"Préférerez-vous le Real Madrid ou le FC Barcelone comme adversaire de votre équipe en finale de la Coupe d'Europe ?" C'est la question que se posait la grande majorité des supporters des Glasgow Rangers en 1960 après que leur équipe ait évité les deux géants espagnols lors du tirage au sort des demi-finales de la Coupe des clubs champions, ancien nom de la Ligue des Champions. Cette question était tellement présomptueuse que l'on aurait pu demander à ces mêmes supporters qui d' Alfredo Di Stéfano ou de László Kubala serait la meilleure recrue pour l'intersaison des Gers.

En ce printemps 1960, les Glasgow Rangers avaient le vent en poupe. Lors des tours précédents, ils s'étaient débarrassés d'Anderlecht (7-2 au total des deux matches) avant de prendre plus difficilement l'ascendant sur le champion tchécoslovaque, le Cervena Hviezda Bratislava (l'Inter Bratislava actuel, désormais Slovaque). Et en quart de finale, c'est le champion néerlandais, le Sparta Rotterdam, qui avait été éliminé. Une qualification à l'arrachée puisqu'après s'être imposés 3-2 à l'aller, les Ecossais ont été battus 1-0 au retour. A l'époque, comme cela se pratique encore d'une certaine manière avec le replay lors des premiers tours de FA Cup, le qualifié a été désigné au terme d'un troisième duel remporté par les Rangers (2-3).

Il n'y a désormais plus que ce double affrontement du dernier carré pour que Glasgow, qui accueille la grande finale, se pare de bleu afin de soutenir l'une de ses deux équipes locales. En Ecosse, personne n'imagine alors que les Rangers ne soient pas de la partie du côté d'Hampden Park (le stade de l'équipe nationale, les Rangers évoluant de leur côté à Ibrox) pour l'apothéose de la compétition le 18 mai.

Le football britannique a souvent eu une haute estime de lui-même. La Perfide Albion a toujours revendiqué la paternité du sport roi, même si dans les palmarès, les victoires nationales ou d'équipe issues de l'île sont au final peu nombreuses, même à l'aube des années 60. Depuis la création de la C1, quatre années plus tôt, le Real Madrid a, à chaque fois, ramené la Coupe aux grandes oreilles du côté de la Casa Blanca. La Coupe des vainqueurs de Coupe ne sera créée que l'année suivante, quant à la Coupe des villes de foire, elle est la propriété du Barça. Les Britanniques parlent donc beaucoup, pendant que les Espagnols empilent les trophées dans leurs vitrines.

"L'Eintracht Francfort ? Qui sont-ils ?"

Affronter un adversaire comme l'Eintracht Francfort, champion d'Allemagne de l'Ouest, ne fait qu'encourager les certitudes écossaises. Un onze représentatif de Francfort s'était bien rendu à Londres en 1956 pour disputer la Coupe des foires interurbaines et s'était assez bien comporté. Mais dans l'ensemble, les équipes de ce pays n'avaient que peu d'impact sur le déroulement final de compétitions européennes qui en sont alors à leurs balbutiements. En plus, l'Eintracht a souffert pour atteindre ce dernier carré. Ce n'est donc pas un tel adversaire qui peut mettre en échec les fiers Glasgow Rangers.

Cet excès de confiance se traduit jusque dans les mots du manager des Gers , Scott Symon, lorsqu'on lui demande son avis sur son futur adversaire. "L'Eintracht, qui sont-ils ?", lâchera-t-il comme premiers mots en posant le pied sur le sol allemand.

Il est vrai que les champions d'Allemagne de l'ouest restaient sur une qualification sur forfait contre les Finlandais de Kuopio et deux autres sans éclat contre les Young Boys de Berne et le Wiener Sport-Club. L'Eintracht Francfort disposait pourtant d'une équipe jeune et physiquement au point. L'effectif était encadré par quelques vieux briscards pour fournir cette dose de ruse et de malice qui permet parfois de faire la différence.

