Vous avez traité Pep Guardiola, votre entraîneur à Barcelone, de philosophe, sur un ton sarcastique. Qu'avez-vous contre lui ?

Guardiola est un entraîneur fantastique mais humainement ? Il est lâche. Ce n'est pas un homme. Tout s'est bien passé pendant les premiers mois. J'ai inscrit beaucoup de buts puis il a commencé à m'éviter. Il ne m'a plus adressé la parole et ne m'a plus aligné.

Pourquoi ?

Posez-lui la question ! Je n'en sais rien.

Peut-être a-t-il remarqué que votre style de jeu ne convenait pas à sa conception du football.

Aucune idée. Savez-vous ce que je pense ?

Non...

Qu'il m'a sacrifié au profit de Lionel Messi et qu'il n'a pas eu le courage de me le dire. Guardiola n'a rien dans son pantalon. Messi est un brillant footballeur, cela ne fait aucun doute, mais j'ai marqué plus de buts que lui. Messi s'est plaint auprès de Guardiola. Or, Messi est sa star, son chouchou. Guardiola n'a plus voulu que j'évolue aux côtés de Messi. Il m'a aligné devant lui. Il voulait que j'arpente le rectangle. J'en suis capable mais pas tout un match. Je pèse 100 kilos. Après quatre ou cinq sprints, je suis fatigué.

Le lui avez-vous dit ?

Voici ce que je lui ai dit : " Si je ne conviens pas au système, dis-le moi et je m'en vais. " Guardiola m'a répondu : " Ibra, tu es super, tu fais tout comme il le faut. " Cela ne l'a pas empêché de me mettre sur le banc.

Comment d'autres joueurs, comme Andres Iniesta ou Xavi, s'entendaient-ils avec Guardiola ?

Ce sont de braves gars, je n'ai rien contre eux mais ce sont des béni-oui-oui. Des écoliers qui opinaient à tout ce que Guardiola disait. C'est une question de personnalité. À Milan, je me suis retrouvé dans une équipe avec Filippo Inzaghi, Gennaro Gattuso, Mark van Bommel. Quand l'entraîneur nous demandait de courir à gauche, nous lui demandions pourquoi, comment. Il devait nous convaincre. L'entraîneur qui n'en est pas capable doit se chercher un autre boulot.

Vous avez quitté Barcelone après une saison. Vous auriez pu essayer de vous imposer ?

Dès que mon départ a été acquis, je me suis posé des questions : je quittais la meilleure équipe du monde. Le voulais-je vraiment ? La réponse était oui car je voulais être heureux et je ne puis l'être que quand les gens qui m'entourent m'apprécient et le montrent. Guardiola ne l'a pas fait.

Est-il possible que vous soyez incapable d'obéir ?

C'est simple : sans équipe, je ne puis gagner. Mais je dois être au centre de l'équipe pour m'épanouir. Celui qui me transfère achète une Ferrari. Celui qui possède un tel bolide fait le plein de super et met les gaz sur l'autoroute. Guardiola, lui, a fait le plein avec du diesel avant d'aller se balader dans la nature. Il aurait aussi bien pu s'acheter une Fiat.

Par Maik Grossekaltöfer et Juan Moreno

Retrouvez l'intégralité de l'interview d'Ibrahimovic dans votre Sport/Foot Magazine

Vous avez traité Pep Guardiola, votre entraîneur à Barcelone, de philosophe, sur un ton sarcastique. Qu'avez-vous contre lui ?Guardiola est un entraîneur fantastique mais humainement ? Il est lâche. Ce n'est pas un homme. Tout s'est bien passé pendant les premiers mois. J'ai inscrit beaucoup de buts puis il a commencé à m'éviter. Il ne m'a plus adressé la parole et ne m'a plus aligné.Pourquoi ?Posez-lui la question ! Je n'en sais rien.Peut-être a-t-il remarqué que votre style de jeu ne convenait pas à sa conception du football.Aucune idée. Savez-vous ce que je pense ?Non...Qu'il m'a sacrifié au profit de Lionel Messi et qu'il n'a pas eu le courage de me le dire. Guardiola n'a rien dans son pantalon. Messi est un brillant footballeur, cela ne fait aucun doute, mais j'ai marqué plus de buts que lui. Messi s'est plaint auprès de Guardiola. Or, Messi est sa star, son chouchou. Guardiola n'a plus voulu que j'évolue aux côtés de Messi. Il m'a aligné devant lui. Il voulait que j'arpente le rectangle. J'en suis capable mais pas tout un match. Je pèse 100 kilos. Après quatre ou cinq sprints, je suis fatigué.Le lui avez-vous dit ?Voici ce que je lui ai dit : " Si je ne conviens pas au système, dis-le moi et je m'en vais. " Guardiola m'a répondu : " Ibra, tu es super, tu fais tout comme il le faut. " Cela ne l'a pas empêché de me mettre sur le banc.Comment d'autres joueurs, comme Andres Iniesta ou Xavi, s'entendaient-ils avec Guardiola ?Ce sont de braves gars, je n'ai rien contre eux mais ce sont des béni-oui-oui. Des écoliers qui opinaient à tout ce que Guardiola disait. C'est une question de personnalité. À Milan, je me suis retrouvé dans une équipe avec Filippo Inzaghi, Gennaro Gattuso, Mark van Bommel. Quand l'entraîneur nous demandait de courir à gauche, nous lui demandions pourquoi, comment. Il devait nous convaincre. L'entraîneur qui n'en est pas capable doit se chercher un autre boulot.Vous avez quitté Barcelone après une saison. Vous auriez pu essayer de vous imposer ?Dès que mon départ a été acquis, je me suis posé des questions : je quittais la meilleure équipe du monde. Le voulais-je vraiment ? La réponse était oui car je voulais être heureux et je ne puis l'être que quand les gens qui m'entourent m'apprécient et le montrent. Guardiola ne l'a pas fait.Est-il possible que vous soyez incapable d'obéir ?C'est simple : sans équipe, je ne puis gagner. Mais je dois être au centre de l'équipe pour m'épanouir. Celui qui me transfère achète une Ferrari. Celui qui possède un tel bolide fait le plein de super et met les gaz sur l'autoroute. Guardiola, lui, a fait le plein avec du diesel avant d'aller se balader dans la nature. Il aurait aussi bien pu s'acheter une Fiat.Par Maik Grossekaltöfer et Juan MorenoRetrouvez l'intégralité de l'interview d'Ibrahimovic dans votre Sport/Foot Magazine