La finale de la Coupe de la Ligue, tu y penses déjà jour et nuit ?

On n'est pas encore vraiment dedans, on voudrait d'abord se sauver. Mais elle est là, on est quand même obligés d'y penser par moments. J'ai dû commander une bonne centaine de places pour la famille et les amis, deux cars vont partir de Belgique, j'ai battu le record de la demande de billets à Bastia !

En demi-finale, tu rates ton tir au but à Monaco. Qu'est-ce qui te passe par la tête à ce moment-là ? Tu penses que tu viens d'éliminer Bastia ?

Directement, je me dis que je n'aurais pas dû frapper, que j'appartiens toujours à Anderlecht et que la malédiction des penalties est toujours là... Mais ça s'est bien terminé. Si mon raté nous avait privés de la finale, je m'en serais voulu longtemps. Avoir été l'obstacle sur la route du Stade de France pour une apothéose contre le PSG, ça aurait été lourd à porter.

Tu prévois quel genre d'ambiance ? Encore plus chaude, vu l'affaire Brandao au Parc des Princes et votre victoire à Bastia ?

Déjà, sur le terrain, je prévois que ce sera compliqué... Paris, ça reste Paris avec une trentaine de gars plus talentueux les uns que les autres. Mais on n'a rien à perdre et on doit se donner du courage avec les quatre buts qu'on leur a mis en championnat. Point de vue ambiance, le stade sera coupé en deux, avec 40.000 Corses. Le PSG ne va pas jouer à domicile, ça c'est sûr ! Je suis certain que nos supporters vont gagner la bataille des tribunes. Facilement.

A côté de ce parcours, vous êtes vite éliminés de la Coupe de France par des amateurs de CFA !

Oui, mais je ne sais même pas s'il y avait un titulaire indiscutable sur le terrain. On était restés ici pour préparer le match de championnat suivant, on l'estimait plus important. Personne n'en a fait une maladie.

Parlons d'autre chose... Pas le choix... Les Diables Rouges ! Avoir loupé la Coupe du Monde, c'est une cicatrice pour la vie ?

C'est sûr que ça restera un manque quand je ferai le bilan de ma carrière. Mais à partir du moment où j'ai appris que je n'irais pas, je l'ai relativement bien accepté. Je n'avais pas le choix, je devais tourner la page. Je n'en garde pas un traumatisme.

Ça a quand même été la période la plus délicate de ta carrière, non ?

Oui parce que ça a suivi ma fin de saison compliquée avec Anderlecht. Me retrouver sur le banc, ça ne m'était jamais arrivé. L'annonce du groupe pour le Brésil a été un coup de plus sur la tête. Mais le fait de gagner un nouveau titre, et le début de mes contacts avec Bastia, tout ça m'a aidé à relativiser. J'ai terminé à Anderlecht sur un troisième titre consécutif, le quatrième au total, et c'est moi qui ai levé le trophée en premier, en tant que capitaine. Comme adieux, je ne pouvais pas rêver mieux.

Tu es international sans interruption d'octobre 2007 à octobre 2013, tu sautes juste au moment où il faut préparer le Brésil. Au plus mauvais moment possible !

Tout à fait. Je me suis posé beaucoup de questions. Parce que j'avais été bon contre l'Angleterre et les Pays-Bas pour les débuts de Marc Wilmots, parce que j'avais commencé la campagne comme titulaire, parce que j'avais marqué un but hyper important contre la Croatie. Je ne sais pas si c'est la carte jaune prise dans ce match qui m'a été fatale. Sans cette suspension, je joue sans doute en Serbie, et peut-être encore les matches suivants. Au lieu de ça, je reste dans le groupe mais je ne joue plus une seule seconde en éliminatoires. Même pas contre le Pays de Galles alors qu'on était déjà qualifiés. A ce moment-là, je me suis vraiment demandé si je serais repris pour la Brésil.

Ça aurait peut-être été différent si tu avais toujours été titulaire à Anderlecht pendant les play-offs.

Ça a sûrement joué. Et aussi le fait que je sois redevenu milieu de terrain pour la deuxième partie de la saison. Marc Wilmots m'avait dit que ce n'était pas un problème, qu'il me considérait toujours comme un back droit pour les Diables. Je ne me tracassais donc pas trop. Mais ils sont partis au Brésil sans moi quand même...

Comment tu as vécu les matches des Belges ?

Honnêtement ? J'étais en vacances à Las Vegas avec Silvio Proto, on ne savait plus trop quand était le jour et quand était la nuit... (Il rigole). J'ai juste regardé la fin d'un match de poule, je n'avais pas trop le coeur à ça. Il n'y a que le huitième contre les Etats-Unis que j'ai vu en entier.