Le capitaine de l'Eintracht, Alfred Pfaff, âgé de 34 ans à l'époque et membre de la Mannschaft championne du monde en 1954, était en quelque sorte le Di Stefano local. Un attaquant intérieur gauche très doué techniquement et avec une grande lecture du jeu. C'est son pied gauche qui dessinait la majorité les offensives allemandes. Un autre vieux loup de mer, Richard Kress, 35 ans, qui évoluait au même poste que son capitaine lorsqu'il débarqua d'Horas, s'était reconverti en ailier droit efficace au cours de ses sept années passées soues les couleurs de Francfort. Ce duo de vétérans allait être à la base de la victoire en deux sets des Adler (aigles).

Balayés 6-1 au Waldstadion lors de la première manche, les Ecossais allaient se faire humilier (3-6) dans leur temple d'Ibrox, médusé devant une telle débâcle.

Pendant une grande partie de la seconde moitié du 20e siècle, l'Écosse et ses clubs ont échoué lamentablement à former des équipes dotées d'une grande force collective alors qu'ils disposaient pourtant de joueurs doués dans leurs rangs. Les Rangers avaient probablement de meilleurs joueurs sur le papier que l'Eintracht Francfort. Les Gers se sont procurés pratiquement autant d'occasions et ont eu plus la possession du ballon. Ils ont en revanche été balayés sur le plan tactique en encaissant pratiquement à chaque contre-attaque de leurs adversaires.

Kress et Pfaff ralentissent le jeu en conservant le cuir et en attirant les défenseurs des Rangers le plus haut possible sur le terrain. Les deux compères trouvaient ensuite l'espace dans le dos de leurs adversaires et les rapides ailiers de l'Eintracht filaient à la vitesse de l'éclair en direction des cages écossaises. Erwin Stein, le centre-avant, donne aussi du fil à retordre à l'arrière-garde désemparée des Rangers, tout comme Dieter Lindner , maître dans l'art de l'infiltration.

La plus lourde défaite cumulée de l'histoire européenne des Rangers

Le match retour à Glasgow connaîtra le même scénario, les Rangers n'ayant manifestement tiré aucun enseignement de leur dégelée à Francfort. L'ailier des Rangers, Alex Scott, résumera cette impuissance tactique : "Nous ne connaissons qu'une seule façon de jouer, c'est d'aller de l'avant".

Erich Meier n'a jamais fait figure de titulaire indiscutable sous les couleurs de l'Eintracht. Mais l'ailier gauche a saisi sa chance à Ibrox en s'offrant un doublé et en réalisant sans doute l'un de ses meilleurs matches pour les Aigles.

Les chiffres finaux sont en tout cas sans appel et restent écrits, sans doute à jamais, dans le grand livre des Glasgow Rangers. Il s'agit tout simplement de la pire défaite cumulée du club écossais sur la scène européenne. Une seule autre équipe, le Real Madrid, a marqué aussi six buts contre les pensionnaires d'Ibrox lors d'un match européen. Francfort reste aussi la seule équipe à avoir planté six roses dans le jardin d'Ibrox lors d'une rencontre de la compétition.

Il faut cependant souligner l'attitude des supporters battus qui sont restés jusqu'au bout et ont quand même chaleureusement applaudi leurs adversaires teutons. L'état d'esprit qui a régné au cours de ces deux duels fut exceptionnel. Les joueurs de Francfort avaient profité de ce déplacement en Ecosse pour visiter la région. Leur politesse et leur amabilité avaient charmé la population écossaise.

