le Jamaïcain, apporter son vécu lors de la séance de tir au but. Mais si, ni McGregor ni Trapp ne se sont transformés en Helmuth Duckadam (Le gardien du Steaua Bucarest qui avait offert la C1 en 1986 en arrêtant toutes les tentatives du Barça sur la même pelouse que ce mercredi), il aura suffi d'un arrêt du portier allemand pour faire la différence. Kevin Trapp, qui n'avait pas pu empêcher Sergi Roberto de marquer le but décisif de la remontada barcelonaise du 8 mars 2017, avait sorti un arrêt exceptionnel devant Ryan Kent deux minutes avant l'exercice des tirs au but.

Sa victime se nomme donc Aaron Ramsey, complètement en perte de vitesse depuis qu'il a quitté Arsenal pour la Juventus et qui a été prêté sans plus de succès à Glasgow cet hiver. Le seul fait d'arme du Gallois reste donc l'étrange coïncidence qui aura marqué sa carrière au fer rouge. Lorsqu'il marquait, une célébrité trépassait dans les heures qui suivaient. Le palmarès de Ramsey est plutôt riche avec Steve Jobs, Mouammar Kadhafi, Whitney Houston, Boris Berezovskiy, Paul Walker et Robin Williams. Une liste quasi plus impressionnante que son palmarès en club même s'il compte un Scudetto et une Coppa avec la Juventus, ainsi que trois FA Cup avec Arsenal.

On savait que le vainqueur de cette finale d'Europa League disputée à l'Estadion Ramon Sanchez Pizjuan allait combler une longue attente. En effet, l'Eintracht Francfort n'avait plus remporté une coupe européenne depuis 42 ans, alors que les Glasgow Rangers attendaient même de retrouver cette joie depuis un demi-siècle. Ce sont finalement les Ecossais qui devront prolonger leur attente au moins une saison de plus. Ils avaient pourtant pris la direction des opérations grâce à Joe Aribo. Mais Aribo ne fut pas beau la vie puisque Rafael Santos Borré remettait les deux formations à égalité. Dans les prolongations, Ryan Kent avait le but de la victoire au bout du pied, mais n'est pas devenu le Superman des Rangers puisque le costume en lycra du super-héros avait été endossé par le gardien adverse Kevin Trapp, qui allait arrêter le tir au but d'Aaron Ramsey pour permettre à Borré de faire voler les Aigles vers le paradis.Mais voici ce qu'il faut aussi retenir d'autre de cette finale.Si le Bayern Munich a remporté trois fois la Ligue des Champions au cours du XXIe siècle et que le Bayer Leverkusen ou le Borussia Dortmund ont aussi disputé des finales, la deuxième Coupe d'Europe échappe depuis très longtemps au club d'Outre-Rhin. Anomalie de l'histoire pour l'une des plus grandes nations du football mondial, le dernier sacre dans l'ancienne Coupe de l'UEFA remonte à 1997 et Schalke 04, qui vient de remonter en Bundesliga cette année après une année de purgatoire. A l'époque, la finale se jouait en deux rencontres aller-retour et c'est une séance de tirs au but qui avait décidé de l'issue de la compétition. Lors du match à Gelsenkirchen, Marc Wilmots avait offert la victoire aux Allemands qui verront l'Inter revenir à leur hauteur lors du match au Guiseppe Meazza. Willy sera finalement le héros des Königsblauen puisqu'il transformera le tir au but décisif. Un quart de siècle plus tard, Rafael Santos Borré l'a imité en marquant lors des nonante premières minutes puis en réussissant le tir au but de la victoire.C'est une autre longue attente qu'a comblé Oliver Glasner ce mercredi soir. Cela faisait en effet 39 ans qu'un technicien autrichien n'avait plus mené une équipe au succès sur la scène continentale. La dernier est une personnalité bien connue du football belge puisqu'il s'agit d'Ernst Happel. Vainqueur de la Coupe de Belgique avec le Standard en 1981 et à la barre du FC Bruges lorsque celui-ci avait réalisé le premier triplé de son histoire au coeur des seventies (un autre record perdu par l'Autrichien depuis dimanche), le Viennois avait surtout mené les Blauw en Zwart en finale de la Coupe UEFA 1976. Si Liverpool l'avait emporté ce jour-là, Happel avait pourtant déjà connu l'ivresse de la victoire dans une coupe continentale avec la Coupe intercontinentale en 1970 avec Feyenoord et surtout une Coupe aux grandes oreilles en 1983 avec Hambourg. Dans une équipe qui