Gagner les trois compétitions la même saison? Un seul homme l'avait fait avant lui avec le "Rekordmeister", le vieux sorcier Jupp Heynckes en 2013. Mais il avait déjà derrière lui une brillante carrière d'entraîneur.

Gagner la Ligue des champions pour sa première saison sur le banc, sans aucune expérience préalable de coach de première division? Un homme l'avait réussi: Zinédine Zidane au Real Madrid en 2016. Mais "Zizou" puisait sa légitimité dans son passé de joueur d'exception.

Flick, à 55 ans, n'avait pas ces atouts. Il a conquis ses titres uniquement grâce à son charisme de meneur d'hommes, fait de lucidité, de sérénité et de perpétuelle obsession de l'excellence. Et aux circonstances: arrivé en août comme adjoint de Niko Kovac, il a été bombardé entraîneur intérimaire début novembre, après le limogeage du Croate.

Il ne devait rester que quelques matches, le temps pour ses dirigeants de trouver un successeur idoine. Mais victoires après victoires, il s'est imposé.

"Hansi est profondément humain"

Le "Kaiser" Franz Beckenbauer, triple vainqueur de la C1 et champion du monde comme joueur et comme entraîneur, explique pourquoi la mayonnaise a si bien pris avec les stars du vestiaire: "Hansi a été avec l'équipe nationale, dit-il, il sait parler aux internationaux. C'est ça qui a été décisif. Hansi est profondément humain, et c'est exactement ça que les internationaux, les joueurs qui réussissent, apprécient par dessus tout."

Opinion confirmée par Joshua Kimmich, le pilier du milieu de terrain: "Il a une très bonne relation avec chacun. Pour lui, nous ne sommes pas seulement des joueurs dont il a besoin pour son système, mais il voit en nous des personnes, et on s'en rend compte".

De fait, l'expérience de Flick, même si le grand public ne le connaissait pas, a joué un rôle majeur dans ce succès. Il a été pendant huit ans l'adjoint de Joachim Löw en équipe nationale, et fut à ce titre champion du monde 2014 (avec Neuer, Boateng et Müller).

Il avait des connaissances pointues sur la façon de préparer et de gérer, physiquement et psychologiquement, un tournoi long avec des matches couperets. Aucun des autres coaches à Lisbonne ne pouvait en dire autant, pas même Diego Simeone ou Pep Guardiola, grands spécialistes du football de clubs, mais inexpérimentés en matière de tournois.

Heynckes, qui connaissait bien Flick, avait eu dès décembre une intuition géniale: "Comme entraîneur, c'est une perle rare (...) le Bayern a maintenant l'immense chance de pouvoir avoir sur le long terme un entraîneur qui peut marquer son époque", avait-il dit, avant même que Flick ne signe le moindre contrat.

"Valeurs importantes"

D'emblée, les joueurs ont adhéré à sa philosophie. "Il a apporté un nouvel aspect tactique et aussi sa mentalité, a témoigné à Lisbonne Corentin Tolisso, c'est ce qui fait la différence aujourd'hui. C'est un bon coach qui parle beaucoup avec ses joueurs et qui donne beaucoup confiance".

Thomas Müller, qui a vu défiler neuf techniciens dans sa longue carrière au club, est séduit lui aussi: "Notre jeu n'avait pas été aussi bien organisé depuis Pep Guardiola" (2013-2016), assure-t-il, "Hansi Flick a toujours été un type super, toujours très clair dans ce qu'il nous dit. Mais je ne m'attendais pas à ce qu'il ait à ce point le paquet complet pour devenir entraîneur du FC Bayern".

Pour Löw, l'ancien patron de Flick, c'est "cette combinaison de haute compétence technique et de grande empathie qui fait de lui un si bon entraîneur".

"Nous pouvons tous nous réjouir d'avoir choisi Hansi Flick en novembre dernier et de lui avoir fait confiance", a lâché avant la finale le patron du club Karl-Heinz Rummenigge, "il nous a rendu cette confiance au centuple. Il a ramené des valeurs importantes dans l'équipe et dans le club".

Il y a ramené, surtout, une Coupe d'Europe que toute la Bavière attendait depuis sept ans.

