A la lutte pour ne pas se voir éjecté des places européennes en Liga, défait par le Real dans le derby de Madrid et en finale de la Supercoupe d'Espagne... Le début d'année 2020 de l'Atlético tient du cauchemar et une déroute continentale pourrait empirer la situation, plaçant "El Cholo" Simeone sur un siège éjectable.

Fin janvier, l'élimination en 16es de finale de Coupe du Roi face à un club de D3 espagnole (la Cultural Leonesa, 2-1 a.p.) a assommé les Madrilènes. Au point que le directeur général du club Miguel Angel Gil Marin a dû voler au secours de l'encadrement et des joueurs pour éteindre l'incendie.

"Nous devons rester responsables, et prendre en compte (...) tout ce que nous avons déjà réussi en tant que club, avec ce staff et cette équipe", a écrit le dirigeant dans une lettre adressée aux supporters.

Une manière de rappeler combien Diego Simeone a transfiguré l'Atlético, moribond à son arrivée fin 2011.

Avec le "Cholo" sur le banc, l'"Atleti" a atteint deux fois la finale de la Ligue des champions (2014, 2016) et a engrangé une Liga (2014), une Coupe du Roi (2013), une Supercoupe d'Espagne (2014), deux Ligues Europa (2012, 2018) et deux Supercoupes d'Europe (2012, 2018)...

Pire attaque de l'ère Simeone

Mais après plus de huit années, le projet Simeone montre des signes de fatigue.

L'Atlético pointe aujourd'hui à la 4e place du Championnat d'Espagne (40 pts), à 13 points du leader merengue. Soit son pire total à ce stade de la saison sous l'ère "Cholo" (seulement deux victoires en huit matches en 2020, et 10 matches nuls concédés depuis le début de la saison).

"Les critiques qu'il reçoit, c'est comme ça, c'est le football. Quand tu perds autant de joueurs, c'est dur. Tu dois changer l'équipe, recruter de nouveaux joueurs, changer de philosophie, de style de jeu... Ca prend du temps, et les gens ne te laissent pas le temps", l'a soutenu Jurgen Klopp, l'entraîneur de Liverpool, lundi en conférence de presse.

Un début de saison maussade, marqué par les départs de joueurs emblématiques durant l'été (Antoine Griezmann, Diego Godin, Filipe Luis...), a vite convaincu Simeone, certain que "les critiques sont nécessaires pour progresser" comme il l'a déclaré lundi, de parler de "saison de transition", alors que le jeu offensif de l'Atlético n'a toujours pas réussi à huiler ses rouages...

A l'image de la pépite portugaise Joao Felix (20 ans), recruté l'été dernier à Benfica pour 126 millions d'euros, mais qui ne parvient pas à trouver ses marques à l'Atlético.

La présence du jeune Portugais, victime d'une "blessure musculaire à la jambe droite lors du match contre Leganes" le 26 janvier, comme indiqué par le club, puis malade d'une angine qui l'a empêché de s'entraîner cette semaine, est toujours incertaine pour mardi.

Ajoutez à cela l'absence de Diego Costa (opéré d'une hernie discale cervicale fin novembre) et le transfert avorté d'Edinson Cavani au mercato d'hiver, et vous obtenez la pire attaque de l'Atlético de l'ère Simeone (seulement 25 buts inscrits en Liga). De quoi s'inquiéter, face à la redoutable intensité défensive de Liverpool.

Un tandem ébranlé

Malgré ces difficultés, les joueurs continuent d'afficher un soutien indéfectible envers leur entraîneur... Contrairement à son entourage: à en croire la presse espagnole, German "Mono" Burgos, fidèle bras droit du "Cholo", se serait montré intéressé par le poste de N.1...

"Cela fait 25 ans que l'on se connaît, c'est un ami, on travaille ensemble depuis 19 ans et, quand il sentira le besoin de répondre de ses actes (...) il le fera lui-même", a balayé Simeone en conférence de presse la semaine dernière.

Avec des objectifs revus à la baisse en Liga, l'Atlético devra batailler jusqu'à la fin pour tenter de se frayer un chemin vers la Ligue des champions, devenue une source de revenus cruciale pour un club qui a lourdement investi, notamment pour bâtir son stade Metropolitano dans l'est de Madrid (310 millions d'euros dépensés).

Icône de l'"Atleti" en tant que joueur puis en tant que technicien, Diego Simeone a longtemps bénéficié d'une immunité à toute épreuve. Mais son état de grâce touche peut-être à sa fin, surtout en cas de contre-performance contre Liverpool...

