Rien ne va plus au Paris Saint-Germain. Samedi 1er décembre, le club de la capitale a été battu par Nice (2-1) en championnat. A l'issue de cette 15e journée, le PSG pointe à la 4e place du classement de la Ligue 1 avec 26 points, derrière Lyon (31 points), Marseille (29 points) et Saint-Etienne (26 points également mais une différence de buts de 14 pour les Verts contre 12 pour Paris). La semaine a été catastrophique pour le PSG : mardi 29 novembre, le club a été éliminé en quart de finale de la Coupe de la Ligue par Saint-Etienne.

La faute à Carlo Ancelotti ?

La statistique est cruelle pour les dirigeants du "nouveau" PSG : la saison dernière, l'équipe d'Antoine Kombouaré comptait quatre points de plus que celle d'Ancelotti après la 15e journée. Les progrès de l'équipe depuis 11 mois et l'arrivée du technicien italien sont au mieux minimes. Le jeu collectif est pour l'heure un fantasme quel que soit le système tactique choisi par Ancelotti (4-3-2-1 ou 4-3-1-2). Incapable de prendre le contrôle du match, le PSG en est réduit à évoluer en contre. Le plan de jeu de Kombouaré était basique, mais dans son classique 4-2-3-1 avec un gaucher à gauche, un droitier à droite et un meneur de jeu, Paris jouait mieux.

Par ailleurs, la gestion par Ancelotti des temps de jeu des uns et des autres interpelle. Mardi à Saint-Etienne, il n'a effectué qu'un seul changement en 120 minutes, puis n'a apporté qu'une modification dans son 11 de départ samedi avec Alex à la place de Sakho. Certains joueurs comme Matuidi (expulsé à Nice) sont manifestement fatigués, d'autres comme Sissoko, Hoarau ou surtout Nene, qui a empilé buts et passes décisives les deux dernières saisons, ne jouent presque jamais.

Bien que le discours officiel donne du temps à Ancelotti pour faire de Paris un grand club, la succession de mauvais résultats pourrait l'expédier loin du banc parisien. Luis Fernandez est d'ailleurs convaincu d'un possible remerciement d'Ancelotti par les décideurs du PSG si celui-ci ne survole pas le championnat comme est en droit de l'attendre de lui ses employeurs. "Ancelotti ne pourrait-il pas se faire remplacer avant l'intersaison ?", s'interroge l'ancien entraîneur sur son blog "Luis Attaque".

Qui pour le remplacer ?

Les dernières révélations des médias espagnols sur des tractations en cours entre les Qataris et José Mourinho confortent l'idée d'un possible départ d'Ancelotti, si le Paris Saint-Germain n'arrive pas à doubler Lyon d'ici la trêve de l'hiver prochain. Il n'est pas à écarter que le directeur sportif du PSG, Leonardo (ancien coach de l'Inter Milan) redescende sur le terrain pour faire ses preuves à la tête du PSG le temps pour les propriétaires du club de trouver un nouveau coach à la hauteur de leurs ambitions. Arsène Wenger, actuel coach d'Arsenal serait sur la short-list des qataris en cas de refus de José Mourinho de s'asseoir sur le banc parisien.

La place de Leonardo est-elle aussi menacée ?

Les propriétaires qatariens ne sont certainement pas emballés par le bilan du directeur sportif brésilien. Car il porte lui aussi sa part de responsabilité. A Saint-Etienne, il s'était félicité de la qualité de jeu de l'équipe, à laquelle il n'avait "rien à reprocher". Les passages de Leonardo en zone mixte sont en effet souvent destinés à éteindre les incendies, ou à allumer des contre-feux, comme quand il s'en est pris aux arbitres après un nul à Montpellier. Mais il a choisi la grande majorité des joueurs qui peinent actuellement à donner une identité de jeu claire au PSG. Et certains ont coûté très cher, en premier lieu Pastore (42 millions d'euros et un statut de remplaçant) et Lavezzi, généreux et travailleur mais étonnamment maladroit pour un joueur qui a coûté plus de 30 millions d'euros.

Quelles solutions ?

"Je vais trouver des solutions radicales dans le management", a promis Ancelotti samedi. Les premiers changements promis après la défaite face à Rennes (le brassard pour Thiago, plus de travail tactique à l'entraînement) n'ont manifestement pas suffi. Que reste-t-il à Ancelotti ? Il peut essayer de remettre un organisateur dans son équipe, c'est-à-dire relancer Pastore ou Bodmer. Il peut aussi donner enfin sa chance à Nene ou miser sur Gameiro quand il reviendra de blessure. Il peut aussi choisir la manière forte avec des mises à l'écart pour les plus décevants ou les moins impliqués. Avec déjà cinq points de retard sur le leader lyonnais, il est temps de faire comprendre à son effectif qu'il ne fait plus peur à grand-monde en L1. Rennes, Saint-Etienne et Nice ont montré que le PSG version domestique était largement prenable. Le PSG version Ligue des champions revient mardi au Parc des Princes contre Porto. Il est souvent meilleur.

