Lorsqu'il franchira le large portail du centre d'entraînement national, l'attaquant du Real Madrid se remémorera peut-être les images du 7 octobre 2015, date de son dernier passage au Château.

Ce matin-là, sac d'écolier sur le dos, casque audio autour du cou et large sourire aux lèvres au moment de partir pour Nice, où il inscrira un doublé contre l'Arménie (4-0), Benzema était très loin d'imaginer qu'il ne remettrait pas les pieds dans cette enceinte pendant plus d'une demi-décennie...

C'était sans compter sur l'irruption brutale de l'affaire de la "sextape" dont a été victime son coéquipier en sélection Mathieu Valbuena, prélude à une mise à l'écart des Bleus puis à une mise en examen pour "complicité de tentative de chantage".

Contre toute attente, Deschamps n'a finalement pas attendu le dénouement judiciaire de l'affaire, jugée en octobre, pour rappeler Benzema. Cette convocation surprise dans la liste des 26 joueurs sélectionnés pour l'Euro (11 juin-11 juillet), le sélectionneur l'a longuement mûrie, après un tête-à-tête déterminant avec l'attaquant de 33 ans.

"Ca va me faire bizarre"

Revoilà donc Benzema cinq ans et sept mois plus tard, aux côtés de joueurs qu'il n'a jamais fréquentés au quotidien comme Ousmane Dembélé ou Kylian Mbappé, avec une étoile de plus brodée sur son survêtement officiel, et bientôt un inhabituel N.19 sur le dos.

"J'ai la chance de jouer avec Raphaël Varane à Madrid et il m'a dit que tout le monde m'attendait, que tout le monde était content. Je n'ai aucune appréhension sur mon intégration, je suis sûr que ça va super bien se passer", a anticipé le buteur aux 81 sélections (27 buts) dans un entretien accordé à L'Equipe.

Hasard de l'histoire, son histoire avec les Bleus reprendra également à Nice, le 2 juin pour affronter le pays de Galles en amical. "Ca va me faire bizarre, un truc particulier d'enfiler le maillot bleu, d'entendre l'hymne... Mais j'ai de l'expérience, je vais gérer. Ça sera surtout de la joie, et j'ai juste hâte de montrer ce que je sais faire sur le terrain", a-t-il confié.

Son retour éclipse les autres enjeux du rendez-vous fixé de longue date par l'encadrement des Bleus: ce 26 mai donne le "top départ" officiel de la préparation pour l'Euro, une période très resserrée de vingt jours avant l'entrée en lice à Munich contre l'Allemagne le 15 juin, dans un groupe F ultra relevé avec aussi le Portugal et la Hongrie.

Ces retrouvailles feraient presque oublier que les champions du monde et vice-champions d'Europe en titre devront, comme depuis le début de saison, s'adapter à une situation sanitaire complexe, avec une bulle sanitaire enveloppant une délégation privée de quasiment tout contact avec l'extérieur.

Quatre retardataires

Benzema vole la vedette aux autres passagers en route pour l'Euro, également attendus dans les Yvelines mercredi à la mi-journée. Les cadres Hugo Lloris, Antoine Griezmann et Raphaël Varane seront là, comme le moins attendu Marcus Thuram et le néophyte Jules Koundé, brillant élément de la génération Espoirs propulsé à 22 ans chez les Bleus pour l'Euro.

Dans la soirée, après les traditionnels examens médicaux de routine, l'encadrement aura déjà quelques informations sur l'état physique des troupes, éreintées par une saison condensée par la pandémie de Covid-19.

Il pourra alors jeter un oeil attentif à la finale de la Ligue Europa, en espérant que Paul Pogba, qui la dispute avec Manchester United contre Villarreal à Gdansk (Pologne), échappe aux pépins physiques de dernière minute.

Le Mancunien sera ensuite le 23e homme à rejoindre le groupe France, en attendant les trois derniers retardataires, engagés avec Chelsea en finale de Ligue des champions samedi: Kurt Zouma, N'Golo Kanté et Olivier Giroud.