Malgré le soutien de ses nouveaux amis écossais, l'Eintracht Francfort subira la loi du Real Madrid en finale de cette C1 de 1960. Ici, Alfredo Di Stefano marque l'un de ses trois buts., belga
Malgré le soutien de ses nouveaux amis écossais, l'Eintracht Francfort subira la loi du Real Madrid en finale de cette C1 de 1960. Ici, Alfredo Di Stefano marque l'un de ses trois buts. © belga

L'Eintracht est reparti qu'avec des impressions positives de ce séjour et a été marqué par la passion des fans de Glasgow. Les joueurs allemands étaient d'ailleurs stupéfaits de voir 70 000 supporters se déplacer pour assister à un match où le suspense était quasiment inexistant après la lourde défaite de l'aller. Au coup de sifflet final, les joueurs de l'Eintracht ont applaudi les fans des Rangers. Les deux groupes de supporters ont échangé leurs chapeaux et leurs écharpes. Un exemple à l'époque, alors que le football avait pour vocation de rassembler les peuples dans une Europe qui essayait de se construire malgré qu'elle était coupée en deux par le rideau de fer, le même qui divisait l'Allemagne entre l'ouest et l'est.

De nombreux supporters des Glasgow Rangers sont aussi allés soutenir leurs nouveaux amis allemands lors de la finale. Malgré leurs encouragements et une belle résistance, Francfort s'inclinera lourdement 7-3 contre des Merengue portés par un triplé de Di Stefano et un quadruplé de Ferenc Puskas, l'autre très grande star de ceux qu'on n'appelait pas encore les Galactiques.

Ce mercredi à Séville, l'Andalousie, servira de cadre à cette finale de l'Europa League. Entre deux équipes qui n'ont plus dominé le football européen comme dans les sixties et les seventies, et qui rêvent d'enfin resoulever un trophée après des décennies d'attente. Comme à Glasgow, 62 ans plus tôt, c'est le stade neutre d'une ville partagée entre le Bétis et le FC, qui accueillera ces retrouvailles amicales.

Les Rangers attendent un titre européen depuis 1972 et une Coupe des vainqueurs de coupe remportée contre le Dynamo Moscou, après deux finales perdues en 1961 et 67. En 2008, la Russie avait pris sa revanche sur l'Ecosse puisque le Zénit Saint-Pétersbourg de Nicolas Lombaerts avait remporté la Coupe UEFA. Une coupe remportée en 1980 par l'Eintracht Francfort, après une victoire contre ses compatriotes du Borussia Mönchengladbach.

Nul doute que peu importe le nom du vainqueur demain, le perdant ne manquera pas de le saluer.

