Anderlecht a très bien joué au PSG en Ligue des Champions et John van den Brom a ainsi répondu aux critiques de plus en plus vives à propos de la qualité déclinante du jeu de son équipe. Le résultat (1-1), la bonne organisation de l'équipe, la confirmation du talent des jeunes et la conquête d'un point plus que mérité ont été fêtées comme il se doit. Mais ce n'est pas, loin de là, la plus belle performance des Mauves sur la pelouse du Parc des Princes.

Au début des années '60, Paul Van Himst et ses camarades y brillèrent souvent lors du Tournoi de Paris. La presse les qualifia d'Enfants de Paris c'est tout dire. Bien plus tard, en 1978, au même endroit, Anderlecht balaya l'Austria Vienne (4-0), avec à la clef deux buts de Gilbert (Gille) Van Binst, arrière droit dont les montées ruinèrent les ambitions autrichiennes. Van Binst est désormais consultant à Sport/Foot Magazine et ses papiers (comme sa rencontre avec Stéphane Demol cette semaine), nappés d'humour bruxellois, sont appréciés.

Le Laatste Nieuws l'a consulté à propos de la gentillesse de Deschacht (qui a livré un bon match) à l'égard de Zlatan Ibrahimovic à qui il laissa l'avantage du toss et quémanda comme un enfant son maillot en fin de match. Pour Gille, ces marques de politesse et d'admiration sont incompréhensibles: "À mon époque, il y avait aussi de grands joueurs. Comme Johan Cruijff, par exemple, que j'affrontais vigoureusement. Respect ? Pensez-vous qu'Ibra respecte Anderlecht ? Il ne faut jamais être trop respectueux. Moi, je n'aurais pas été aussi gentil avec lui. Il faut le défier normalement, comme tout autre adversaire. Si on les place sur un piédestal, les vedettes sont encore plus fortes. Je n'ai pas souvent échangé mon maillot. Et je n'en ai gardé aucun. Enfin, Anderlecht a bien joué, Deschacht aussi."

Pierre Bilic

Anderlecht a très bien joué au PSG en Ligue des Champions et John van den Brom a ainsi répondu aux critiques de plus en plus vives à propos de la qualité déclinante du jeu de son équipe. Le résultat (1-1), la bonne organisation de l'équipe, la confirmation du talent des jeunes et la conquête d'un point plus que mérité ont été fêtées comme il se doit. Mais ce n'est pas, loin de là, la plus belle performance des Mauves sur la pelouse du Parc des Princes. Au début des années '60, Paul Van Himst et ses camarades y brillèrent souvent lors du Tournoi de Paris. La presse les qualifia d'Enfants de Paris c'est tout dire. Bien plus tard, en 1978, au même endroit, Anderlecht balaya l'Austria Vienne (4-0), avec à la clef deux buts de Gilbert (Gille) Van Binst, arrière droit dont les montées ruinèrent les ambitions autrichiennes. Van Binst est désormais consultant à Sport/Foot Magazine et ses papiers (comme sa rencontre avec Stéphane Demol cette semaine), nappés d'humour bruxellois, sont appréciés. Le Laatste Nieuws l'a consulté à propos de la gentillesse de Deschacht (qui a livré un bon match) à l'égard de Zlatan Ibrahimovic à qui il laissa l'avantage du toss et quémanda comme un enfant son maillot en fin de match. Pour Gille, ces marques de politesse et d'admiration sont incompréhensibles: "À mon époque, il y avait aussi de grands joueurs. Comme Johan Cruijff, par exemple, que j'affrontais vigoureusement. Respect ? Pensez-vous qu'Ibra respecte Anderlecht ? Il ne faut jamais être trop respectueux. Moi, je n'aurais pas été aussi gentil avec lui. Il faut le défier normalement, comme tout autre adversaire. Si on les place sur un piédestal, les vedettes sont encore plus fortes. Je n'ai pas souvent échangé mon maillot. Et je n'en ai gardé aucun. Enfin, Anderlecht a bien joué, Deschacht aussi." Pierre Bilic