Lorsqu'il franchira le large portail du centre d'entraînement national, l'attaquant du Real Madrid se remémorera peut-être les images du 7 octobre 2015, date de son dernier passage au Château.Ce matin-là, sac d'écolier sur le dos, casque audio autour du cou et large sourire aux lèvres au moment de partir pour Nice, où il inscrira un doublé contre l'Arménie (4-0), Benzema était très loin d'imaginer qu'il ne remettrait pas les pieds dans cette enceinte pendant plus d'une demi-décennie...C'était sans compter sur l'irruption brutale de l'affaire de la "sextape" dont a été victime son coéquipier en sélection Mathieu Valbuena, prélude à une mise à l'écart des Bleus puis à une mise en examen pour "complicité de tentative de chantage".Contre toute attente, Deschamps n'a finalement pas attendu le dénouement judiciaire de l'affaire, jugée en octobre, pour rappeler Benzema. Cette convocation surprise dans la liste des 26 joueurs sélectionnés pour l'Euro (11 juin-11 juillet), le sélectionneur l'a longuement mûrie, après un tête-à-tête déterminant avec l'attaquant de 33 ans."Ca va me faire bizarre"Revoilà donc Benzema cinq ans et sept mois plus tard, aux côtés de joueurs qu'il n'a jamais fréquentés au quotidien comme Ousmane Dembélé ou Kylian Mbappé, avec une étoile de plus brodée sur son survêtement officiel, et bientôt un inhabituel N.19 sur le dos. "J'ai la chance de jouer avec Raphaël Varane à Madrid et il m'a dit que tout le monde m'attendait, que tout le monde était content. Je n'ai aucune appréhension sur mon intégration, je suis sûr que ça va super bien se passer", a anticipé le buteur aux 81 sélections (27 buts) dans un entretien accordé à L'Equipe.Hasard de l'histoire, son histoire avec les Bleus reprendra également à Nice, le 2 juin pour affronter le pays de Galles en amical. "Ca va me faire bizarre, un truc particulier d'enfiler le maillot bleu, d'entendre l'hymne... Mais j'ai de l'expérience, je vais gérer. Ça sera surtout de la joie, et j'ai juste hâte de montrer ce que je sais faire sur le terrain", a-t-il confié.Son retour éclipse les autres enjeux du rendez-vous fixé de longue date par l'encadrement des Bleus: ce 26 mai donne le "top départ" officiel de la préparation pour l'Euro, une période très resserrée de vingt jours avant l'entrée en lice à Munich contre l'Allemagne le 15 juin, dans un groupe F ultra relevé avec aussi le Portugal et la Hongrie.Ces retrouvailles feraient presque oublier que les champions du monde et vice-champions d'Europe en titre devront, comme depuis le début de saison, s'adapter à une situation sanitaire complexe, avec une bulle sanitaire enveloppant une délégation privée de quasiment tout contact avec l'extérieur. Quatre retardatairesBenzema vole la vedette aux autres passagers en route pour l'Euro, également attendus dans les Yvelines mercredi à la mi-journée. Les cadres Hugo Lloris, Antoine Griezmann et Raphaël Varane seront là, comme le moins attendu Marcus Thuram et le néophyte Jules Koundé, brillant élément de la génération Espoirs propulsé à 22 ans chez les Bleus pour l'Euro.Dans la soirée, après les traditionnels examens médicaux de routine, l'encadrement aura déjà quelques informations sur l'état physique des troupes, éreintées par une saison condensée par la pandémie de Covid-19.Il pourra alors jeter un oeil attentif à la finale de la Ligue Europa, en espérant que Paul Pogba, qui la dispute avec Manchester United contre Villarreal à Gdansk (Pologne), échappe aux pépins physiques de dernière minute.Le Mancunien sera ensuite le 23e homme à rejoindre le groupe France, en attendant les trois derniers retardataires, engagés avec Chelsea en finale de Ligue des champions samedi: Kurt Zouma, N'Golo Kanté et Olivier Giroud.