Qui sont les responsables des heurts survenus lundi soir au Trocadero lors de la fête pour le titre de champion de France du PSG ? Sur son compte Twitter, le député de Paris et ex-Premier ministre François Fillon a demandé "à François Hollande de sanctionner sans délai les responsables du fiasco de la soirée d'hier", sans pour autant les désigner... Gouvernement, forces de l'ordre, casseurs, club : à qui la faute ?

A Manuel Valls ?

Depuis lundi soir, le ministre de l'Intérieur essuye une volée de bois vert. Selon l'UMP, il aurait pu davantage anticiper les incidents survenus lors de la fête au Trocadero et ainsi éviter les débordements qui ont émaillé les festivités.

Claude Goasguen, député-maire UMP du XVIe arrondissement va même jusqu'à réclamer la démission de Manuel Valls. L'élu estime que la place Beauvau a fait preuve d'"amateurisme" et d'"inertie" face aux casseurs. "La sécurité des personnes, des supporters, des joueurs et des journalistes n'a pas été assurée. La responsabilité du ministre de l'Intérieur est totale et doit être assumée", assure-t-il dans un communiqué.

Comme plusieurs autres responsables UMP, il souligne que de premiers débordements survenus dimanche soir auraient dû entraîner la mise en place d'un plus gros dispositif de sécurité.

Dans un communiqué distinct, Geoffroy Didier, secrétaire général adjoint de l'UMP, deplore de son côté "l'inadmissible confusion au coeur de la capitale dont le premier responsable est le gouvernement: où était le préfet de police? Quels ordres ont été données ou n'ont pas été donnés d'agir? Que faisait concrètement le ministre de l'Intérieur?", a interrogé ce responsable du premier parti d'opposition.

Aux policiers ?

Derrière Manuel Valls, ce sont les forces de l'ordre qui sont en ligne de mire. "Les supporteurs étaient bien plus nombreux que prévu, on a dû s'adapter en faisant appel à des bénévoles", a déploré à BFM TV un responsable de la Croix-Rouge sur place. Des membres d'une société de sécurité ont aussi confié à l'AFP, sous couvert d'anonymat, qu'ils n'étaient pas assez nombreux. Alliance, le second syndicat des gardiens de la paix, Synergie, le second syndicat d'officiers, ont aussi souligné que l'ampleur de l'événement avait été "sous-estimée".

Une version contestée par le préfet de police de Paris Bernard Boucault lors d'une conférence de presse tardive aux alentours de 23h. "Il n'y a pas eu de sous-estimation de notre part, ni de défaillance. Le dispositif était de 800 gendarmes et CRS, c'est un rapport significatif pour le nombre de manifestants prévu."

Et de relativiser les incidents de la soirée: au vu des premiers incidents place du Trocadéro, Bernard Boucault dit avoir demandé "d'écourter la cérémonie avec les joueurs, puis d'annuler la traversée de Paris en péniche des joueurs du PSG, prévue par les organisateurs". La place du Trocadéro "a retrouvé le calme, et la circulation sur les Champs-Elysées n'a jamais été interrompue", a souligné le préfet de police.

Pour éviter que ces débordements ne se reproduisent, Bernard Boucault a sonné le glas des manifestations festives "sur la voie publique pour le PSG".

Aux casseurs ?

De son côté, le club de la capitale renvoie la responsabilité sur une poignée de "casseurs". "Cette journée devait être une fête pour Paris, pour le club, pour nos supporters et nos partenaires. Elle a été gâchée par quelques centaines de casseurs qui n'ont rien à voir avec le football et encore moins avec tous ceux qui, lors de chacun des matches, se rassemblent dans l'enthousiasme et en toute sécurité au Parc des Princes", a expliqué le Paris Saint-Germain lundi soir peu avant minuit.

Pour identifier ces fauteurs de trouble, le ministre de l'Intérieur a affirmé que les bandes de vidéoprotection seraient mises à la disposition des enquêteurs. "Tous les moyens d'enquête disponibles seront mis en oeuvre dans les jours à venir pour identifier et confondre les casseurs à partir des bandes de vidéoprotection recueillies", a assuré Manuel Valls dans un communiqué.

Selon ce texte, "une minorité de participants, pour partie composée de supporters de la mouvance ultra et pour partie de groupes de jeunes casseurs, ont provoqué bousculades et mouvements de foules".

Au PSG ?

S'il ne pointe pas directement la responsabilité du club, Bruno Le Roux, chef de file des députés PS, invite le PSG à "réfléchir à la façon dont il gère ses supporteurs". Alors qu'on lui demandait si le préfet de police avait été débordé face aux affrontements et vandalismes de la veille, il a répondu: "Non. Je crois que c'était une fête, une fête qui a mal tourné, mais avant tout une fête". "On aurait pu imaginer qu'il y ait plus d'intelligence de ces groupes qui s'étaient fait remarquer et qui malheureusement nous confirment qu'ils ne sont jamais là pour le football, jamais là pour faire la fête, toujours là pour casser", a-t-il dit.

Par ailleurs, le préfet de police s'est interrogé sur la pertinence du choix de la Ligue de football professionnel (LFP) et du PSG d'organiser la cérémonie au Trocadéro "avec en fond de tableau la Tour Eiffel qui est le symbole du club", plutôt qu'au Parc des Princes plus facile à sécuriser. Le club avait déjà retenu ce site emblématique pour présenter sa recrue galactique Zlatan Ibrahimovic l'an dernier...

