Dans un effectif assemblé à coup de centaines de millions d'euros par les propriétaires d'Abou Dhabi pour conquérir les sommets en Angleterre et sur le continent, il est le régional de l'étape.

Stockport, à une dizaine de kilomètres à peine de l'Etihad Stadium l'a vu naître, grandir et rêver de gloire.

Quand il a fait ses premiers pas en bleu ciel, à 6 ans, le club ne ressemblait en rien à ce qu'il est aujourd'hui.

De retour dans l'élite, après un passage en troisième division, "nous n'avions pas beaucoup d'argent, des ressources limitées, et on investissait dans les gens", s'est souvenu pour l'AFP Jim Cassell, ancien directeur du centre de formation.

City devait alors souvent se contenter des talents que Manchester United n'avait pas préempté et pour s'assurer les services de celui surnommé déjà à l'époque l'"Iniesta de Stockport", en raison de sa ressemblance avec le milieu de Barcelone et de l'Espagne au toucher de balle si soyeux, il a fallu repousser les appétits de Liverpool ou Everton.

"Philip avait l'air différent, il avait l'air spécial", a assuré Cassell.

"Il manipule le ballon sans le toucher"

"Il a toujours eu cette agilité et cet équilibre merveilleux. C'est ce qui le rendait à part, il manipulait le ballon sans même le toucher, juste par la position de son corps."

City ne pouvant lui faire signer de licence avant la catégorie U9, il a continué à jouer en compétition avec son club de quartier des Reddish Vulcans.

"On avait une philosophie très exigeante. J'entendais des gens dire 'Laissez les jouer, ne faites pas attention aux résultats'. Mais quand est-ce qu'on leur inculque une mentalité de gagnant ?", a souligné Cassell.

"On est dans une filière d'élite et l'élite, c'est vouloir être le meilleur, c'est se dépasser pour devenir le meilleur".

Le talent de Foden sautait aux yeux même d'une personne habituée à scruter les jeunes les plus prometteurs au monde.

"Vous êtes les privilégiés qui ont pu voir le premier match dans la première équipe de Manchester City de ce gars", avait lâché Pep Guardiola aux journalistes après un match d'avant-saison contre United, à Houston, où il avait donné à Foden ses premières minutes de jeu, à 17 ans.

Quelques semaines plus tard, Foden avait inscrit un doublé en finale du Mondial U17, en Inde, remporté face à l'Espagne (5-2), avec le titre de meilleur joueur du tournoi à la clé.

En dépit des appels médiatiques à le faire jouer plus ou à le laisser s'aguerrir en prêt, Guardiola a couvé sa pépite, distillant à chaque fois un peu plus de temps de jeu sur les trois dernières années.

A la pêche avec papa

Cette saison, il a conquis sa place de titulaire, inscrivant 16 buts et reléguant sur le banc Raheem Sterling lors de la phase finale de la Ligue des champions.

"Pep a vu en lui ce que nous avions vu à six ans et il l'a géré de main de maître", reconnaît Cassell.

Un travail sans doute facilité par l'humilité du joueur hors du terrain.

Loin de l'attirance pour les signes extérieurs clinquants de la réussite parfois appréciés par les joueurs de sa génération, Foden se ressource en allant pêcher avec son père, Phil senior, supporter de ...Manchester United.

"Les gens se disent: 'Quel drôle de sport à pratiquer', mais (...) je trouve que c'est le sport idéal pour reposer les jambes et se détendre", avait-il confié au site internet du club.

Il y a, en tout cas, belle lurette que Foden n'est plus "le petit jeune qui monte" dans le vestiaire.

"Phil est devenu un de nos joueurs majeurs. Il s'est amélioré dans tellement d'aspects de son jeu, surtout dans la capacité à prendre les bonnes décisions dans les moments cruciaux, ce qui est extrêmement impressionnant pour un si jeune joueur", a noté le milieu de terrain international allemand Ilkay Gündogan.

"Il est l'un des joueurs qui peuvent faire basculer le match, et peut-être qu'il le fera pour nous samedi".