"Préférerez-vous le Real Madrid ou le FC Barcelone comme adversaire de votre équipe en finale de la Coupe d'Europe ?" C'est la question que se posait la grande majorité des supporters des Glasgow Rangers en 1960 après que leur équipe ait évité les deux géants espagnols lors du tirage au sort des demi-finales de la Coupe des clubs champions, ancien nom de la Ligue des Champions. Cette question était tellement présomptueuse que l'on aurait pu demander à ces mêmes supporters qui d' Alfredo Di Stéfano ou de László Kubala serait la meilleure recrue pour l'intersaison des Gers.En ce printemps 1960, les Glasgow Rangers avaient le vent en poupe. Lors des tours précédents, ils s'étaient débarrassés d'Anderlecht (7-2 au total des deux matches) avant de prendre plus difficilement l'ascendant sur le champion tchécoslovaque, le Cervena Hviezda Bratislava (l'Inter Bratislava actuel, désormais Slovaque). Et en quart de finale, c'est le champion néerlandais, le Sparta Rotterdam, qui avait été éliminé. Une qualification à l'arrachée puisqu'après s'être imposés 3-2 à l'aller, les Ecossais ont été battus 1-0 au retour. A l'époque, comme cela se pratique encore d'une certaine manière avec le replay lors des premiers tours de FA Cup, le qualifié a été désigné au terme d'un troisième duel remporté par les Rangers (2-3).Il n'y a désormais plus que ce double affrontement du dernier carré pour que Glasgow, qui accueille la grande finale, se pare de bleu afin de soutenir l'une de ses deux équipes locales. En Ecosse, personne n'imagine alors que les Rangers ne soient pas de la partie du côté d'Hampden Park (le stade de l'équipe nationale, les Rangers évoluant de leur côté à Ibrox) pour l'apothéose de la compétition le 18 mai.Le football britannique a souvent eu une haute estime de lui-même. La Perfide Albion a toujours revendiqué la paternité du sport roi, même si dans les palmarès, les victoires nationales ou d'équipe issues de l'île sont au final peu nombreuses, même à l'aube des années 60. Depuis la création de la C1, quatre années plus tôt, le Real Madrid a, à chaque fois, ramené la Coupe aux grandes oreilles du côté de la Casa Blanca. La Coupe des vainqueurs de Coupe ne sera créée que l'année suivante, quant à la Coupe des villes de foire, elle est la propriété du Barça. Les Britanniques parlent donc beaucoup, pendant que les Espagnols empilent les trophées dans leurs vitrines.Affronter un adversaire comme l'Eintracht Francfort, champion d'Allemagne de l'Ouest, ne fait qu'encourager les certitudes écossaises. Un onze représentatif de Francfort s'était bien rendu à Londres en 1956 pour disputer la Coupe des foires interurbaines et s'était assez bien comporté. Mais dans l'ensemble, les équipes de ce pays n'avaient que peu d'impact sur le déroulement final de compétitions européennes qui en sont alors à leurs balbutiements. En plus, l'Eintracht a souffert pour atteindre ce dernier carré. Ce n'est donc pas un tel adversaire qui peut mettre en échec les fiers Glasgow Rangers.Cet excès de confiance se traduit jusque dans les mots du manager des Gers , Scott Symon, lorsqu'on lui demande son avis sur son futur adversaire. "L'Eintracht, qui sont-ils ?", lâchera-t-il comme premiers mots en posant le pied sur le sol allemand. Il est vrai que les champions d'Allemagne de l'ouest restaient sur une qualification sur forfait contre les Finlandais de Kuopio et deux autres sans éclat contre les Young Boys de Berne et le Wiener Sport-Club. L'Eintracht Francfort disposait pourtant d'une équipe jeune et physiquement au point. L'effectif était encadré par quelques vieux briscards pour fournir cette dose de ruse et de malice qui permet parfois de faire la différence. Le capitaine de l'Eintracht, Alfred Pfaff, âgé de 34 ans à l'époque et membre de la Mannschaft championne du monde en 1954, était en quelque sorte le Di Stefano local. Un attaquant intérieur gauche très doué techniquement et avec une grande lecture du jeu. C'est son pied gauche qui dessinait la majorité les offensives allemandes. Un autre vieux loup de mer, Richard Kress, 35 ans, qui évoluait au même poste que son capitaine lorsqu'il débarqua d'Horas, s'était reconverti en ailier droit efficace au cours de ses sept années passées soues les couleurs de Francfort. Ce duo de vétérans allait être à la base de la victoire en deux sets des Adler (aigles).Balayés 6-1 au Waldstadion lors de la première manche, les Ecossais allaient se faire humilier (3-6) dans leur temple d'Ibrox, médusé devant une telle