Par Pierre Danvoye à Bastia

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Guillaume Gillet dans votre Sport/Foot Magazine

La finale de la Coupe de la Ligue, tu y penses déjà jour et nuit ?On n'est pas encore vraiment dedans, on voudrait d'abord se sauver. Mais elle est là, on est quand même obligés d'y penser par moments. J'ai dû commander une bonne centaine de places pour la famille et les amis, deux cars vont partir de Belgique, j'ai battu le record de la demande de billets à Bastia !En demi-finale, tu rates ton tir au but à Monaco. Qu'est-ce qui te passe par la tête à ce moment-là ? Tu penses que tu viens d'éliminer Bastia ?Directement, je me dis que je n'aurais pas dû frapper, que j'appartiens toujours à Anderlecht et que la malédiction des penalties est toujours là... Mais ça s'est bien terminé. Si mon raté nous avait privés de la finale, je m'en serais voulu longtemps. Avoir été l'obstacle sur la route du Stade de France pour une apothéose contre le PSG, ça aurait été lourd à porter.Tu prévois quel genre d'ambiance ? Encore plus chaude, vu l'affaire Brandao au Parc des Princes et votre victoire à Bastia ?Déjà, sur le terrain, je prévois que ce sera compliqué... Paris, ça reste Paris avec une trentaine de gars plus talentueux les uns que les autres. Mais on n'a rien à perdre et on doit se donner du courage avec les quatre buts qu'on leur a mis en championnat. Point de vue ambiance, le stade sera coupé en deux, avec 40.000 Corses. Le PSG ne va pas jouer à domicile, ça c'est sûr ! Je suis certain que nos supporters vont gagner la bataille des tribunes. Facilement.A côté de ce parcours, vous êtes vite éliminés de la Coupe de France par des amateurs de CFA !Oui, mais je ne sais même pas s'il y avait un titulaire indiscutable sur le terrain. On était restés ici pour préparer le match de championnat suivant, on l'estimait plus important. Personne n'en a fait une maladie.Parlons d'autre chose... Pas le choix... Les Diables Rouges ! Avoir loupé la Coupe du Monde, c'est une cicatrice pour la vie ?C'est sûr que ça restera un manque quand je ferai le bilan de ma carrière. Mais à partir du moment où j'ai appris que je n'irais pas, je l'ai relativement bien accepté. Je n'avais pas le choix, je devais tourner la page. Je n'en garde pas un traumatisme.Ça a quand même été la période la plus délicate de ta carrière, non ?Oui parce que ça a suivi ma fin de saison compliquée avec Anderlecht. Me retrouver sur le banc, ça ne m'était jamais arrivé. L'annonce du groupe pour le Brésil a été un coup de plus sur la tête. Mais le fait de gagner un nouveau titre, et le début de mes contacts avec Bastia, tout ça m'a aidé à relativiser. J'ai terminé à Anderlecht sur un troisième titre consécutif, le quatrième au total, et c'est moi qui ai levé le trophée en premier, en tant que capitaine. Comme adieux, je ne pouvais pas rêver mieux.Tu es international sans interruption d'octobre 2007 à octobre 2013, tu sautes juste au moment où il faut préparer le Brésil. Au plus mauvais moment possible !Tout à fait. Je me suis posé beaucoup de questions. Parce que j'avais été bon contre l'Angleterre et les Pays-Bas pour les débuts de Marc Wilmots, parce que j'avais commencé la campagne comme titulaire, parce que j'avais marqué un but hyper important contre la Croatie. Je ne sais pas si c'est la carte jaune prise dans ce match qui m'a été fatale. Sans cette suspension, je joue sans doute en Serbie, et peut-être encore les matches suivants. Au lieu de ça, je reste dans le groupe mais je ne joue plus une seule seconde en éliminatoires. Même pas contre le Pays de Galles alors qu'on était déjà qualifiés. A ce moment-là, je me suis vraiment demandé si je serais repris pour la Brésil.Ça aurait peut-être été différent si tu avais toujours été titulaire à Anderlecht pendant les play-offs.Ça a sûrement joué. Et aussi le fait que je sois redevenu milieu de terrain pour la deuxième partie de la saison. Marc Wilmots m'avait dit que ce n'était pas un problème, qu'il me considérait toujours comme un back droit pour les Diables. Je ne me tracassais donc pas trop. Mais ils sont partis au Brésil sans moi quand même...Comment tu as vécu les matches des Belges ?Honnêtement ? J'étais en vacances à Las Vegas avec Silvio Proto, on ne savait plus trop quand était le jour et quand était la nuit... (Il rigole). J'ai juste regardé la fin d'un match de poule, je n'avais pas trop le coeur à ça. Il n'y a que le huitième contre les Etats-Unis que j'ai vu en entier.Par Pierre Danvoye à BastiaRetrouvez l'intégralité de l'interview de Guillaume Gillet dans votre Sport/Foot Magazine