Gagner les trois compétitions la même saison? Un seul homme l'avait fait avant lui avec le "Rekordmeister", le vieux sorcier Jupp Heynckes en 2013. Mais il avait déjà derrière lui une brillante carrière d'entraîneur.Gagner la Ligue des champions pour sa première saison sur le banc, sans aucune expérience préalable de coach de première division? Un homme l'avait réussi: Zinédine Zidane au Real Madrid en 2016. Mais "Zizou" puisait sa légitimité dans son passé de joueur d'exception.Flick, à 55 ans, n'avait pas ces atouts. Il a conquis ses titres uniquement grâce à son charisme de meneur d'hommes, fait de lucidité, de sérénité et de perpétuelle obsession de l'excellence. Et aux circonstances: arrivé en août comme adjoint de Niko Kovac, il a été bombardé entraîneur intérimaire début novembre, après le limogeage du Croate. Il ne devait rester que quelques matches, le temps pour ses dirigeants de trouver un successeur idoine. Mais victoires après victoires, il s'est imposé."Hansi est profondément humain"Le "Kaiser" Franz Beckenbauer, triple vainqueur de la C1 et champion du monde comme joueur et comme entraîneur, explique pourquoi la mayonnaise a si bien pris avec les stars du vestiaire: "Hansi a été avec l'équipe nationale, dit-il, il sait parler aux internationaux. C'est ça qui a été décisif. Hansi est profondément humain, et c'est exactement ça que les internationaux, les joueurs qui réussissent, apprécient par dessus tout."Opinion confirmée par Joshua Kimmich, le pilier du milieu de terrain: "Il a une très bonne relation avec chacun. Pour lui, nous ne sommes pas seulement des joueurs dont il a besoin pour son système, mais il voit en nous des personnes, et on s'en rend compte".De fait, l'expérience de Flick, même si le grand public ne le connaissait pas, a joué un rôle majeur dans ce succès. Il a été pendant huit ans l'adjoint de Joachim Löw en équipe nationale, et fut à ce titre champion du monde 2014 (avec Neuer, Boateng et Müller).Il avait des connaissances pointues sur la façon de préparer et de gérer, physiquement et psychologiquement, un tournoi long avec des matches couperets. Aucun des autres coaches à Lisbonne ne pouvait en dire autant, pas même Diego Simeone ou Pep Guardiola, grands spécialistes du football de clubs, mais inexpérimentés en matière de tournois.Heynckes, qui connaissait bien Flick, avait eu dès décembre une intuition géniale: "Comme entraîneur, c'est une perle rare (...) le Bayern a maintenant l'immense chance de pouvoir avoir sur le long terme un entraîneur qui peut marquer son époque", avait-il dit, avant même que Flick ne signe le moindre contrat."Valeurs importantes"D'emblée, les joueurs ont adhéré à sa philosophie. "Il a apporté un nouvel aspect tactique et aussi sa mentalité, a témoigné à Lisbonne Corentin Tolisso, c'est ce qui fait la différence aujourd'hui. C'est un bon coach qui parle beaucoup avec ses joueurs et qui donne beaucoup confiance".Thomas Müller, qui a vu défiler neuf techniciens dans sa longue carrière au club, est séduit lui aussi: "Notre jeu n'avait pas été aussi bien organisé depuis Pep Guardiola" (2013-2016), assure-t-il, "Hansi Flick a toujours été un type super, toujours très clair dans ce qu'il nous dit. Mais je ne m'attendais pas à ce qu'il ait à ce point le paquet complet pour devenir entraîneur du FC Bayern".Pour Löw, l'ancien patron de Flick, c'est "cette combinaison de haute compétence technique et de grande empathie qui fait de lui un si bon entraîneur"."Nous pouvons tous nous réjouir d'avoir choisi Hansi Flick en novembre dernier et de lui avoir fait confiance", a lâché avant la finale le patron du club Karl-Heinz Rummenigge, "il nous a rendu cette confiance au centuple. Il a ramené des valeurs importantes dans l'équipe et dans le club".Il y a ramené, surtout, une Coupe d'Europe que toute la Bavière attendait depuis sept ans.