débâcle. Pendant une grande partie de la seconde moitié du 20e siècle, l'Écosse et ses clubs ont échoué lamentablement à former des équipes dotées d'une grande force collective alors qu'ils disposaient pourtant de joueurs doués dans leurs rangs. Les Rangers avaient probablement de meilleurs joueurs sur le papier que l'Eintracht Francfort. Les Gers se sont procurés pratiquement autant d'occasions et ont eu plus la possession du ballon. Ils ont en revanche été balayés sur le plan tactique en encaissant pratiquement à chaque contre-attaque de leurs adversaires.Kress et Pfaff ralentissent le jeu en conservant le cuir et en attirant les défenseurs des Rangers le plus haut possible sur le terrain. Les deux compères trouvaient ensuite l'espace dans le dos de leurs adversaires et les rapides ailiers de l'Eintracht filaient à la vitesse de l'éclair en direction des cages écossaises. Erwin Stein, le centre-avant, donne aussi du fil à retordre à l'arrière-garde désemparée des Rangers, tout comme Dieter Lindner , maître dans l'art de l'infiltration. Le match retour à Glasgow connaîtra le même scénario, les Rangers n'ayant manifestement tiré aucun enseignement de leur dégelée à Francfort. L'ailier des Rangers, Alex Scott, résumera cette impuissance tactique : "Nous ne connaissons qu'une seule façon de jouer, c'est d'aller de l'avant".Erich Meier n'a jamais fait figure de titulaire indiscutable sous les couleurs de l'Eintracht. Mais l'ailier gauche a saisi sa chance à Ibrox en s'offrant un doublé et en réalisant sans doute l'un de ses meilleurs matches pour les Aigles.Les chiffres finaux sont en tout cas sans appel et restent écrits, sans doute à jamais, dans le grand livre des Glasgow Rangers. Il s'agit tout simplement de la pire défaite cumulée du club écossais sur la scène européenne. Une seule autre équipe, le Real Madrid, a marqué aussi six buts contre les pensionnaires d'Ibrox lors d'un match européen. Francfort reste aussi la seule équipe à avoir planté six roses dans le jardin d'Ibrox lors d'une rencontre de la compétition.Il faut cependant souligner l'attitude des supporters battus qui sont restés jusqu'au bout et ont quand même chaleureusement applaudi leurs adversaires teutons. L'état d'esprit qui a régné au cours de ces deux duels fut exceptionnel. Les joueurs de Francfort avaient profité de ce déplacement en Ecosse pour visiter la région. Leur politesse et leur amabilité avaient charmé la population écossaise.L'Eintracht est reparti qu'avec des impressions positives de ce séjour et a été marqué par la passion des fans de Glasgow. Les joueurs allemands étaient d'ailleurs stupéfaits de voir 70 000 supporters se déplacer pour assister à un match où le suspense était quasiment inexistant après la lourde défaite de l'aller. Au coup de sifflet final, les joueurs de l'Eintracht ont applaudi les fans des Rangers. Les deux groupes de supporters ont échangé leurs chapeaux et leurs écharpes. Un exemple à l'époque, alors que le football avait pour vocation de rassembler les peuples dans une Europe qui essayait de se construire malgré qu'elle était coupée en deux par le rideau de fer, le même qui divisait l'Allemagne entre l'ouest et l'est.De nombreux supporters des Glasgow Rangers sont aussi allés soutenir leurs nouveaux amis allemands lors de la finale. Malgré leurs encouragements et une belle résistance, Francfort s'inclinera lourdement 7-3 contre des Merengue portés par un triplé de Di Stefano et un quadruplé de Ferenc Puskas, l'autre très grande star de ceux qu'on n'appelait pas encore les Galactiques.Ce mercredi à Séville, l'Andalousie, servira de cadre à cette finale de l'Europa League. Entre deux équipes qui n'ont plus dominé le football européen comme dans les sixties et les seventies, et qui rêvent d'enfin resoulever un trophée après des décennies d'attente. Comme à Glasgow, 62 ans plus tôt, c'est le stade neutre d'une ville partagée entre le Bétis et le FC, qui accueillera ces retrouvailles amicales.Les Rangers attendent un titre européen depuis 1972 et une Coupe des vainqueurs de coupe remportée contre le Dynamo Moscou, après deux finales perdues en 1961 et 67. En 2008, la Russie avait pris sa revanche sur l'Ecosse puisque le Zénit Saint-Pétersbourg de Nicolas Lombaerts avait remporté la Coupe UEFA. Une coupe remportée en 1980 par l'Eintracht Francfort, après une victoire contre ses compatriotes du Borussia Mönchengladbach.Nul doute que peu importe le nom du vainqueur demain, le perdant ne manquera pas de le saluer.