Deschamps réussira-t-il là ou Blanc a échoué ? Difficile à envisager tant que Karim Benzema n'en aura pas fini avec une disette de buts qui dure depuis un an et 1082 minutes. Faut-il lui adjoindre un second attaquant (Olivier Giroud) et renoncer au 4-2-3-1 ? Qui choisir comme médians dans une flopée de bons (à défaut de grands ?) joueurs parmi Cabaye, Matuidi, Mavuba, Pogba, Grenier, Guilavogui, Nasri, Capoue, Gourcuff ? Qui aux côtés de Varane (déjà indiscutable à 20 ans) et sur le flanc gauche de la défense ? " C'est sûr, on a beaucoup moins de certitudes que la Belgique. Le temps joue contre nous mais il y a vraiment de la qualité dans cette équipe. Il faut s'acheter du sursis en passant les barrages. Après au Brésil, on verra bien et on pourra travailler dans la perspective de 2016 ", juge, pour sa part, Philippe Montanier, coach du stade Rennais.

2016 ? On y revient sans cesse. Comme si tout le monde en France était persuadé inconsciemment que le Brésil ne peut être (si les Bleus y vont) qu'une épreuve blanche destinée à préparer la compétition continentale à venir. Comme l'Euro 96 avait servi de banc d'essai pour la génération de 98. Qui dit 2016 dit également 1993. L'année de naissance de la génération des U-20, celle des Pogba (Juve), Varane (Real), déjà chez les A mais aussi des Digne (PSG), Umtiti (Lyon), Vion (Porto), Kondogbia (Séville), Thauvin (Lille)... On promet un peu vite monts et merveilles à cette bande de gamins alors qu'un titre, fut-il prestigieux, chez les jeunes n'est en aucun cas une assurance tous risques pour la suite. Des générations d'Argentins, de Portugais ou de Ghanéens peuvent le certifier. " C'est normal qu'on s'enthousiasme. C'est une première chez les U-20, c'est un titre planétaire et ils sont sacrément doués. Ils seront prêts dans trois ans. On jouera chez nous et les deux dernières fois(en 1984 et en 1998), on a gagné. Il y a de quoi être optimiste " , s'enflamme Gérard Houllier. D'ici là, Bordeaux, Lyon auront leur nouveau stade, ce qui est déjà le cas pour Lille et Nice. Ceux de Lens, Toulouse, Marseille seront rénovés, tout comme le Parc et le stade de France. De nouvelles enceintes, donc de nouveaux revenus ; des droits télé exponentiels ; des clubs qui progressent et une formation qui performe : on connaît la chanson... Reste à savoir si ça suffira pour passer de l'enfer (bleu, comme dans un mauvais roman de Phillipe Djian) au bleu horizon...

Par Rico Rizzitelli à Paris

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Deschamps réussira-t-il là ou Blanc a échoué ? Difficile à envisager tant que Karim Benzema n'en aura pas fini avec une disette de buts qui dure depuis un an et 1082 minutes. Faut-il lui adjoindre un second attaquant (Olivier Giroud) et renoncer au 4-2-3-1 ? Qui choisir comme médians dans une flopée de bons (à défaut de grands ?) joueurs parmi Cabaye, Matuidi, Mavuba, Pogba, Grenier, Guilavogui, Nasri, Capoue, Gourcuff ? Qui aux côtés de Varane (déjà indiscutable à 20 ans) et sur le flanc gauche de la défense ? " C'est sûr, on a beaucoup moins de certitudes que la Belgique. Le temps joue contre nous mais il y a vraiment de la qualité dans cette équipe. Il faut s'acheter du sursis en passant les barrages. Après au Brésil, on verra bien et on pourra travailler dans la perspective de 2016 ", juge, pour sa part, Philippe Montanier, coach du stade Rennais.2016 ? On y revient sans cesse. Comme si tout le monde en France était persuadé inconsciemment que le Brésil ne peut être (si les Bleus y vont) qu'une épreuve blanche destinée à préparer la compétition continentale à venir. Comme l'Euro 96 avait servi de banc d'essai pour la génération de 98. Qui dit 2016 dit également 1993. L'année de naissance de la génération des U-20, celle des Pogba (Juve), Varane (Real), déjà chez les A mais aussi des Digne (PSG), Umtiti (Lyon), Vion (Porto), Kondogbia (Séville), Thauvin (Lille)... On promet un peu vite monts et merveilles à cette bande de gamins alors qu'un titre, fut-il prestigieux, chez les jeunes n'est en aucun cas une assurance tous risques pour la suite. Des générations d'Argentins, de Portugais ou de Ghanéens peuvent le certifier. " C'est normal qu'on s'enthousiasme. C'est une première chez les U-20, c'est un titre planétaire et ils sont sacrément doués. Ils seront prêts dans trois ans. On jouera chez nous et les deux dernières fois(en 1984 et en 1998), on a gagné. Il y a de quoi être optimiste " , s'enflamme Gérard Houllier. D'ici là, Bordeaux, Lyon auront leur nouveau stade, ce qui est déjà le cas pour Lille et Nice. Ceux de Lens, Toulouse, Marseille seront rénovés, tout comme le Parc et le stade de France. De nouvelles enceintes, donc de nouveaux revenus ; des droits télé exponentiels ; des clubs qui progressent et une formation qui performe : on connaît la chanson... Reste à savoir si ça suffira pour passer de l'enfer (bleu, comme dans un mauvais roman de Phillipe Djian) au bleu horizon...Par Rico Rizzitelli à ParisRetrouvez l'intégralité de l'article dans votre Sport/Foot Magazine