Si le quart de finale disputé, mais perdu contre la Suède constituait un exploit pour le football féminin belge, atteindre le dernier carré du championnat d'Europe était aussi une sacrée performance pour nos voisines françaises, qui n' étaient jamais parvenues à atteindre ce stade de la compétition depuis sa création.

"Une demie pour l'Histoire!" La France de Wendie Renard part à l'assaut d'une Allemagne multi-titrée et sûre de sa force ce mercredi à21h00. Un ultime "combat" pour s'inviter à Wembley en finale, un stade encore jamais atteint en grande compétition pour les Bleues.

"Allumez la flamme!", s'emballe Le Parisien, offrant sa Une aux joueuses françaises qui "croient en leur destin".

"Un songe en été", titre le journal sportif L'Equipe, séduit par un groupe "rajeuni depuis la Coupe du monde 2019 et uni comme jamais", et qui n'a "plus peur de rien".

Avoir brisé le plafond de verre des quarts de finale, sur lequel les Françaises se fracassaient depuis une décennie, n'aura pas servi à grand-chose si elles venaient à trébucher à Milton Keynes, terminus ou tremplin de leur rêve absolu. Cette demi-finale, "elle ne représentera quelque chose que si tu gagnes le trophée", a lancé Wendie Renard, dernière rescapée de l'épopée des JO-2012. "Que je perde en quarts ou en demies, ça ne change rien du tout" car dans les livres d'histoire, "on ne parle que des vainqueurs", détaille encore celle qui a remporté la Ligue des Champions avec l'OL.

L'Angleterre sera un autre gros morceau en cas de qualification

En cas de qualification, les Tricolores devront encore dominer l'Angleterre pour aller au bout. Les Lionesses ont donné une leçon d'efficacité aux Suédoises (4-0) lors de la première demi-finale, mardi.

Voilà donc les Bleues au pied du mur avant d'entrer sur la pelouse du MK Stadium, une enceinte moderne dotée de 29.200 sièges noirs, à la capacité trois fois plus élevée que le petit New York stadium de Rotherham, où elles avaient pris leurs repères et leur élan.

"Forcément ça rajoute de l'excitation, il est beau", a apprécié Renard. "Depuis le début de la compétition, on est toujours en minorité dans le stade, pour l'instant ça nous sourit bien", a glissé la défenseure multi-titrée de l'OL, capitaine au palmarès encore vierge en sélection.

Chasser les mauvais souvenirs

Avant de rêver d'un premier titre, la France devra se sublimer et arrêter de gâcher ses munitions d'attaque, aussi nombreuses que vaines face aux Pays-Bas samedi en quarts (1-0 a.p.).

Car si des étincelles ont jailli du moteur tricolore face aux championnes sortantes, avec 33 tirs et 10 corners côté français, les partenaires de Kadidiatou Diani ont calé dans la finition jusqu'au penalty obtenu par l'attaquante du PSG en prolongation.

Les dribbles et la vitesse supersonique de Delphine Casacarino ne seront pas de trop pour aider les Françaises à tromper une défense allemande infranchissable dans ce tournoi., iStock
Les dribbles et la vitesse supersonique de Delphine Casacarino ne seront pas de trop pour aider les Françaises à tromper une défense allemande infranchissable dans ce tournoi. © iStock

"Mes joueuses ne doutent pas, elles sont confiantes et aussi conscientes de ce qu'elles n'ont pas réussi à faire en termes d'efficacité au dernier match", a répondu Corinne Diacre mardi face à la presse, préférant souligner "le mental" de son groupe, "extraordinaire".

La sélectionneuse a pu compter sur l'apport de ses remplaçantes, comme Clara Mateo et Selma Bacha, symboles d'une équipe de France new look au style offensif et séduisant.

Suffisant pour chasser les démons du passé? Leurs prédécesseuses se sont cassées les dents sur les deux demi-finales disputées jusqu'alors en compétition, au Mondial-2011 et aux JO-2012. Et elles ont aussi échoué face aux Allemandes en quarts du Mondial-2015...

"Pas de complexe" face à une équipe qui n'a pas encore encaissé

"On a souvent parlé de la supériorité allemande, mais il n'y a pas de complexe à avoir", a évacué Renard. "On est en demi-finales, ça va être difficile, un combat. Elles ne sont pas contentes de nous jouer aussi, je pense".

La Frauen-Nationalmannschaft, escortée par son glorieux passé (une médaille d'or olympique, deux Coupes du monde et huit titres à l'Euro, un record), impressionne depuis le début du Championnat d'Europe avec quatre victoires, onze buts marqués et aucun encaissé.

L'équipe dirigée par Martina Voss-Tecklenburg peut compter sur des joueuses d'expérience comme l'ancienne milieu parisienne Sara Däbritz ou encore l'attaquante Alexandra Popp, ultra-efficace à cet Euro, comme sur sa "classe biberon" avec Lena Oberdorf et Giulia Gwinn.

L'ailière Klara Bühl, 21 ans et étincelante en quarts, est en revanche forfait après un test positif au Covid-19.

Mercredi, ce sera "50/50" entre la France et l'Allemagne, a jugé Voss-Tecklenburg. "Les petits détails seront décisifs, chaque équipe va essayer de faire commettre des erreurs à l'autre".