A la lutte pour ne pas se voir éjecté des places européennes en Liga, défait par le Real dans le derby de Madrid et en finale de la Supercoupe d'Espagne... Le début d'année 2020 de l'Atlético tient du cauchemar et une déroute continentale pourrait empirer la situation, plaçant "El Cholo" Simeone sur un siège éjectable.Fin janvier, l'élimination en 16es de finale de Coupe du Roi face à un club de D3 espagnole (la Cultural Leonesa, 2-1 a.p.) a assommé les Madrilènes. Au point que le directeur général du club Miguel Angel Gil Marin a dû voler au secours de l'encadrement et des joueurs pour éteindre l'incendie."Nous devons rester responsables, et prendre en compte (...) tout ce que nous avons déjà réussi en tant que club, avec ce staff et cette équipe", a écrit le dirigeant dans une lettre adressée aux supporters. Une manière de rappeler combien Diego Simeone a transfiguré l'Atlético, moribond à son arrivée fin 2011.Avec le "Cholo" sur le banc, l'"Atleti" a atteint deux fois la finale de la Ligue des champions (2014, 2016) et a engrangé une Liga (2014), une Coupe du Roi (2013), une Supercoupe d'Espagne (2014), deux Ligues Europa (2012, 2018) et deux Supercoupes d'Europe (2012, 2018)...Pire attaque de l'ère SimeoneMais après plus de huit années, le projet Simeone montre des signes de fatigue. L'Atlético pointe aujourd'hui à la 4e place du Championnat d'Espagne (40 pts), à 13 points du leader merengue. Soit son pire total à ce stade de la saison sous l'ère "Cholo" (seulement deux victoires en huit matches en 2020, et 10 matches nuls concédés depuis le début de la saison)."Les critiques qu'il reçoit, c'est comme ça, c'est le football. Quand tu perds autant de joueurs, c'est dur. Tu dois changer l'équipe, recruter de nouveaux joueurs, changer de philosophie, de style de jeu... Ca prend du temps, et les gens ne te laissent pas le temps", l'a soutenu Jurgen Klopp, l'entraîneur de Liverpool, lundi en conférence de presse.Un début de saison maussade, marqué par les départs de joueurs emblématiques durant l'été (Antoine Griezmann, Diego Godin, Filipe Luis...), a vite convaincu Simeone, certain que "les critiques sont nécessaires pour progresser" comme il l'a déclaré lundi, de parler de "saison de transition", alors que le jeu offensif de l'Atlético n'a toujours pas réussi à huiler ses rouages...A l'image de la pépite portugaise Joao Felix (20 ans), recruté l'été dernier à Benfica pour 126 millions d'euros, mais qui ne parvient pas à trouver ses marques à l'Atlético. La présence du jeune Portugais, victime d'une "blessure musculaire à la jambe droite lors du match contre Leganes" le 26 janvier, comme indiqué par le club, puis malade d'une angine qui l'a empêché de s'entraîner cette semaine, est toujours incertaine pour mardi.Ajoutez à cela l'absence de Diego Costa (opéré d'une hernie discale cervicale fin novembre) et le transfert avorté d'Edinson Cavani au mercato d'hiver, et vous obtenez la pire attaque de l'Atlético de l'ère Simeone (seulement 25 buts inscrits en Liga). De quoi s'inquiéter, face à la redoutable intensité défensive de Liverpool.Un tandem ébranléMalgré ces difficultés, les joueurs continuent d'afficher un soutien indéfectible envers leur entraîneur... Contrairement à son entourage: à en croire la presse espagnole, German "Mono" Burgos, fidèle bras droit du "Cholo", se serait montré intéressé par le poste de N.1..."Cela fait 25 ans que l'on se connaît, c'est un ami, on travaille ensemble depuis 19 ans et, quand il sentira le besoin de répondre de ses actes (...) il le fera lui-même", a balayé Simeone en conférence de presse la semaine dernière.Avec des objectifs revus à la baisse en Liga, l'Atlético devra batailler jusqu'à la fin pour tenter de se frayer un chemin vers la Ligue des champions, devenue une source de revenus cruciale pour un club qui a lourdement investi, notamment pour bâtir son stade Metropolitano dans l'est de Madrid (310 millions d'euros dépensés).Icône de l'"Atleti" en tant que joueur puis en tant que technicien, Diego Simeone a longtemps bénéficié d'une immunité à toute épreuve. Mais son état de grâce touche peut-être à sa fin, surtout en cas de contre-performance contre Liverpool...