comptait dans ses rangs Horst Hrubesch,passé aussi par le Standard, c'est Félix Magath, l'actuel T1 du Hertha Berlin, qui avait mené les siens au Graal en trompant la vigilance de Dino Zoff, le gardien de la Juventus.Et en parlant de Zoff, il faut se souvenir qu'il avait 41 ans et 86 jours lors de cet épilogue de la saison européenne. Il reste à ce jour le plus vieux dernier rempart à avoir disputé un match d'un tel enjeu. Un autre quadragénaire l'avait imité en 2011. Edwin van der Sar (40 ans et 211 jours) défendait les perches de Manchester United en 2011 en finale de la C1 contre le Barça. Depuis hier, un troisième homme s'est invité à table des gardiens qui ne connaissent pas la crise de la quarantaine. Allan McGregor (40 ans et 107 jours) espérait mener les Rangers au titre suprême sur la pelouse du Séville. Malheureusement pour lui, il n'a pas pu arrêter une des tentatives allemandes pendant la séance des tirs au but. Il n'a pas non plus vaincu la malédiction des quadragénaires en finale de Coupe d'Europe, puisque la Juve de Zoff et le Man U de van der Sar avaient aussi perdu à l'époque.En arrachant le partage au terme des 120 minutes de jeu, l'Eintracht Francfort conclut sa campagne victorieuse en Europa League en restant invaincu dans la compétition. Sur les treize matches disputés, die Adler ont remporté sept de leurs duels et ont partagé l'enjeu à six reprises. Ils font donc aussi bien que Chelsea lors de la saison 2018-19 (avec le sacre d'Eden Hazard) et que Villarreal la saison dernière. Autre point commun que Francfort partage avec le Sous-Marin Jaune, c'est de s'être imposé après la séance de tirs au but. C'est d'ailleurs la première fois de l'histoire de cette Coupe d'Europe que deux finales se concluent avec cet exercice souvent considéré comme une loterie.Pour rester dans l'invincibilité, l'Eintracht Francfort possède un autre brevet en la matière sur les terres espagnoles. Les Allemands n'aiment pas la péninsule ibérique que pour l'alcool pas cher et le plaisir de se balader en slashes-chaussettes blanches. Ils sont surtout invaincus dans ce pays depuis... 1970. Cette campagne européenne a encore confirmé la statistique puisque les hommes d'Oliver Glasner l'ont emporté 2-3 au Camp Nou et 1-2 au Real Bétis, un club de Séville justement. Mais la finale de ce mercredi se déroulait dans le stade du voisin et rival du FC.En revanche, la statistique était largement défavorable pour les Ecossais. En quartoze duels disputés en Espagne, ils ne se sont imposés qu'... une seule fois pour dix revers et trois matches nuls. Mais leur seule victoire aurait pu leur porter chance puisqu'ils avaient battu le Dynamo Moscou en 1972 au Camp Nou lors de leur unique sacre européen. L'histoire ne se répète pas toujours...Il était sans doute le tireur le plus expérimenté à prendre ses responsabilités ce mercredi. Monté à la 117e avec Kemar Roofe, Aaron Ramsey devait, tout comme le Jamaïcain, apporter son vécu lors de la séance de tir au but. Mais si, ni McGregor ni Trapp ne se sont transformés en Helmuth Duckadam (Le gardien du Steaua Bucarest qui avait offert la C1 en 1986 en arrêtant toutes les tentatives du Barça sur la même pelouse que ce mercredi), il aura suffi d'un arrêt du portier allemand pour faire la différence. Kevin Trapp, qui n'avait pas pu empêcher Sergi Roberto de marquer le but décisif de la remontada barcelonaise du 8 mars 2017, avait sorti un arrêt exceptionnel devant Ryan Kent deux minutes avant l'exercice des tirs au but. Sa victime se nomme donc Aaron Ramsey, complètement en perte de vitesse depuis qu'il a quitté Arsenal pour la Juventus et qui a été prêté sans plus de succès à Glasgow cet hiver. Le seul fait d'arme du Gallois reste donc l'étrange coïncidence qui aura marqué sa carrière au fer rouge. Lorsqu'il marquait, une célébrité trépassait dans les heures qui suivaient. Le palmarès de Ramsey est plutôt riche avec Steve Jobs, Mouammar Kadhafi, Whitney Houston, Boris Berezovskiy, Paul Walker et Robin Williams. Une liste quasi plus impressionnante que son palmarès en club même s'il compte un Scudetto et une Coppa avec la Juventus, ainsi que trois FA Cup avec Arsenal.