Paris a toujours inspiré les artistes, et Paul Pogba est un de ceux-là. Le genre d'homme capable de monter les marches qui mènent à Montmartre avec un ballon scotché au pied. Trente-deux ans après Platini, dix-huit après Zidane, La Pioche est le porte-étendard du football français. Mais pour écrire son conte de fées à la première personne, il aurait fallu que Didier Deschamps accepte de lui passer le stylo.

Là où les sélectionneurs s'évertuent souvent à mettre leur meilleur joueur dans des conditions optimales, faute de temps pour créer un collectif, Deschamps a sacrifié Pogba au nom de la rentabilité. Il l'a placé milieu intérieur droit, alors que le Français préfère la gauche que lui offre la Juventus, là où sa passe naturelle est une passe décisive. Parce qu'en France, à gauche, il y a Blaise Matuidi.

Une technique loin des qualités extravagantes de Paul, mais des adjectifs qui font rêver la France : "généreux" et "efficace". Cette saison, en neuf matches sous le maillot bleu, Blaise a marqué quatre buts et délivré deux passes décisives, pendant que Pogba n'a offert qu'un assist, soit moins qu'un Bacary Sagna souvent moqué pour la qualité de ses centres. Les quotidiens du pays, L'Équipe en tête - il y a reçu un 4 pour sa dernière partition face à l'Écosse - font la moue et demandent plus d'un joueur qui n'est absolument pas mis dans des conditions qui le font briller. C'est presque comme si on demandait à Kevin De Bruyne de ne jouer que du pied gauche, avant de lui reprocher de ne pas être aussi efficace qu'avec sa patte droite.

Deschamps le pragmatique ne sacrifiera pas les chiffres de Matuidi, vanté par tout le pays pour son "travail" et ses "projections" alors que son jeu anarchique oblige Pogba à jouer les équilibristes pour éviter de mettre la structure du jeu bleu en péril. Un paradoxe pour celui qui devrait créer le déséquilibre. Ce rôle, le sélectionneur l'a réparti entre les pieds de Griezmann et les jambes de Matuidi.

Pogba et sa carrure de général devront se contenter d'une tenue de soldat.

Paris a toujours inspiré les artistes, et Paul Pogba est un de ceux-là. Le genre d'homme capable de monter les marches qui mènent à Montmartre avec un ballon scotché au pied. Trente-deux ans après Platini, dix-huit après Zidane, La Pioche est le porte-étendard du football français. Mais pour écrire son conte de fées à la première personne, il aurait fallu que Didier Deschamps accepte de lui passer le stylo.Là où les sélectionneurs s'évertuent souvent à mettre leur meilleur joueur dans des conditions optimales, faute de temps pour créer un collectif, Deschamps a sacrifié Pogba au nom de la rentabilité. Il l'a placé milieu intérieur droit, alors que le Français préfère la gauche que lui offre la Juventus, là où sa passe naturelle est une passe décisive. Parce qu'en France, à gauche, il y a Blaise Matuidi.Une technique loin des qualités extravagantes de Paul, mais des adjectifs qui font rêver la France : "généreux" et "efficace". Cette saison, en neuf matches sous le maillot bleu, Blaise a marqué quatre buts et délivré deux passes décisives, pendant que Pogba n'a offert qu'un assist, soit moins qu'un Bacary Sagna souvent moqué pour la qualité de ses centres. Les quotidiens du pays, L'Équipe en tête - il y a reçu un 4 pour sa dernière partition face à l'Écosse - font la moue et demandent plus d'un joueur qui n'est absolument pas mis dans des conditions qui le font briller. C'est presque comme si on demandait à Kevin De Bruyne de ne jouer que du pied gauche, avant de lui reprocher de ne pas être aussi efficace qu'avec sa patte droite.Deschamps le pragmatique ne sacrifiera pas les chiffres de Matuidi, vanté par tout le pays pour son "travail" et ses "projections" alors que son jeu anarchique oblige Pogba à jouer les équilibristes pour éviter de mettre la structure du jeu bleu en péril. Un paradoxe pour celui qui devrait créer le déséquilibre. Ce rôle, le sélectionneur l'a réparti entre les pieds de Griezmann et les jambes de Matuidi. Pogba et sa carrure de général devront se contenter d'une tenue de soldat.