Le match de dimanche contre l'Islande sera le 129e d'Ives Serneels (49 ans) à la tête des Red Flames. "Tant que je m'amuse dans ce rôle et que la fédération veut me garder, je continuerai", déclare l'ancien joueur de Lierse dans une longue interview accordée à La Dernière Heure.

Lorsqu'il a débuté comme sélectionneur national il y a onze ans, le cadre était complètement différent. "Je me souviens de l'époque où nous devions scotcher les numéros sur des maillots qui étaient beaucoup trop grands. Maintenant, nous avons de belles tenues. Les Diables Rouges les ont portés contre la Pologne et ils les ont aimés", sourit Serneels.

Au début, le staff technique était composé de cinq personnes, aujourd'hui elles sont vingt. Les ressources technologiques dont disposent les Red Flames sont également de premier ordre. "Grâce à Roberto Martínez, je dispose d'un écran de télévision sur lequel je peux voir tous les matches sous un grand angle", explique Ives Serneels. "C'est une aubaine que Roberto soit toujours directeur technique. Savez-vous qu'il regarde tous nos match"s, au stade ou à la télévision ?"

Quelles ambitions pour l'Euro ?

La Belgique, 19ème au classement FIFA, se trouve dans une poule avec la France (3ème), l'Italie (14ème) et l'Islande (17ème). Pour atteindre le tour suivant, les quarts de finale, un pays doit terminer premier ou deuxième de son groupe. "Être éliminé au premier tour serait une grande déception", affirme le coach national dans La Dernière Heure. "Nous devons placer la barre plus haut qu'en 2017, où nous étions déjà heureux d'être là. Nous avons alors gagné un match 2-0 contre la Norvège, mais les filles étaient trop nerveuses contre le Danemark (défaite 0-1) et les Pays-Bas (1-2). Au début de notre préparation, j'ai révélé mes ambitions aux filles. Et j'ai ajouté : "Si quelqu'un n'est pas d'accord, dites-le maintenant. Nous devons oser parler de nos ambitions", estime-t-il.

Un éplucheur de pommes de terre contre un couteau de boucher

Plus facile à dire qu'à faire, car Ives Serneels ajoute dans sa lancée qu'il pense que "la Belgique est le seul pays participant avec moins de 50 % de joueuses professionnels". "Mon rêve est d'avoir 100 % de joueurs professionnels dans l'équipe nationale d'ici quatre à cinq ans, maintenant je n'en ai même pas dix", précise le T1 des Flames.

Serneels ne cherche pas d'excuses, mais précise : "Vous savez que vous ne vous battez pas avec des armes égales. Nous nous battons avec un éplucheur à pommes de terre contre un couteau de boucher ou même une arme à feu. Certaines de mes joueuses sont habitués à rouler sur une 125cc alors que soudainement elles se retrouvent sur une 500cc au niveau international. Deux semaines d'entraînement supplémentaires ne suffisent pas à combler le fossé avec d'autres nations plus professionnalisées. Si j'ai l'habitude de courir à 8 km/h et qu'on me demande de courir à 12 ou 14 km/h, je ne le ferai que pendant dix minutes", poursuit le sélectionneur belge, décidément très adepte des comparaisons.

Nicky Evrard, gardienne du temple des Red Flames., iStock
Nicky Evrard, gardienne du temple des Red Flames. © iStock

Avec le nez ou les oreilles

L'une des joueuses belges qui aura marqué les esprits au cours de de cette préparation est Nicky Evrard. La gardiennne de but a brillé lors de l'amical contre l'Angleterre, où elle avait réalisé des arrêts spectaculaires.

Après l'Euro, elle défendra les cages d'OHL. "J'ai eu des contacts avec des équipes étrangères, mais quand OHL s'est présenté, j'ai rapidement pris ma décision. Je veux devenir championne en Belgique", affirme-t-elle dans Het Nieuwsblad.

Evrard, qui a déjà été championne des Pays-Bas en 2019 avec le FC Twente, insiste sur le fait que les Flames doivent mieux commencer leurs matches. "Il faut qu'elles soient présentes dès l'entame des première et deuxième mi-temps. Bien sûr, je suis concentré sur mon jeu. Je dirige, je crie, je replace", explique Nicky Evrard.

En ce qui concerne les ambitions de la Belgique, la gardienne est claire : "Nous n'allons certainement pas à cet Euro simplement pour jouer de beaux matches. Nous venons pour gagner. Peu importe la matière. Ces balles ne doivent pas entrer. Si nécessaire, je les arrêterai avec mon nez ou mes oreilles", affirme-t-elle.