Qui sont les responsables des heurts survenus lundi soir au Trocadero lors de la fête pour le titre de champion de France du PSG ? Sur son compte Twitter, le député de Paris et ex-Premier ministre François Fillon a demandé "à François Hollande de sanctionner sans délai les responsables du fiasco de la soirée d'hier", sans pour autant les désigner... Gouvernement, forces de l'ordre, casseurs, club : à qui la faute ?A Manuel Valls ?Depuis lundi soir, le ministre de l'Intérieur essuye une volée de bois vert. Selon l'UMP, il aurait pu davantage anticiper les incidents survenus lors de la fête au Trocadero et ainsi éviter les débordements qui ont émaillé les festivités. Claude Goasguen, député-maire UMP du XVIe arrondissement va même jusqu'à réclamer la démission de Manuel Valls. L'élu estime que la place Beauvau a fait preuve d'"amateurisme" et d'"inertie" face aux casseurs. "La sécurité des personnes, des supporters, des joueurs et des journalistes n'a pas été assurée. La responsabilité du ministre de l'Intérieur est totale et doit être assumée", assure-t-il dans un communiqué.Comme plusieurs autres responsables UMP, il souligne que de premiers débordements survenus dimanche soir auraient dû entraîner la mise en place d'un plus gros dispositif de sécurité.Dans un communiqué distinct, Geoffroy Didier, secrétaire général adjoint de l'UMP, deplore de son côté "l'inadmissible confusion au coeur de la capitale dont le premier responsable est le gouvernement: où était le préfet de police? Quels ordres ont été données ou n'ont pas été donnés d'agir? Que faisait concrètement le ministre de l'Intérieur?", a interrogé ce responsable du premier parti d'opposition.Aux policiers ?Derrière Manuel Valls, ce sont les forces de l'ordre qui sont en ligne de mire. "Les supporteurs étaient bien plus nombreux que prévu, on a dû s'adapter en faisant appel à des bénévoles", a déploré à BFM TV un responsable de la Croix-Rouge sur place. Des membres d'une société de sécurité ont aussi confié à l'AFP, sous couvert d'anonymat, qu'ils n'étaient pas assez nombreux. Alliance, le second syndicat des gardiens de la paix, Synergie, le second syndicat d'officiers, ont aussi souligné que l'ampleur de l'événement avait été "sous-estimée".Une version contestée par le préfet de police de Paris Bernard Boucault lors d'une conférence de presse tardive aux alentours de 23h. "Il n'y a pas eu de sous-estimation de notre part, ni de défaillance. Le dispositif était de 800 gendarmes et CRS, c'est un rapport significatif pour le nombre de manifestants prévu."Et de relativiser les incidents de la soirée: au vu des premiers incidents place du Trocadéro, Bernard Boucault dit avoir demandé "d'écourter la cérémonie avec les joueurs, puis d'annuler la traversée de Paris en péniche des joueurs du PSG, prévue par les organisateurs". La place du Trocadéro "a retrouvé le calme, et la circulation sur les Champs-Elysées n'a jamais été interrompue", a souligné le préfet de police.Pour éviter que ces débordements ne se reproduisent, Bernard Boucault a sonné le glas des manifestations festives "sur la voie publique pour le PSG".Aux casseurs ?De son côté, le club de la capitale renvoie la responsabilité sur une poignée de "casseurs". "Cette journée devait être une fête pour Paris, pour le club, pour nos supporters et nos partenaires. Elle a été gâchée par quelques centaines de casseurs qui n'ont rien à voir avec le football et encore moins avec tous ceux qui, lors de chacun des matches, se rassemblent dans l'enthousiasme et en toute sécurité au Parc des Princes", a expliqué le Paris Saint-Germain lundi soir peu avant minuit.Pour identifier ces fauteurs de trouble, le ministre de l'Intérieur a affirmé que les bandes de vidéoprotection seraient mises à la disposition des enquêteurs. "Tous les moyens d'enquête disponibles seront mis en oeuvre dans les jours à venir pour identifier et confondre les casseurs à partir des bandes de vidéoprotection recueillies", a assuré Manuel Valls dans un communiqué.Selon ce texte, "une minorité de participants, pour partie composée de supporters de la mouvance ultra et pour partie de groupes de jeunes casseurs, ont provoqué bousculades et mouvements de foules".Au PSG ?S'il ne pointe pas directement la responsabilité du club, Bruno Le Roux, chef de file des députés PS, invite le PSG à "réfléchir à la façon dont il gère ses supporteurs". Alors qu'on lui demandait si le préfet de police avait été débordé face aux affrontements et vandalismes de la veille, il a répondu: "Non. Je crois que c'était une fête, une fête qui a mal tourné, mais avant tout une fête". "On aurait pu imaginer qu'il y ait plus d'intelligence de ces groupes qui s'étaient fait remarquer et qui malheureusement nous confirment qu'ils ne sont jamais là pour le football, jamais là pour faire la fête, toujours là pour casser", a-t-il dit.Par ailleurs, le préfet de police s'est interrogé sur la pertinence du choix de la Ligue de football professionnel (LFP) et du PSG d'organiser la cérémonie au Trocadéro "avec en fond de tableau la Tour Eiffel qui est le symbole du club", plutôt qu'au Parc des Princes plus facile à sécuriser. Le club avait déjà retenu ce site emblématique pour présenter sa recrue galactique Zlatan Ibrahimovic l'an dernier...