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Inter Milan – Real Madrid, une « finale » entre Lukaku, Hazard et Courtois

L’Inter Milan et le Real Madrid pensaient se disputer la tête de leur groupe en Ligue des champions mais les voilà face à face pour éviter de se retrouver à la dernière place, promise au vaincu mercredi soir à San Siro.

Zinédine Zidane et Antonio Conte ont beau être habitués à la pression, les ex-coéquipiers de la Juventus jouent gros, même si aucun des deux clubs monuments (13 C1 pour le Real, 3 pour l’Inter) ne sera éliminé en cas de défaite mercredi soir.

L’Inter Milan, seule équipe du groupe B sans victoire à l’issue des matches aller, est la plus mal en point: un nouveau revers, après celui de l’aller à Madrid (3-2), la rapprocherait sérieusement d’une troisième élimination consécutive en phase de poules.

Outre la mauvaise nouvelle financière en cette année économiquement précaire en raison de la pandémie de coronavirus (l’Inter devrait annoncer des pertes de l’ordre de 100 millions d’euros pour 2019-2020), ce serait un sacré accroc aux ambitions d’Antonio Conte, arrivé en 2019 pour ramener les Nerazzurri au sommet.

« Pour nous, c’est une finale, il faut un résultat après la défaite de l’aller contre le Real et les deux nuls précédents. On n’a plus beaucoup de solutions pour s’en sortir », a reconnu mardi Antonio Conte.

Lukaku en mode leader

Conte le sait: l’Inter, qui n’a plus disputé un huitième de finale de C1 depuis 2012, aura du mal à se consoler de nouveau avec la « petite » Ligue Europa (finale perdue la saison dernière). Ce serait trop peu au vu des efforts consentis pour densifier l’effectif avec notamment les arrivées d’Achraf Hakimi (40 millions d’euros de transfert) et Arturo Vidal (6 millions de salaire par saison), alors que le Danois Christian Eriksen, arrivé en janvier, semble déjà sur le départ.

« Nous ne sommes pas encore une grande équipe », a reconnu dimanche l’attaquant Romelu Lukaku, sauveur une nouvelle fois des Milanais dans un match compliqué contre le Torino (victoire 4-2 après avoir été menés 0-2). Le Belge, dont l’absence avait pesé à l’aller à Madrid, s’impose plus que jamais comme le leader d’une équipe toujours en quête d’un premier match référence.

Au Real non plus, malgré la victoire de l’aller, la sérénité n’est pas franchement de mise en ce début de saison après le faux-départs des premiers matches de C1 (défaite à domicile face au Shakhtar, nul arraché in extremis à Mönchengladbach).

Benzema forfait

Une élimination de la C1 dès la phase de poules aurait des allures de séisme: le club a toujours réussi à se qualifier en 24 participations consécutives depuis 1997. De quoi faire vaciller la statue de Zinédine Zidane lui-même, en dépit de la moisson de titres obtenue par le Français sur le banc (triplé 2016-2017-2018 en Ligue des champions, deux Ligas…).

Même s’il affirme ne pas se pencher sur les conséquences d’un résultat en Lombardie, une défaite serait à coup sûr synonyme de jours de tourmente pour son Real, également bousculé en Liga. Les Madrilènes ne sont que quatrièmes (avec deux nuls et deux défaites en 9 matches), après les nouveaux points abandonnés samedi à Villarreal (1-1).

A Milan, le Real devra composer sans deux des trois buteurs du match aller: le capitaine Sergio Ramos (blessé à une cuisse et absent encore quelques jours), mais surtout Karim Benzema, toujours gêné par sa blessure aux ischio-jambiers de la jambe droite et non retenu dans le groupe. Sans parler des indisponibilités de Luka Jovic, Eder Militao (Covid-19) et Fede Valverde (blessé).

Sans Ramos, le Real Madrid a perdu sept de ses huit derniers matches en C1: « On connaît l’importance de Sergio, mais les statistiques sont faites pour être démenties. C’est une finale, on connaît le classement, mais on est prêt à souffrir pour ces trois points », a souligné Zinédine Zidane.

Pour Conte, toutefois, « le Real a un effectif très complet, parler des absences ça fait un peu sourire ».

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