Sportfootmagazine.be, avec L'Express.fr

Rien ne va plus au Paris Saint-Germain. Samedi 1er décembre, le club de la capitale a été battu par Nice (2-1) en championnat. A l'issue de cette 15e journée, le PSG pointe à la 4e place du classement de la Ligue 1 avec 26 points, derrière Lyon (31 points), Marseille (29 points) et Saint-Etienne (26 points également mais une différence de buts de 14 pour les Verts contre 12 pour Paris). La semaine a été catastrophique pour le PSG : mardi 29 novembre, le club a été éliminé en quart de finale de la Coupe de la Ligue par Saint-Etienne. La faute à Carlo Ancelotti ? La statistique est cruelle pour les dirigeants du "nouveau" PSG : la saison dernière, l'équipe d'Antoine Kombouaré comptait quatre points de plus que celle d'Ancelotti après la 15e journée. Les progrès de l'équipe depuis 11 mois et l'arrivée du technicien italien sont au mieux minimes. Le jeu collectif est pour l'heure un fantasme quel que soit le système tactique choisi par Ancelotti (4-3-2-1 ou 4-3-1-2). Incapable de prendre le contrôle du match, le PSG en est réduit à évoluer en contre. Le plan de jeu de Kombouaré était basique, mais dans son classique 4-2-3-1 avec un gaucher à gauche, un droitier à droite et un meneur de jeu, Paris jouait mieux. Par ailleurs, la gestion par Ancelotti des temps de jeu des uns et des autres interpelle. Mardi à Saint-Etienne, il n'a effectué qu'un seul changement en 120 minutes, puis n'a apporté qu'une modification dans son 11 de départ samedi avec Alex à la place de Sakho. Certains joueurs comme Matuidi (expulsé à Nice) sont manifestement fatigués, d'autres comme Sissoko, Hoarau ou surtout Nene, qui a empilé buts et passes décisives les deux dernières saisons, ne jouent presque jamais. Bien que le discours officiel donne du temps à Ancelotti pour faire de Paris un grand club, la succession de mauvais résultats pourrait l'expédier loin du banc parisien. Luis Fernandez est d'ailleurs convaincu d'un possible remerciement d'Ancelotti par les décideurs du PSG si celui-ci ne survole pas le championnat comme est en droit de l'attendre de lui ses employeurs. "Ancelotti ne pourrait-il pas se faire remplacer avant l'intersaison ?", s'interroge l'ancien entraîneur sur son blog "Luis Attaque". Qui pour le remplacer ? Les dernières révélations des médias espagnols sur des tractations en cours entre les Qataris et José Mourinho confortent l'idée d'un possible départ d'Ancelotti, si le Paris Saint-Germain n'arrive pas à doubler Lyon d'ici la trêve de l'hiver prochain. Il n'est pas à écarter que le directeur sportif du PSG, Leonardo (ancien coach de l'Inter Milan) redescende sur le terrain pour faire ses preuves à la tête du PSG le temps pour les propriétaires du club de trouver un nouveau coach à la hauteur de leurs ambitions. Arsène Wenger, actuel coach d'Arsenal serait sur la short-list des qataris en cas de refus de José Mourinho de s'asseoir sur le banc parisien. La place de Leonardo est-elle aussi menacée ? Les propriétaires qatariens ne sont certainement pas emballés par le bilan du directeur sportif brésilien. Car il porte lui aussi sa part de responsabilité. A Saint-Etienne, il s'était félicité de la qualité de jeu de l'équipe, à laquelle il n'avait "rien à reprocher". Les passages de Leonardo en zone mixte sont en effet souvent destinés à éteindre les incendies, ou à allumer des contre-feux, comme quand il s'en est pris aux arbitres après un nul à Montpellier. Mais il a choisi la grande majorité des joueurs qui peinent actuellement à donner une identité de jeu claire au PSG. Et certains ont coûté très cher, en premier lieu Pastore (42 millions d'euros et un statut de remplaçant) et Lavezzi, généreux et travailleur mais étonnamment maladroit pour un joueur qui a coûté plus de 30 millions d'euros. Quelles solutions ? "Je vais trouver des solutions radicales dans le management", a promis Ancelotti samedi. Les premiers changements promis après la défaite face à Rennes (le brassard pour Thiago, plus de travail tactique à l'entraînement) n'ont manifestement pas suffi. Que reste-t-il à Ancelotti ? Il peut essayer de remettre un organisateur dans son équipe, c'est-à-dire relancer Pastore ou Bodmer. Il peut aussi donner enfin sa chance à Nene ou miser sur Gameiro quand il reviendra de blessure. Il peut aussi choisir la manière forte avec des mises à l'écart pour les plus décevants ou les moins impliqués. Avec déjà cinq points de retard sur le leader lyonnais, il est temps de faire comprendre à son effectif qu'il ne fait plus peur à grand-monde en L1. Rennes, Saint-Etienne et Nice ont montré que le PSG version domestique était largement prenable. Le PSG version Ligue des champions revient mardi au Parc des Princes contre Porto. Il est souvent meilleur. Sportfootmagazine.be, avec L'Express.fr