"2 réflexions avec James (Rodriguez) au Real: que fout Monaco ? Le fair-play financier est donc un immense piège à cons" Pierre Menes, ancien journaliste sportif à L'équipe.

"James Rodriguez est parti au Real Madrid pour 80m. Ravi d'apprendre que le 'fairplay financier' fonctionne si bien." Gary Lineker, ancienne légende du football Anglais et consultant foot pour la BBC.

Ces deux réactions publiées sur Twitter, proviennent de personnalités qui font autorité dans le monde du football. Pourtant ces deux "spécialistes" se trompent lourdement sur le fair-play financier, de son petit nom FPF.

Règle simple : ne pas dépenser plus que ce que l'on gagne


Soyons clairs, l'idée de Michel Platini n'a pas pour but d'empêcher les transferts faramineux. Il interdit simplement à un club de s'endetter continuellement en espérant une victoire sportive. Avant, certains clubs profitaient de leur législation nationale pour continuer à emprunter de l'argent aux banques malgré des bilans financiers négatifs. C'était souvent le cas avec les clubs espagnols. D'autres clubs profitaient d'un mécène qui injectait autant d'argent qu'il le souhaitait pour acheter les meilleurs joueurs à des prix défiant toute concurrence. C'est le cas pour Manchester City, le PSG ou les Russes d'Anzhi Makhatchkala.


Le FPF met donc tous les clubs sur un pied d'égalité : on ne peut pas dépenser plus d'argent que ce que l'on en gagne. Mais le Real Madrid ne fait-il pas partie des clubs les plus endettés au monde ? C'est un fait, mais il fait également partie des clubs générant le plus de revenus. Si lors de la saison dernière, le club a dépensé pas moins de 165 millions d'euros en transferts, les Merengue ont bouclé la saison avec un peu plus de 535 millions de revenus. Rien que les droits TV (177 millions d'euros) suffisent à rembourser les transferts. Ajoutez à cela sponsoring, produits dérivés et billetterie, vous comprendrez aisément que le Real de Madrid est loin d'être inquiet concernant le fair-play financier. La différence avec le PSG c'est que le club parisien a investi énormément d'argent pour attirer des joueurs de classe mondiale, mais termine la saison avec un déficit de 100 millions d'euros.

E. L. (st.)

Les huits clubs sanctionnés :

• Manchester City (ANG)

• Bursaspor, Trabzonspor, Galatasaray (TUR)

• Zénith Saint-Pétersbourg, Anzi Makhatchkala, Rubin Kazan (RUS)

• Levski Sofia (BUL)

"2 réflexions avec James (Rodriguez) au Real: que fout Monaco ? Le fair-play financier est donc un immense piège à cons" Pierre Menes, ancien journaliste sportif à L'équipe. "James Rodriguez est parti au Real Madrid pour 80m. Ravi d'apprendre que le 'fairplay financier' fonctionne si bien." Gary Lineker, ancienne légende du football Anglais et consultant foot pour la BBC. Ces deux réactions publiées sur Twitter, proviennent de personnalités qui font autorité dans le monde du football. Pourtant ces deux "spécialistes" se trompent lourdement sur le fair-play financier, de son petit nom FPF. Règle simple : ne pas dépenser plus que ce que l'on gagne Soyons clairs, l'idée de Michel Platini n'a pas pour but d'empêcher les transferts faramineux. Il interdit simplement à un club de s'endetter continuellement en espérant une victoire sportive. Avant, certains clubs profitaient de leur législation nationale pour continuer à emprunter de l'argent aux banques malgré des bilans financiers négatifs. C'était souvent le cas avec les clubs espagnols. D'autres clubs profitaient d'un mécène qui injectait autant d'argent qu'il le souhaitait pour acheter les meilleurs joueurs à des prix défiant toute concurrence. C'est le cas pour Manchester City, le PSG ou les Russes d'Anzhi Makhatchkala. Le FPF met donc tous les clubs sur un pied d'égalité : on ne peut pas dépenser plus d'argent que ce que l'on en gagne. Mais le Real Madrid ne fait-il pas partie des clubs les plus endettés au monde ? C'est un fait, mais il fait également partie des clubs générant le plus de revenus. Si lors de la saison dernière, le club a dépensé pas moins de 165 millions d'euros en transferts, les Merengue ont bouclé la saison avec un peu plus de 535 millions de revenus. Rien que les droits TV (177 millions d'euros) suffisent à rembourser les transferts. Ajoutez à cela sponsoring, produits dérivés et billetterie, vous comprendrez aisément que le Real de Madrid est loin d'être inquiet concernant le fair-play financier. La différence avec le PSG c'est que le club parisien a investi énormément d'argent pour attirer des joueurs de classe mondiale, mais termine la saison avec un déficit de 100 millions d'euros. E. L. (st.)