Pour l'Espagne, victorieuse des Euros-2008 puis 2012 et du Mondial-2010, c'est définitivement la fin d'une époque. Son déclin avait été amorcé avec l'élimination au premier tour du Mondial-2014.

Cette sortie précoce signe sans doute la retraite du sélectionneur Vicente del Bosque (65 ans), l'homme des titres de 2010 et 2012, après 8 ans à la tête de la Roja - une éternité.

Malgré une grosse pression en fin de partie, la Roja n'a pu développer à fond le jeu d'attaque flamboyant qui a assis sa domination sur le foot européen ces huit dernières années.

La "Squadra Azzurra", elle, n'a pas refusé le jeu, bien au contraire. Elle aurait même pu s'imposer plus largement sans la grosse performance du gardien espagnol David de Gea, auteur de plusieurs parades de grande classe.

Il n'a cependant rien pu faire sur les deux buts: une frappe aussi précieuse que peu élégante du défenseur Chiellini sur un coup franc repoussé (33) puis, en toute fin de match, une volée limpide de Pellè au milieu d'une défense espagnole en perdition (90+1).

Rivalité épique

Cette qualification est un gros pied de nez adressé par les Italiens à l'Europe du foot. Une génération moyenne et peu pourvue en stars (Buffon excepté), un championnat qui a considérablement perdu de son lustre: avant l'Euro, personne ne misait grand-chose sur eux.

Mais dans le football, les traditions sont vivaces et le clichés sont souvent des lois d'airain. La Nazionale a de nouveau prouvé qu'il ne fallait jamais l'enterrer trop vite.

Il ne serait d'ailleurs pas étonnant que le vainqueur de l'Euro soit aussi celui du quart qui se profile contre l'Allemagne, elle aussi impressionnante lors de son 8e contre la Slovaquie dimanche (3-0).

Le sélectionneur italien Antonio Conte doit en rêver pour partir en beauté. Après l'Euro, il déménagera en Angleterre pour prendre les rênes du club de Chelsea.

Le match de lundi est le nouvel épisode d'une rivalité devenue épique. Espagnols et Italiens s'étaient déjà affrontés huit fois ces huit dernières années, dont trois fois sur les deux derniers Euros (avec une qualification de l'Espagne aux tirs au but en quarts de l'édition 2008 et une large victoire 4-0 en finale en 2012).

Deux jours de repos sont au programme de l'Euro mardi et mercredi, avant que les qualifiés pour les quarts retrouvent le terrain de jeudi à dimanche.

Pour l'Espagne, victorieuse des Euros-2008 puis 2012 et du Mondial-2010, c'est définitivement la fin d'une époque. Son déclin avait été amorcé avec l'élimination au premier tour du Mondial-2014.Cette sortie précoce signe sans doute la retraite du sélectionneur Vicente del Bosque (65 ans), l'homme des titres de 2010 et 2012, après 8 ans à la tête de la Roja - une éternité.Malgré une grosse pression en fin de partie, la Roja n'a pu développer à fond le jeu d'attaque flamboyant qui a assis sa domination sur le foot européen ces huit dernières années.La "Squadra Azzurra", elle, n'a pas refusé le jeu, bien au contraire. Elle aurait même pu s'imposer plus largement sans la grosse performance du gardien espagnol David de Gea, auteur de plusieurs parades de grande classe.Il n'a cependant rien pu faire sur les deux buts: une frappe aussi précieuse que peu élégante du défenseur Chiellini sur un coup franc repoussé (33) puis, en toute fin de match, une volée limpide de Pellè au milieu d'une défense espagnole en perdition (90+1).Rivalité épiqueCette qualification est un gros pied de nez adressé par les Italiens à l'Europe du foot. Une génération moyenne et peu pourvue en stars (Buffon excepté), un championnat qui a considérablement perdu de son lustre: avant l'Euro, personne ne misait grand-chose sur eux. Mais dans le football, les traditions sont vivaces et le clichés sont souvent des lois d'airain. La Nazionale a de nouveau prouvé qu'il ne fallait jamais l'enterrer trop vite.Il ne serait d'ailleurs pas étonnant que le vainqueur de l'Euro soit aussi celui du quart qui se profile contre l'Allemagne, elle aussi impressionnante lors de son 8e contre la Slovaquie dimanche (3-0). Le sélectionneur italien Antonio Conte doit en rêver pour partir en beauté. Après l'Euro, il déménagera en Angleterre pour prendre les rênes du club de Chelsea.Le match de lundi est le nouvel épisode d'une rivalité devenue épique. Espagnols et Italiens s'étaient déjà affrontés huit fois ces huit dernières années, dont trois fois sur les deux derniers Euros (avec une qualification de l'Espagne aux tirs au but en quarts de l'édition 2008 et une large victoire 4-0 en finale en 2012).Deux jours de repos sont au programme de l'Euro mardi et mercredi, avant que les qualifiés pour les quarts retrouvent le terrain de jeudi à dimanche.