Ou avec un éplucheur de pommes de terre...

Le match de dimanche contre l'Islande sera le 129e d'Ives Serneels (49 ans) à la tête des Red Flames. "Tant que je m'amuse dans ce rôle et que la fédération veut me garder, je continuerai", déclare l'ancien joueur de Lierse dans une longue interview accordée à La Dernière Heure.Lorsqu'il a débuté comme sélectionneur national il y a onze ans, le cadre était complètement différent. "Je me souviens de l'époque où nous devions scotcher les numéros sur des maillots qui étaient beaucoup trop grands. Maintenant, nous avons de belles tenues. Les Diables Rouges les ont portés contre la Pologne et ils les ont aimés", sourit Serneels.Au début, le staff technique était composé de cinq personnes, aujourd'hui elles sont vingt. Les ressources technologiques dont disposent les Red Flames sont également de premier ordre. "Grâce à Roberto Martínez, je dispose d'un écran de télévision sur lequel je peux voir tous les matches sous un grand angle", explique Ives Serneels. "C'est une aubaine que Roberto soit toujours directeur technique. Savez-vous qu'il regarde tous nos match"s, au stade ou à la télévision ?"La Belgique, 19ème au classement FIFA, se trouve dans une poule avec la France (3ème), l'Italie (14ème) et l'Islande (17ème). Pour atteindre le tour suivant, les quarts de finale, un pays doit terminer premier ou deuxième de son groupe. "Être éliminé au premier tour serait une grande déception", affirme le coach national dans La Dernière Heure. "Nous devons placer la barre plus haut qu'en 2017, où nous étions déjà heureux d'être là. Nous avons alors gagné un match 2-0 contre la Norvège, mais les filles étaient trop nerveuses contre le Danemark (défaite 0-1) et les Pays-Bas (1-2). Au début de notre préparation, j'ai révélé mes ambitions aux filles. Et j'ai ajouté : "Si quelqu'un n'est pas d'accord, dites-le maintenant. Nous devons oser parler de nos ambitions", estime-t-il.Plus facile à dire qu'à faire, car Ives Serneels ajoute dans sa lancée qu'il pense que "la Belgique est le seul pays participant avec moins de 50 % de joueuses professionnels". "Mon rêve est d'avoir 100 % de joueurs professionnels dans l'équipe nationale d'ici quatre à cinq ans, maintenant je n'en ai même pas dix", précise le T1 des Flames.Serneels ne cherche pas d'excuses, mais précise : "Vous savez que vous ne vous battez pas avec des armes égales. Nous nous battons avec un éplucheur à pommes de terre contre un couteau de boucher ou même une arme à feu. Certaines de mes joueuses sont habitués à rouler sur une 125cc alors que soudainement elles se retrouvent sur une 500cc au niveau international. Deux semaines d'entraînement supplémentaires ne suffisent pas à combler le fossé avec d'autres nations plus professionnalisées. Si j'ai l'habitude de courir à 8 km/h et qu'on me demande de courir à 12 ou 14 km/h, je ne le ferai que pendant dix minutes", poursuit le sélectionneur belge, décidément très adepte des comparaisons.L'une des joueuses belges qui aura marqué les esprits au cours de de cette préparation est Nicky Evrard. La gardiennne de but a brillé lors de l'amical contre l'Angleterre, où elle avait réalisé des arrêts spectaculaires.Après l'Euro, elle défendra les cages d'OHL. "J'ai eu des contacts avec des équipes étrangères, mais quand OHL s'est présenté, j'ai rapidement pris ma décision. Je veux devenir championne en Belgique", affirme-t-elle dans Het Nieuwsblad.Evrard, qui a déjà été championne des Pays-Bas en 2019 avec le FC Twente, insiste sur le fait que les Flames doivent mieux commencer leurs matches. "Il faut qu'elles soient présentes dès l'entame des première et deuxième mi-temps. Bien sûr, je suis concentré sur mon jeu. Je dirige, je crie, je replace", explique Nicky Evrard.En ce qui concerne les ambitions de la Belgique, la gardienne est claire : "Nous n'allons certainement pas à cet Euro simplement pour jouer de beaux matches. Nous venons pour gagner. Peu importe la matière. Ces balles ne doivent pas entrer. Si nécessaire, je les arrêterai avec mon nez ou mes oreilles", affirme-t-elle.Ou avec un éplucheur de pommes de terre...