Avec la guerre, le football est logiquement passé au second plan en Ukraine. Pour le Sportblog de The Guardian, le vice-président du FC Mariupol est revenu sur la situation de son club, alors que la ville a été ravagée "Notre situation à court terme est sombre, mais nous allons reconstruire la ville. Je ne peux pas imaginer une vie à Marioupol sans football", lance d'emblée Andriy Sanin.

"Avant le 24 février, nous avions encore de l'espoir au FC Mariupol. Même si nous étions en difficulté en première division ukrainienne, mais nous avions une vision à long terme. Notre infrastructure était l'une des plus développées du pays et nous avions l'ambition de construire une équipe qui atteindrait l'Europa League. Lors des quatre dernières années, nous avons disputé deux fois les tours préliminaires. Nous avions le sentiment d'être sur le point de réaliser quelque chose de spécial", raconte encore le vice-président du FC Marioupol qui explique aussi ce que ses collègues ont découvert en revenant sur les installations du club la semaine dernière."Les fenêtres des bureaux du club ont été brisées, les portes enfoncées et il y a des débris éparpillés partout. C'est encore pire quand on voit l'état de notre terrain intérieur. Quant à notre stade, nous ne savons pas dans quel état il est. Les habitants ne peuvent pas se déplacer dans la ville sans passer par les postes de contrôle russes, et aucun membre de notre personnel n'a pu se rendre au stade. On dit qu'il aurait été touché par des frappes aériennes. En réalité, tout devra être reconstruit, et notre club devra repartir de zéro."

Les contrats de tous les employés ont été suspendus jusqu'à ce que la paix soit rétablie, détaille encore Andriy Sanin qui doit aussi gérer la situation de l'école des jeunes. "Nous avons suspendu toute activité dans notre académie et demandé aux parents de ramener leurs enfants à la maison. Nous en avons 300 au total, mais certains d'entre eux n'ont pas été récupérés. Nos entraîneurs de jeunes les ont accueillis comme s'il s'agissait de leurs propres enfants. [...] Nous essayons maintenant de rassembler les garçons de notre académie à Zaporijjia, qui est relativement sûre, afin de les transférer à l'étranger, mais la logistique est dangereuse et compliquée."

Le vice-président du FC Marioupol raconte aussi son expérience personnelle face à la guerre et son départ pour la Croatie. "J'ai vécu personnellement toutes les horreurs de l'invasion. Le pire n'est pas la faim ou la soif qu'on peut les supporter mais l'attente de la mort à chaque instant. On éprouve aussi la peur constante que nos proches puissent mourir aussi. Ma femme, mon fils et moi-même sommes restés à Mariupol jusqu'au 21 mars, faisant fondre la neige dans la cour pour avoir de l'eau potable et préparant des repas simples sur un feu dans notre cour. (...) Finalement, devant les dégâts et le nombre de victimes autour de nous, nous n'avons pas eu d'autre choix que d'essayer de partir. Après un voyage terrifiant de 10 heures, au cours duquel un jeune garçon est sorti en courant et nous a empêchés de descendre une route parsemée de mines, nous avons finalement atteint Zaporizhzhia. Je suis maintenant en sécurité et ma famille a été évacuée en Croatie en tant que réfugiés."

Enfin, Andriy Sanin a tenu à se montrer optimiste pour l'avenir. "Les séquelles psychologiques seront longues et profondes pour tous ceux qui survivront. Marioupol ne sera pas abandonnée, pas plus que son club de football. Je suis certain que, avec le soutien d'un monde démocratique uni, nous surmonterons cette situation et serons en mesure de tout reconstruire. Je rêve que Mariupol soit reconstruite, qu'elle devienne encore plus belle et plus confortable qu'elle ne l'était avant l'invasion."

Avec la guerre, le football est logiquement passé au second plan en Ukraine. Pour le Sportblog de The Guardian, le vice-président du FC Mariupol est revenu sur la situation de son club, alors que la ville a été ravagée "Notre situation à court terme est sombre, mais nous allons reconstruire la ville. Je ne peux pas imaginer une vie à Marioupol sans football", lance d'emblée Andriy Sanin."Avant le 24 février, nous avions encore de l'espoir au FC Mariupol. Même si nous étions en difficulté en première division ukrainienne, mais nous avions une vision à long terme. Notre infrastructure était l'une des plus développées du pays et nous avions l'ambition de construire une équipe qui atteindrait l'Europa League. Lors des quatre dernières années, nous avons disputé deux fois les tours préliminaires. Nous avions le sentiment d'être sur le point de réaliser quelque chose de spécial", raconte encore le vice-président du FC Marioupol qui explique aussi ce que ses collègues ont découvert en revenant sur les installations du club la semaine dernière."Les fenêtres des bureaux du club ont été brisées, les portes enfoncées et il y a des débris éparpillés partout. C'est encore pire quand on voit l'état de notre terrain intérieur. Quant à notre stade, nous ne savons pas dans quel état il est. Les habitants ne peuvent pas se déplacer dans la ville sans passer par les postes de contrôle russes, et aucun membre de notre personnel n'a pu se rendre au stade. On dit qu'il aurait été touché par des frappes aériennes. En réalité, tout devra être reconstruit, et notre club devra repartir de zéro." Les contrats de tous les employés ont été suspendus jusqu'à ce que la paix soit rétablie, détaille encore Andriy Sanin qui doit aussi gérer la situation de l'école des jeunes. "Nous avons suspendu toute activité dans notre académie et demandé aux parents de ramener leurs enfants à la maison. Nous en avons 300 au total, mais certains d'entre eux n'ont pas été récupérés. Nos entraîneurs de jeunes les ont accueillis comme s'il s'agissait de leurs propres enfants. [...] Nous essayons maintenant de rassembler les garçons de notre académie à Zaporijjia, qui est relativement sûre, afin de les transférer à l'étranger, mais la logistique est dangereuse et compliquée." Le vice-président du FC Marioupol raconte aussi son expérience personnelle face à la guerre et son départ pour la Croatie. "J'ai vécu personnellement toutes les horreurs de l'invasion. Le pire n'est pas la faim ou la soif qu'on peut les supporter mais l'attente de la mort à chaque instant. On éprouve aussi la peur constante que nos proches puissent mourir aussi. Ma femme, mon fils et moi-même sommes restés à Mariupol jusqu'au 21 mars, faisant fondre la neige dans la cour pour avoir de l'eau potable et préparant des repas simples sur un feu dans notre cour. (...) Finalement, devant les dégâts et le nombre de victimes autour de nous, nous n'avons pas eu d'autre choix que d'essayer de partir. Après un voyage terrifiant de 10 heures, au cours duquel un jeune garçon est sorti en courant et nous a empêchés de descendre une route parsemée de mines, nous avons finalement atteint Zaporizhzhia. Je suis maintenant en sécurité et ma famille a été évacuée en Croatie en tant que réfugiés."Enfin, Andriy Sanin a tenu à se montrer optimiste pour l'avenir. "Les séquelles psychologiques seront longues et profondes pour tous ceux qui survivront. Marioupol ne sera pas abandonnée, pas plus que son club de football. Je suis certain que, avec le soutien d'un monde démocratique uni, nous surmonterons cette situation et serons en mesure de tout reconstruire. Je rêve que Mariupol soit reconstruite, qu'elle devienne encore plus belle et plus confortable qu'elle ne l'était avant l'invasion."