"En terme de commercialisation, j'espère atteindre 50 milliards de dollars, et non 25 milliards", comme l'offre initiale d'un groupe d'investisseurs anonymes, écartée par la FIFA, a déclaré Infantino mercredi à Paris, en marge du 69e Congrès de la FIFA.

"Je ne suis pas sûr que nous les aurons mais je l'espère", a-t-il ajouté, sans préciser à combien d'éditions ce chiffre correspond.

Selon un proche du dossier, ce chiffre est toutefois "difficilement crédible", car dans l'offre initiale de 25 milliards de dollars, qui portait sur trois éditions de la Coupe du monde des clubs plus la Ligue mondiale des nations, laissée à l'abandon, "chaque édition rapportait 4 Mds USD".

Son projet de Coupe du monde des clubs élargie à 24 équipes dès juin 2021 et organisé tous les 4 ans, alors que le format actuel se dispute chaque année avec 7 participants, a été adopté par le Conseil de la FIFA en mars à Miami.

Et ce malgré les réticences de l'UEFA qui y voit notamment une concurrence face à sa réforme de la Ligue des champions.

"Nous ne devons pas avoir honte de devoir développer les recettes, c'est notre mission", a souligné le dirigeant devant les 211 fédérations, alors que son organisation a vu ses revenus globaux passer de 4,6 milliards à 6,4 milliards de dollars (5,7 mds d'euros), sur le cycle 2015-2018.

Un groupe d'investisseurs, dont la FIFA n'a pas révélé les noms, mais qui selon différentes sources proviennent d'Asie et du Moyen-Orient, avait présenté une offre de 25 Mds USD (21,9 mds d'euros) pour investir notamment dans cette Coupe du monde des clubs élargie.

Les droits commerciaux de la future compétition seront-ils cédés à ses investisseurs, alors que certaines fuites dans la presse avaient évoqué l'hypothèse d'une privatisation ? "Il n'a jamais été question que des investisseurs financiers prennent le contrôle de telles compétitions. Les droits resteront toujours sous l'égide de la FIFA", a affirmé Infantino.

"Je ne penserai ou ne proposerai jamais dans ma vie qu'une compétition, ou une partie d'une compétition, soit détenue par une autre partie", a ajouté le président de la FIFA, précisant qu'en l'état, seules quelques "agences ont proposé un minimum garanti pour la vente des droits".