Le coach - Kasper Hjulmand

Né le 9 avril 1972
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Né le 9 avril 1972 Lorsque Kasper Hjulmand a été désigné en juin 2019 comme le successeur du Norvégien Age Hareide, qui avait qualifié les Danois pour l'EURO 2020 et était censé encore diriger l'équipe durant le tournoi, la Fédération a fait confiance à un homme pour qui le jeu danois n'avait plus de secret et qui avait obtenu de beaux résultats, dans son pays essentiellement. Hjulmand a dû arrêter sa carrière de joueur à 26 ans à cause d'une blessure. Sa carrière d'entraîneur a débuté en 2006, lorsqu'il est devenu coach de Lyngby, mais plus encore deux ans plus tard, lorsqu'il est parti à Nordsjaelland, d'abord comme assistant, puis en 2011 comme T1. C'est avec lui que le club est devenu pour la première fois champion du Danemark en 2014. Sa manière de jouer a attiré l'attention de Mayence, qui voyait en lui le successeur de Thomas Tuchel, mais ce qui était au départ considéré comme un point fort s'est finalement retourné contre lui. Et le fait qu'il parle très mal l'allemand n'a pas aidé. Son aventure en Bundesliga s'est terminée en février 2015, après moins d'un an. En début d'année 2016, il est retourné à Nordsjaelland, mais il était à la recherche d'un nouveau défi et a entamé des négociations avec Anderlecht. Elles n'ont pas abouti, en partie parce que le Sporting ne voulait pas payer la clause de rachat du contrat qui le liait encore au club danois. Dans sa fonction actuelle, il est très apprécié par les joueurs et la presse pour son approche moderne, parce qu'il entretient un bon contact avec tout le monde et parce qu'il discute avec tout un chacun sans se fâcher. En principe, il devrait continuer après le tournoi. Seule une élimination inattendue au terme de la phase de poules pourrait sceller son sort. "Le style de jeu a changé. Hjulmand préconise désormais un football technique. Hareide adaptait son système en fonction du match. Il jouait tantôt avec cinq défenseurs, tantôt avec trois, en attendant une erreur adverse. Le jeu était parfois ennuyeux, mais il a remporté de belles victoires. Lorsqu'il a succédé à Hareide, Hjulmand a déclaré que le succès de cette équipe n'était pas le fruit d'un, mais de deux sélectionneurs. Un beau compliment adressé à son prédécesseur. La sélection comporte quelques surprises. Le défenseur Mathias Jørgensen par exemple, qui a été repris en dépit de la mauvaise saison qu'il a réalisée. Les absences de Jens Jønsson et de Lasse Schøne, qui a été souvent blessé, sont surprenantes aussi. Jonas Wind peut devenir la surprise de cette équipe, qui ne dépend pas que d'un seul joueur. Autrefois, c'était Christian Eriksen. Il fait cependant toujours le lien entre l'attaque et l'entrejeu, et a une très bonne lecture du jeu. Cet EURO pourrait être le dernier grand tournoi pour plusieurs joueurs-clés. On s'attend à ce que le Danemark atteigne au moins le deuxième tour. Un quart de finale devrait être accessible, et peut-être même une demi-finale si les astres s'alignent correctement." Le jeune attaquant du FC Copenhague, pourrait bien être, à 22 ans, la grande surprise de la sélection danoise. Il a livré une très bonne saison, inscrivant onze buts en 18 matches, et était aussi l'un des meilleurs joueurs contre la Belgique, l'un des six matches internationaux qu'il a déjà disputés depuis qu'il a effectué ses débuts sous Kasper Hjulmand en octobre de l'an passé. En pointe, il faudra choisir entre lui et Andreas Skov Olsen de Bologne, mais on s'attend à ce qu'il soit titulaire car il n'a jamais déçu. Il a évincé Marcus Ingvartsen (Union Berlin, ex-Genk) de la sélection, car il est tout simplement meilleur que lui, surtout en ce moment. Wind était déjà tout proche d'une sélection il y a quelques années, lorsqu'il avait brillé avec le FC Copenhague en Ligue des Champions, mais alors qu'il frappait à la porte de l'équipe nationale, il s'est blessé aux ligaments croisés et a été tenu éloigné des terrains pendant près d'un an. Ce n'est que cette saison qu'il a retrouvé toutes ses facultés. Le seul petit bémol, c'est qu'il n'est pas très rapide, mais il est costaud et efficace dans les seize mètres. Il crée aussi de l'espace pour les autres, sait où il doit se positionner et n'hésite pas à se retrousser les manches. Wind est issu d'une famille de footballeurs. Son frère est agent de joueurs et son père est l'entraîneur des gardiens du FC Copenhague. Quatre des 26 internationaux évoluent encore au Danemark. Avec trois joueurs du FC Copenhague, le club de Jess Thorup est le mieux représenté dans la sélection. Dans la sélection actuelle, Christian Eriksen est le meilleur buteur danois avec 36 réalisations. Au classement général, il est deuxième derrière le meilleur buteur de tous les temps, Jon Dahl Tomasson et ses cinquante buts. Lorsqu'il était à l'Ajax, Eriksen a dû suivre des cours de néerlandais dans la périphérie d'Amsterdam. Lorsque l'école lui a demandé comment il comptait s'y rendre, son tuteur du club a répondu: "Eh bien... à vélo!" La position du Danemark au ranking FIFA aujourd'hui. En 2016, le pays occupait encore la 46e place. Son meilleur classement est la sixième place, en 1993 et 1996. La plupart du temps, Hjulmand joue en 4-3-3, avec Schmeichel dans le but et une défense qui s'appuie sur un duo expérimenté composé de Kjaer et Christensen. Maehle s'est imposé, en quelques années, comme une valeur sûre sur les deux flancs, mais il devrait être aligné à gauche, car Wass, de Valence, a une préférence pour le flanc droit. Si un arrière gauche plus défensif s'avère nécessaire, Maehle pourrait être remplacé par Boilesen de Copenhague, qui peut aussi être aligné en défense centrale. La plaque tournante de l'entrejeu, le joueur qui donne l'inspiration, est toujours Eriksen, avec à ses côtés Højbjerg et Delaney. Devant, en pointe, on trouve Wind, entouré par Poulsen ou Skov d'un côté, et Braithwaite de l'autre.