Chaque erreur risque de se payer cash, mercredi à Milton Keynes. La solidité sera probablement la clé pour accéder à Wembley, temple mythique du football anglais.

Alexandra Popp, une finisseuse redoutable dont devront se méfier les défenseuses françaises., iStock
Alexandra Popp, une finisseuse redoutable dont devront se méfier les défenseuses françaises. © iStock
Si le quart de finale disputé, mais perdu contre la Suède constituait un exploit pour le football féminin belge, atteindre le dernier carré du championnat d'Europe était aussi une sacrée performance pour nos voisines françaises, qui n' étaient jamais parvenues à atteindre ce stade de la compétition depuis sa création."Une demie pour l'Histoire!" La France de Wendie Renard part à l'assaut d'une Allemagne multi-titrée et sûre de sa force ce mercredi à21h00. Un ultime "combat" pour s'inviter à Wembley en finale, un stade encore jamais atteint en grande compétition pour les Bleues."Allumez la flamme!", s'emballe Le Parisien, offrant sa Une aux joueuses françaises qui "croient en leur destin". "Un songe en été", titre le journal sportif L'Equipe, séduit par un groupe "rajeuni depuis la Coupe du monde 2019 et uni comme jamais", et qui n'a "plus peur de rien".Avoir brisé le plafond de verre des quarts de finale, sur lequel les Françaises se fracassaient depuis une décennie, n'aura pas servi à grand-chose si elles venaient à trébucher à Milton Keynes, terminus ou tremplin de leur rêve absolu. Cette demi-finale, "elle ne représentera quelque chose que si tu gagnes le trophée", a lancé Wendie Renard, dernière rescapée de l'épopée des JO-2012. "Que je perde en quarts ou en demies, ça ne change rien du tout" car dans les livres d'histoire, "on ne parle que des vainqueurs", détaille encore celle qui a remporté la Ligue des Champions avec l'OL.En cas de qualification, les Tricolores devront encore dominer l'Angleterre pour aller au bout. Les Lionesses ont donné une leçon d'efficacité aux Suédoises (4-0) lors de la première demi-finale, mardi.Voilà donc les Bleues au pied du mur avant d'entrer sur la pelouse du MK Stadium, une enceinte moderne dotée de 29.200 sièges noirs, à la capacité trois fois plus élevée que le petit New York stadium de Rotherham, où elles avaient pris leurs repères et leur élan."Forcément ça rajoute de l'excitation, il est beau", a apprécié Renard. "Depuis le début de la compétition, on est toujours en minorité dans le stade, pour l'instant ça nous sourit bien", a glissé la défenseure multi-titrée de l'OL, capitaine au palmarès encore vierge en sélection.Avant de rêver d'un premier titre, la France devra se sublimer et arrêter de gâcher ses munitions d'attaque, aussi nombreuses que vaines face aux Pays-Bas samedi en quarts (1-0 a.p.).Car si des étincelles ont jailli du moteur tricolore face aux championnes sortantes, avec 33 tirs et 10 corners côté français, les partenaires de Kadidiatou Diani ont calé dans la finition jusqu'au penalty obtenu par l'attaquante du PSG en prolongation."Mes joueuses ne doutent pas, elles sont confiantes et aussi conscientes de ce qu'elles n'ont pas réussi à faire en termes d'efficacité au dernier match", a répondu Corinne Diacre mardi face à la presse, préférant souligner "le mental" de son groupe, "extraordinaire".La sélectionneuse a pu compter sur l'apport de ses remplaçantes, comme Clara Mateo et Selma Bacha, symboles d'une équipe de France new look au style offensif et séduisant.Suffisant pour chasser les démons du passé? Leurs prédécesseuses se sont cassées les dents sur les deux demi-finales disputées jusqu'alors en compétition, au Mondial-2011 et aux JO-2012. Et elles ont aussi échoué face aux Allemandes en quarts du Mondial-2015..."On a souvent parlé de la supériorité allemande, mais il n'y a pas de complexe à avoir", a évacué Renard. "On est en demi-finales, ça va être difficile, un combat. Elles ne sont pas contentes de nous jouer aussi, je pense".La Frauen-Nationalmannschaft, escortée par son glorieux passé (une médaille d'or olympique, deux Coupes du monde et huit titres à l'Euro, un record), impressionne depuis le début du Championnat d'Europe avec quatre victoires, onze buts marqués et aucun encaissé.L'équipe dirigée par Martina Voss-Tecklenburg peut compter sur des joueuses d'expérience comme l'ancienne milieu parisienne Sara Däbritz ou encore l'attaquante Alexandra Popp, ultra-efficace à cet Euro, comme sur sa "classe biberon" avec Lena Oberdorf et Giulia Gwinn.L'ailière Klara Bühl, 21 ans et étincelante en quarts, est en revanche forfait après un test positif au Covid-19.Mercredi, ce sera "50/50" entre la France et l'Allemagne, a jugé Voss-Tecklenburg. "Les petits détails seront décisifs, chaque équipe va essayer de faire commettre des erreurs à l'autre".Chaque erreur risque de se payer cash, mercredi à Milton Keynes. La solidité sera probablement la clé pour accéder à Wembley, temple mythique du football anglais.