Dans un effectif assemblé à coup de centaines de millions d'euros par les propriétaires d'Abou Dhabi pour conquérir les sommets en Angleterre et sur le continent, il est le régional de l'étape.Stockport, à une dizaine de kilomètres à peine de l'Etihad Stadium l'a vu naître, grandir et rêver de gloire.Quand il a fait ses premiers pas en bleu ciel, à 6 ans, le club ne ressemblait en rien à ce qu'il est aujourd'hui.De retour dans l'élite, après un passage en troisième division, "nous n'avions pas beaucoup d'argent, des ressources limitées, et on investissait dans les gens", s'est souvenu pour l'AFP Jim Cassell, ancien directeur du centre de formation.City devait alors souvent se contenter des talents que Manchester United n'avait pas préempté et pour s'assurer les services de celui surnommé déjà à l'époque l'"Iniesta de Stockport", en raison de sa ressemblance avec le milieu de Barcelone et de l'Espagne au toucher de balle si soyeux, il a fallu repousser les appétits de Liverpool ou Everton."Philip avait l'air différent, il avait l'air spécial", a assuré Cassell."Il manipule le ballon sans le toucher""Il a toujours eu cette agilité et cet équilibre merveilleux. C'est ce qui le rendait à part, il manipulait le ballon sans même le toucher, juste par la position de son corps."City ne pouvant lui faire signer de licence avant la catégorie U9, il a continué à jouer en compétition avec son club de quartier des Reddish Vulcans."On avait une philosophie très exigeante. J'entendais des gens dire 'Laissez les jouer, ne faites pas attention aux résultats'. Mais quand est-ce qu'on leur inculque une mentalité de gagnant ?", a souligné Cassell."On est dans une filière d'élite et l'élite, c'est vouloir être le meilleur, c'est se dépasser pour devenir le meilleur".Le talent de Foden sautait aux yeux même d'une personne habituée à scruter les jeunes les plus prometteurs au monde."Vous êtes les privilégiés qui ont pu voir le premier match dans la première équipe de Manchester City de ce gars", avait lâché Pep Guardiola aux journalistes après un match d'avant-saison contre United, à Houston, où il avait donné à Foden ses premières minutes de jeu, à 17 ans.Quelques semaines plus tard, Foden avait inscrit un doublé en finale du Mondial U17, en Inde, remporté face à l'Espagne (5-2), avec le titre de meilleur joueur du tournoi à la clé.En dépit des appels médiatiques à le faire jouer plus ou à le laisser s'aguerrir en prêt, Guardiola a couvé sa pépite, distillant à chaque fois un peu plus de temps de jeu sur les trois dernières années.A la pêche avec papaCette saison, il a conquis sa place de titulaire, inscrivant 16 buts et reléguant sur le banc Raheem Sterling lors de la phase finale de la Ligue des champions."Pep a vu en lui ce que nous avions vu à six ans et il l'a géré de main de maître", reconnaît Cassell.Un travail sans doute facilité par l'humilité du joueur hors du terrain.Loin de l'attirance pour les signes extérieurs clinquants de la réussite parfois appréciés par les joueurs de sa génération, Foden se ressource en allant pêcher avec son père, Phil senior, supporter de ...Manchester United."Les gens se disent: 'Quel drôle de sport à pratiquer', mais (...) je trouve que c'est le sport idéal pour reposer les jambes et se détendre", avait-il confié au site internet du club.Il y a, en tout cas, belle lurette que Foden n'est plus "le petit jeune qui monte" dans le vestiaire."Phil est devenu un de nos joueurs majeurs. Il s'est amélioré dans tellement d'aspects de son jeu, surtout dans la capacité à prendre les bonnes décisions dans les moments cruciaux, ce qui est extrêmement impressionnant pour un si jeune joueur", a noté le milieu de terrain international allemand Ilkay Gündogan."Il est l'un des joueurs qui peuvent faire basculer le match, et peut-être qu'il le fera pour nous samedi".